L’ancienne otage du Hamas interpelle la rapporteuse de l’ONU
Le 23 juin 2026, dans une salle du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, une scène d’une intensité rare s’est déroulée sous les yeux des diplomates et des représentants internationaux présents.
Face à Reem Alsalem, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes et les filles, se tenait Ilana Gritzewsky, ancienne otage israélienne enlevée par le Hamas lors du massacre du 7 octobre 2023.
Ce n’était pas une confrontation politique. Ce n’était pas un débat idéologique. C’était la rencontre entre une femme qui affirme avoir subi la barbarie du Hamas dans sa chair et une représentante internationale accusée d’avoir minimisé ou remis en question les preuves des violences sexuelles commises le 7 octobre.
D’une voix ferme, malgré l’émotion, Ilana Gritzewsky s’est adressée directement à la rapporteuse :
« Madame la Rapporteuse spéciale, votre rapport parle de violence contre les femmes. Pourquoi n’y a-t-il aucune mention du Hamas ?
Le 7 octobre, des terroristes ont envahi notre kibboutz, assassinant, kidnappant et brûlant.
J’ai été battue et mutilée avant de perdre connaissance.
Je me suis réveillée à moitié nue, entourée de sept terroristes, sans savoir ce qui m’était arrivé pendant les moments dont je n’ai aucun souvenir.
J’ai vécu des jours de douleur et d’horreur en captivité.
Aujourd’hui encore, le sentiment d’impuissance et de violation ne m’a jamais quittée.
Je suis revenue avec une hanche brisée, une mâchoire brisée et une âme brisée.
Les gens voient mon visage et pensent que je suis libre. Mais la liberté n’est pas un interrupteur. Le traumatisme ne disparaît pas quand on est libéré.
Le 7 octobre et pendant la captivité, des femmes juives ont été violées, maltraitées et humiliées.
Et vous, Madame la Rapporteuse spéciale, vous avez choisi le silence et le déni.
Vous avez déclaré qu’il n’existait aucune preuve de violences sexuelles le 7 octobre.
Regardez-moi.
Je suis la preuve vivante. »
Pendant que ces mots résonnaient dans la salle, aucun échange n’a suivi. Aucune réponse directe n’a été apportée à cette femme qui racontait publiquement son enlèvement, ses blessures, son humiliation et le traumatisme qui continue de l’habiter.
Selon les comptes rendus de la séance, Reem Alsalem est restée silencieuse.
Ce silence a frappé de nombreux observateurs. Car au-delà des débats politiques qui entourent le conflit israélo-palestinien, c’est une survivante qui demandait à être entendue. Une femme qui ne parlait pas au nom d’un gouvernement ni d’une armée, mais en son nom propre, avec son corps meurtri et son histoire.
Pour beaucoup, cette scène est devenue le symbole d’une question plus large : les violences sexuelles commises contre les Israéliennes le 7 octobre ont-elles bénéficié de la même reconnaissance internationale que d’autres crimes sexuels commis dans d’autres conflits ?
Face aux représentants du monde entier, Ilana Gritzewsky n’a pas seulement raconté son histoire. Elle a lancé un défi moral aux institutions internationales : celui de regarder les victimes en face, quelles qu’elles soient, et de ne jamais laisser les considérations politiques prendre le pas sur la souffrance humaine.
Lorsque son témoignage s’est achevé, les mots les plus marquants étaient peut-être les derniers :
« Regardez-moi. Je suis la preuve vivante. »
Et face à cette affirmation, la réponse fut le silence.
JForum.fr avec Collectif du 7 octobre
Ilana Gritzewsky parle au the United Nations Security Council, August 27, 2025. WebTV UN)
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