
Tensions autour du comportement des Israéliens en Thaïlande
Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Thaïlande, Sihasak Phuangketkeow, a convoqué l’ambassadrice d’Israël à Bangkok, Alona Fisher-Kamm, pour une réunion officielle mardi, suite à une série d’incidents impliquant des touristes israéliens dans le pays. Lors de cette entrevue, le ministre a clairement affirmé que la Thaïlande accueille les touristes, mais que cela ne signifie pas que ces derniers, quelle que soit leur nationalité, peuvent agir sans respecter les règles locales. Il a souligné que certains comportements de visiteurs étrangers avaient blessé les sentiments du peuple thaïlandais, ainsi que porté atteinte à la culture et au mode de vie, notamment dans des régions touristiques comme Phuket et Phang Nga.
Cette prise de position intervient alors que la Thaïlande fait face à une critique croissante concernant le comportement de certains touristes étrangers, avec une attention particulière portée aux Israéliens. Avant la réunion, l’ambassadrice Fisher-Kamm avait prévu d’aborder la montée d’hostilité envers les Israéliens et les Juifs dans le pays, ainsi que des questions plus larges sur les relations bilatérales. Elle a reconnu les préoccupations liées au comportement de certains Israéliens et a proposé la création d’un guide des « choses à faire et à ne pas faire » destiné aux voyageurs israéliens, qui serait diffusé par l’ambassade, les agences de voyage et les compagnies aériennes. Toutefois, le ministre thaïlandais a insisté sur la nécessité pour Israël de prendre des mesures plus significatives pour gérer cette problématique.
Malgré l’annonce d’une conférence de presse conjointe après la réunion, l’ambassadrice israélienne a quitté les lieux sans s’adresser aux journalistes, laissant le ministre thaïlandais exposer la position officielle de son gouvernement. Cette réunion intervient à seulement deux jours d’une manifestation prévue devant l’ambassade d’Israël à Bangkok, organisée dans le cadre d’une campagne contre ce que les organisateurs qualifient de « capitaux étrangers gris » et d’activités économiques étrangères menées via des prête-noms thaïlandais. Cette campagne cible notamment les activités d’Israéliens, mais aussi de ressortissants chinois, russes et d’autres nationalités.
La situation met en lumière les tensions croissantes entre la Thaïlande et certains touristes étrangers, avec un accent particulier sur les Israéliens. Elle soulève des questions sur la gestion des comportements des visiteurs internationaux et sur la manière dont les autorités thaïlandaises et israéliennes peuvent coopérer pour préserver le respect des cultures locales tout en maintenant des relations diplomatiques stables. La nécessité d’une communication claire et d’actions concrètes des deux côtés apparaît cruciale pour éviter une escalade des tensions et protéger l’image touristique de la Thaïlande.
Cette convocation diplomatique souligne la sensibilité accrue de la Thaïlande face aux comportements jugés inappropriés de certains touristes, notamment israéliens. Le dialogue entre les deux pays semble engagé, mais la pression reste forte pour que des mesures effectives soient prises afin de garantir que le tourisme ne nuise pas à la cohésion sociale et culturelle locale. La réaction des autorités israéliennes, ainsi que la gestion des manifestations à venir, seront des éléments déterminants pour la suite des relations bilatérales dans ce contexte délicat.
Jforum.fr
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C’est une pratique courante en Thaïlande que les autorités du pays adressent un avertissement officiel à des ambassadeurs de pays étrangers dont les ressortissants se comportent mal en Thaïlande.
Il y a 2 ans environ, c’est le Consul de France qui a été convoqué par le gouverneur de Phuket pour qu’il prenne des mesures pour lutter contre les agissements répréhensibles de ressortissants français (en clair les « French Arabic » -les Français chrétiens ne posant pas de problème de mauvais comportement systématique envers les locaux).
Actuellement, ce sont les touristes juifs, qu’ils viennent d’Israel ou d’autres pays qui se distinguent par leur comportement irrespectueux des Thaïlandais et de leurs valeurs. Ce comportement porte -hélas- atteinte aux juifs installés dans le royaume et qui y vivent paisiblement ou aux touristes juifs qui ne créent pas de problème.
Le gouvernement israélien serait inspiré de prendre des mesures efficaces.
Quant à l’Ambassadrice, elle devrait adopter une attitude plus respectueuse envers ses homologues qui l’invitent à une réunion et à une conférence consécutive et ne pas s’échapper comme un voleur quand le temps est venu de répondre aux questions des journalistes. À défaut, elle peut changer de métier.
Autre pratique répandue dans le royaume : vu la rapidité avec laquelle les incidents sont relayés dans les réseaux sociaux, il est également un usage courant pour tenter de désamorcer l’escalade : les excuses publiques sur les réseaux sociaux. Une touriste israélienne a ainsi présenté ses excuses -via les réseaux- pour ses propos totalement méprisants et irrespectueux envers le peuple Thailandais. C’est bien ; il n’est pas sûr que cela soit suffisant.