François Hollande a décidé de nommer Jean-Marc Ayrault ministre des Affaires Etrangères en remplacement de Laurent Fabius. La patronne d’Europe Ecologie-Les Verts ainsi que Jean-Vincent Placé font leur entrée au gouvernement.

C’est chose faite : la France a un nouveau gouvernement. Laurent Fabius quittant le ministère des Affaires étrangères, Sylvia Pinel le Logement, Marylise Lebranchu la Décentralisation-Fonction publique, et Fleur Pellerin la Culture, voici les nouveaux membres du gouvernement… et quelques nouveaux portefeuilles (Egalité réelle, Aide aux victimes…).

Au total, ce sont désormais 38 ministres et secrétaires d’État qui compose l’équipe de Manuel Valls contre 32 dans le précédent. Et équipe de nouveau paritaire : 19 hommes et 19 femmes.

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Nouveau gouvernement : consultez la liste des ministres

François Hollande a annoncé la composition de son nouveau gouvernement. Emmanuelle Cosse, Jean-Michel Baylet et Audrey Azoulay deviennent ministres.

[Mis à jour le 11 février 2016 à 16h49] La liste des nouveaux ministres vient d’être dévoilée… Un communiqué a été diffusé, notamment sur le compte Twitter de l’Elysée. Quatre ministres perdent leur ministères. Il s’agit de Laurent Fabius, Sylvia Pinel, Marylise Lebranchu et Fleur Pellerin. Alors qui fait son entrée augouvernement grâce à ce remaniement ? François Hollande s’expliquera sur ses choix ce jeudi soir lors d’une interview durant les journeaux télévisés de 20h de TF1 et France 2. Il répondra, en direct de l’Elysée, aux questions de Gilles Bouleau et David Pujadas.

Ministre des affaires étrangères : chef de la diplomatie, c’est sûrement le poste qui a suscité le plus de commentaires. Mercredi, le président a officiellement désigné Laurent Fabius comme nouveau président du Conseil constitutionnel. Il est remplacé par l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Ministre du Logement : Emmanuelle Cosse, la patronne d’EELV, a été nommé au ministère du Logement et de l’Habitant durable. Elle remplace Sylvia Pinel qui avait déjà annoncé qu’elle souhaitait quitter le gouvernement pour se consacrer à la vice-présidence de la région Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénnées.

Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales : Jean-Michel Baylet, le président du PRG, fait son entrée au gouvernement avec ce portefeuille.

Ministre de la Famille, de l’Enfance et du Droit des femmes :Laurence Rossignol obtient une promotion en passant d’un secrétariat d’Etat à un ministère.

Ministre de la Fonction publique : c’est Annick Girardin qui hérite d’une partie du portefeuille dont Marylise Lebranchu avait jusqu’à présent la charge.

Ministre de la Culture : Audrey Azoulay est la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication. Elle était conseillère chargée de ces sujets auprès du président. Fleur Pellerin est donc sortante comme les rumeurs l’annoncaient.

Ils faisaient l’objet de rumeurs mais lors de ce remaniement, François Hollande n’a pas souhaité opérer de changement au sein du ministère de l’Ecologie (Ségolène Royal), du ministère de la Défense (Jean-Yves Le Drian).

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linternaute.com/

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Le retour en grâce inattendu de Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault est resté premier ministre de François Hollande du 15 mai 2012 au 31 mars 2014.

LE SCAN POLITIQUE – En le nommant au Quai d’Orsay, François Hollande fait le choix de faire revenir un poids lourd de la majorité dans son équipe. L’ancien premier ministre, ami du président de longue date, avait quitté Matignon «sur un sentiment d’inachevé et d’injustice».

Avant l’officialisation du nouveau gouvernement, l’hypothèse de la nomination de Jean-Marc-Ayrault, ancien premier ministre, au Quai d’Orsay, semblait naturelle. «Il a le même profil que Jean-Yves Le Drian, celui d’un homme d’État issu du PS catholique de l’Ouest, taiseux, pudique et travailleur», glisse un proche. L’ancien maire de Nantes (1989-2012), sacrifié de Matignon au profit de Manuel Valls au lendemain de la déroute des municipales, le 31 mars 2014, tient sa revanche en succédant à Laurent Fabius, en charge du ministère des Affaires Étrangères et du développement international.

Avant d’être le premier ministre de François Hollande, ce fils d’ouvriers du Maine-et-Loire était peu connu du grand public. Issu de l’aile gauche du Parti socialiste, le professeur d’allemand est élu député de Loire-Atlantique sans discontinuer depuis 1986. Avec quinze ans d’expérience en tant que président de groupe à son compteur, c’est un fin connaisseur des rouages du Parlement et des élus socialistes. En 1989, il ravit la ville de Nantes à la droite, ce qui lui permet d’entretenir un solide ancrage local. Jean-Marc Ayrault a su résister aux guerres des courants internes au parti, tout en restant depuis toujours fidèle à François Hollande. «Il n’a pas d’écurie derrière lui et n’a rien à prouver, ce qui a peut-être joué en sa défaveur à Matignon», analyse un de ses anciens collaborateurs.

L’élu n’est pas rancunier. Débarqué par François Hollande, il a, depuis deux ans, conservé de bonnes relations avec le président de la République. «S’il n’est pas content, il le fait savoir intelligemment par des amendements, comme son combat pour la réforme fiscale, mais il n’ira pas à l’affrontement, c’est un homme loyal», dit-on de lui. Et tant pis s’il doit faire partie de l’équipe de Manuel Valls, son tempétueux successeur, qu’il n’apprécie pas. «Il souhaitait continuer à contribuer au progrès, il avait un sentiment d’inachevé, d’injustice», confie-t-on. Le documentaire réalisé par sa fille, «Mon père ce Ayrault», témoigne des difficultés qu’a traversées Jean-Marc Ayrault après sa période à Matignon.

Son camp loue son parcours et son expérience internationale. «Il était pressenti pour la présidence du Conseil européen, il s’est beaucoup investi pour que sa ville, Nantes, soit capitale verte de l’Europe en 2013, il a une légitimité évidente», observe un socialiste de Loire-Atlantique. Des rumeurs pendant un temps le donnait même partant à Berlin pour un poste d’ambassadeur. «Il est germanophile et germanophone, il est engagé dans le réseau des grandes villes d’Europe, il connaît les diplomates», insiste un autre proche, qui voit en Jean-Marc Ayrault un solide atout pour le bon fonctionnement du couple franco-allemand.

Alors que la France est très engagée sur le terrain des opérations extérieures et de la lutte contre Daech, l’ancien premier ministre, connu pour être un «travailleur», sera en première ligne avec Jean-Yves Le Drian, qu’il apprécie. «Il a un grand sens de l’État et des responsabilités, il ne recherche pas l’exposition médiatique et ne fait pas d’effets de manche», vante-t-on encore, au contraire de Ségolène Royal, un temps évoquée pour le poste, mais volontiers plus indépendante.

En nommant Jean-Marc Ayrault, François Hollande choisit une personnalité consensuelle à la réputation de notable et de sage, qui ne se mettra pas en travers de sa route pour 2017. «Il a même un physique rassurant», ironise-t-on. À 66 ans, le nouveau ministre des Affaires Étrangères ne nourrit plus d’ambitions politiques, et compte parmi les derniers fidèles du chef de l’État. Un atout certain en vue de la campagne présidentielle, où la majorité est réduite peu à peu à peau de chagrin.

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Jcg

La chienlit !