17 mars 1992 : attentat contre l’Ambassade israélienne à Buenos Aires

Les deux attentats de Buenos Aires furent les plus grandes attaques contre des Juifs depuis la Seconde guerre mondiale.

En vidéo ci-dessous, un film d’archives diffusé en 2012 à l’occasion de la commémoration des 20 ans après l’attentat.
Prenant la parole lors du dîner d’ouverture de l’Assemblée plénière du Congrès Juif Mondial à Buenos Aires, à laquelle le Crif a pris part, son Président Ronald Lauder a déclaré :  « Ce  n’est pas un hasard si nous sommes ici aujourd’hui. L’Assemblée a évoqué les enquêtes irrésolue des attaques terroristes de 1992, contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, et de 1994, contre le principal centre juif de la ville, tous deux imputés à l’Iran et au Hezbollah. Dans son discours de réponse à Ronald Lauder, le Président argentin Mauricio Macri a déclaré que son gouvernement était pleinement engagé à contribuer à faire avancer ces enquêtes.
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L’Argentine a connu, dans les années 1990, deux terribles attentats. Le premier d’entre eux frappait, le 17 mars 1992, deux ans avant celui contre l’AMIA, l’Ambassade israélienne à Buenos Aires. Une bombe a explosé, faisant 29 morts et 242 blessés. Le Jihad islamiste a réclamé la responsabilité de cet attentat.
L’enquête a été confiée au Juge en chef de la Cour suprême, mais les autorités fureont incapables d’arrêter les auteurs de l’attentat. Les indices ont pointé en direction du Hezbollah. L’implication de l’Iran fut fortement suspectée et six de ses diplomates furent expulsés en 1998.
Le 25 octobre 2006, le Procureur argentin Alberto Nisman a accusé formellement le gouvernement iranien de la planification et le Hezbollah de l’exécution des deux attentats antijuifs de Buenos Aires.
Le 7 novembre 2007, Interpol a confirmé les conclusions de la justice argentine et ordonné la délivrance d’un mandat d’arrêt pour capturer cinq des fugitifs iraniens et les traduire en justice. Depuis, le gouvernement argentin a demandé à l’Iran d’extrader ses citoyens accusés de l’attaque afin qu’ils soient jugés par un tribunal argentin ou étranger, mais l’Iran a refusé le verdict de la justice argentine.
Le 9 novembre 2006, un mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité a été lancé contre des Iraniens, dont l’ancien président Ali Akbar Rafsandjani, des fonctionnaires et un ancien responsable du Hezbollah.
En 2013, la Présidente Cristina Kirchner a annoncé que le Ministère argentin des Affaires étrangères avait signé « un accord » avec le gouvernement iranien, dirigé alors par Mahmoud Ahmadinejad, pour « coopérer » avec l’enquête… Le 19 janvier 2015, le Procureur Nisman a formellement accusé Cristina Kirchner d’organiser l’impunité de l’Iran.
En janvier 2014, l’ex-Ambassadeur de l’Etat hébreu en Argentine, Itzhak Aviran, confiait, dans un entretien à la presse, qu’Israël avait éliminé la plupart des responsables des attentats contre son Ambassade à Buenos Aires et contre l’AMIA. « La grande majorité des coupables n’est plus de ce monde, et nous l’avons fait nous-mêmes », avait-il dit.
Le 19 janvier 2015, veille d’une audition officielle par la commission spéciale de la chambre des députés de Cristina Kirchner, Alberto Nisman a été retrouvé mort, une balle dans la tête.
Le 4 février 2015, 2000 personnes défilent à Buenos Aires pour exiger la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur son décès. Le 18 février 2015, un mois après sa mort, de grandes manifestations ont lieu en sa mémoire, avec une demande d’enquête et de vérité. Une plainte a été déposée à l’encontre de la Présidente Kirchner au sujet de cette affaire, mais elle a été rejetée par la Justice.
Les deux attentats de Buenos Aires furent les plus grandes attaques contre des Juifs depuis la Seconde guerre mondiale.
Le 8 mars 2016, un homme d’affaires juif a été assassiné en Uruguay par un individu aux cris d’ »Allah Akbar ». « j’ai tué un Juif en suivant l’ordre d’Allah », a déclaré l’auteur de ce crime antisémite, un converti qui a pris le nom islamique d’Abdullah Omar. La France, à travers son Ambassade en Uruguay, a condamné l’attaque.
« Ce meurtre constitue une alerte pour la communauté juive d’Amérique latine », a déclaré Claudio Epelman, le Directeur exécutif du Congrès Juif d’Amérique Latine, la branche régionale du WJC.
CRIF

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