Trouville-sur-MerLe prof de boxe-thaï de la Maison des Jeunes de Trouville viré à cause d’une affiche de Dieudonné ?
Le prof de boxe-thaï de la Maison des jeunes de Trouville-sur-Mer vient d’être licencié. L’association lui reprocherait notamment la pose dans les locaux d’une affiche de Dieudonné
À presque 50 ans et 20 ans d’ancienneté comme professeur de boxe-thaï à la Maison des jeunes de Trouville-sur-Mer (Calvados), Eric Rebut a été licencié fin d’année 2015. L’association lui reprocherait des fautes graves, et notamment la pose dans les locaux, d’une affiche annonçant un spectacle de Dieudonné, l’humoriste, controversé pour ses propos haineux, qui vient d’être condamné en Belgique à deux mois de prison ferme pour antisémitisme.
Pour, maître Didier Fragassi, l’avocat du prof de boxe-thaï, en charge le club ado à la MJ, qui a décidé d’entamer une procédure de contestation devant le tribunal des prud’hommes à Lisieux :
« C’est le motif principal, et pourtant il n’y avait aucune propagande. Il l’a même retirée rapidement à la demande de la Maison des jeunes”.
Et l’avocat de poursuivre :
“C’est un licenciement qui arrive du jour au lendemain, de façon brutale et non justifié, alors qu’il n’a jamais eu de lettre d’avertissement »
Pour la présidente de la Maison des jeunes, Brigitte Poitreau, également adhérente à la section de muay-thaï, selon le site de l’académie française de cet art martial :
« cette décision nous paraît justifiée. La procédure s’est faite comme cela devait se faire, avec l’envoi d’une lettre de licenciement et un entretien préalable.Maintenant, on va laisser faire la justice ».
Pour une raison Économique ?
Chacun sait que la Maison des jeunes rencontre actuellement quelques difficultés. Elle a d’ailleurs été épinglée par la Cour des comptes, ce qui avait même provoqué des remous entre les élus lors du conseil municipal fin octobre. Henri Luquet, conseiller de l’opposition de la liste Trouville en marche, avait alors déclaré :
« la Maison des jeunes est un bateau ivre. Elle fonctionne sans capitaine, sans orientation et va se ravitailler régulièrement à la mairie ».
Alors, le licenciement d’Eric Rebut cache-t-il en réalité un motif économique ?
« Absolument pas » affirme Brigitte Poitreau.
Si aucun terrain d’entente ne venait à être trouvé entre les deux parties lors de la conciliation, l’affaire serait alors renvoyée devant le bureau du jugement. Un risque pour la Maison des jeunes si elle venait à perdre. De là à la mettre en péril ? « On verra bien »conclut la présidente. En attendant, et après une interruption, l’activité boxe thaï a repris et est enseignée par Guillaume Zebbar, un animateur bénévole.Une audience de conciliation est prévue mi-février. Si la Maison des jeunes venait à perdre, cela pourrait lui coûter cher.
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