L’affaire remonte au début du mois mais n’a été divulguée que cette semaine. Un groupe composé de 20 jeunes appartenant à l’extrême-droite ont attaqué un Juif orthodoxe à Zurich dans la soirée du 4 Juillet, à Wiedijon. Les néonazis ont bloqué le passage du juif orthodoxe, ont fait le salut nazi et crié à son attention des slogans antisémites.

Le chef tatoué du groupe a craché sur l’homme (âgé de 40 ans) au visage et l’a poussé. Le groupe n’a laissé la victime que quand des passants ont alerté la police et l’ont informée de l’incident. La police ne veut rien divulguer de concret sur l’incident antisémite tant que celui-ci est sous enquête.
Mais la presse locale croit savoir que le chef du gang est Kevin G., âgé de 27 ans, d’ Hombrechtikon, Zurich. Il est le soliste et le chanteur du groupe d’extrême-droite AMOK, qui prévoit un spectacle dans la région de Zurich le 1er août, lors de la Journée Nationale Suisse. Outre le groupe AMOK, l’événement intitulé “Rock en faveur de la Patrie”, se présenteront des groupes d’extrême-droite d’Allemagne et d’Angleterre.
«Les auteurs (de l’agression) sont passés à l’acte malgré la présence de passants, sans aucun scrupule», décrit mercredi Herbert Winter, le président de la Fédération israélite suisse dans une interview publiée par le Tages-Anzeiger et le Bund. Pire, ils ont assumé leurs actes ouvertement en publiant à leur propre nom des insultes antisémites et des menaces sur Facebook, constate-t-il. Et de conclure: «on a atteint une nouvelle dimension.»
Selon le président de la Fédération suisse des communautés israélites, la victime n’a pas encore décidé si elle allait porter plainte, et ce par peur que son identité ne soit révélée. Sur sa page Facebook, la maire de Zurich Corine Mauch a condamné cette «attaque antisémite inacceptable».
Sources: Tribune de Genève et 24heures.ch
Additif
Un néo-nazi acquitté après un salut hitlérien au Grütli
Selon le droit suisse, le simple fait d’oser le salut hitlérien pour montrer sa position d’extrême droite en présence d’autres personnes ne tombe pas sous le coup du Code pénal. Pour être punissable, il faut que le geste vise à influencer d’autres personnes.
Image: ARCHIVES/Keystone
Tribunal fédéral
Le Tribunal fédéral (TF) a acquitté un néo-nazi, qui avait tendu son bras devant lui lors des manifestations d’extrême droite au Grütli en 2010.
Il avait été condamné par la justice uranaise à 300 francs d’amende et 10 jours-amende avec sursis pour discrimination raciale. Pendant le récit du serment du Grütli, extrait du «Guillaume Tell» de Schiller, le néo-nazi avait fait le salut hitlérien pendant une vingtaine de secondes.
En dernière instance, le TF annule cette condamnation. Il rappelle qu’une discrimination raciale punissable implique la propagation d’une idéologie raciste, comme celle du national-socialisme.
Le simple fait d’oser le salut hitlérien pour montrer sa position d’extrême droite en présence d’autres personnes ne tombe pas sous le coup du Code pénal. Pour être punissable, il faut que le geste vise à influencer d’autres personnes.
Dans le cas d’espèce, le TF juge que l’homme n’avait pas pour but de faire de la propagande auprès de tiers. Lorsqu’il a tendu son bras devant lui, il n’avait pas pour objectif de rallier à l’idéologie national-socialiste d’autres participants à la manifestation.
La décision du TF est conforme sur ce point à la position du Conseil fédéral, qui s’était exprimé dans ce sens dans un rapport du 30 juin 2010 concernant le classement d’une motion demandant l’interdiction de l’utilisation publique de symboles racistes. (arrêt 6B_697/2013 du 28 avril 2014) (ats/Newsnet
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