Affaire Sarah Halimi : des rassemblements prévus en France pour réclamer « justice »

Ces manifestations doivent se tenir dimanche alors que la Cour de cassation a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de cette sexagénaire de confession juive.

Le meurtrier de Sarah Halimi n’était pas fou avant, pas fou après, il a été juste un fou intouchable durant l’assassinat d’une Juive. Voilà comment des juges interprètent la loi pour refuser que la justice s’exerce. Un juge a toujours la possibilité de faire parler la loi, c’est pour cela que les jugements sont prononcés, que les procès sont verbaux, que tout est oral, les dires des parties, les plaidoiries, et que rien n’est figé dans le marbre, puisque justement le propre de la justice consiste à s’en remettre non à la loi mais au jugement du juge. Il appartient au juge d’apprécier les situations, et non de dire qu’il est prisonnier des expertises, ou de la loi écrite, qui pour ce qui est de la justice est toujours orale.

Tous ceux qui, comme le procureur François Molins, ou d’autres, viennent au secours de la Cour de cassation, font du hors sujet. Dans cette affaire il est clair pour tout le monde, comme étant une vérité irréfragable, que l’assassin qui a commis ce meurtre doit être jugé.

Ironie du sort, le mot assassin vient de l’arabe haschachim, à savoir les trafiquants de haschich qui étaient par nature des assassins. Les juges de la cour de cassation ne savent donc même pas, que le recours aux drogues conduit des fois au meurtre.

Peut-on alors dire que la police de Rambouillet a abattu un irresponsable mentale Jamel Gorchene quand il a égorgé Stéphanie M. puisqu’il était en état de démence au moment de l’égorgement ?

 

Plusieurs rassemblements en mémoire de Sarah Halimi sont prévus en France, dimanche 25 avril, pour réclamer « justice », après la décision de la Cour de cassation de confirmer l’irresponsabilité pénale de l’homme qui a tué cette sexagénaire juive, en 2017 à Paris.

Sous le mot d’ordre « Sans justice, pas de République », le rassemblement principal aura lieu à 14 heures, place du Trocadéro à Paris, à l’initiative du collectif Agissons pour Sarah Halimi. D’autres manifestations sont prévues dans de nombreuses villes françaises (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux…) ainsi qu’en Israël, à Jérusalem ou à Tel-Aviv.

La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a rejeté, le 14 avril, le pourvoi formé par la famille de Mme Halimi contre la décision rendue en 2019 par la cour d’appel de Paris, qui avait déclaré l’homme irresponsable pénalement sur la base de trois expertises, selon lesquelles il avait commis les faits au cours d’une « bouffée délirante » sur fond de forte consommation de cannabis. La Cour de cassation, tout en entérinant le caractère antisémite du crime, a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier. C’est un des plus grands dénis de justice, qui nous rappelle des heures sombres de l’histoire de France.

Changer la loi

La famille de Sarah Halimi, qui avait déjà manifesté sa colère de voir le meurtrier de cette Parisienne de 65 ans ne pas être jugé aux assises, veut saisir la justice israélienne afin d’obtenir un procès contre Kobili Traoré, qui avait battu Sarah Halimi avant de la défenestrer.

« Le droit pénal israélien prévoit que lorsque la victime est juive et que le crime est de nature antisémite, la justice israélienne est compétente », a expliqué Me Francis Szpiner, l’un des avocats de la famille de la victime.

Après la décision de la Cour de cassation, le président de la République Emmanuel Macron a demandé au ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, de changer la loi. « Décider de prendre des stupéfiants et devenir alors comme fou ne devrait pas, à mes yeux, supprimer votre responsabilité pénale. (…) Là aussi, pas de fausse impunité », justifie-t-il.

Dans un entretien au Monde publié vendredi, François Molins, désormais procureur général près la Cour de cassation, a tenu à rappeler que la décision avait été rendue « conformément à la règle de droit »« La justice ne délivre aucun permis de tuer », avait-il assuré.

« L’émotion suscitée par cette décision révèle sans doute que la loi n’est pas adaptée », a reconnu M. Molins, tout en mettant en garde le Parlement contre la tentation de « légiférer dans l’urgence et sous le coup de l’émotion ».

JForum – Le Monde

4 Commentaires

  1. Il est fort possible que M Traoré soit irresponsable en effet, vu son comportement . Il est d’ailleurs probable que personne n’ est responsable de ses actes et que des hommes ne peuvent en juger un autre . Mais on semble admettre que M Traoré a été responsable 22 fois lors de 22 condamnations préalables mais qu’il a cessé de l’ être pour avoir pris une substance pouvant modifier le jugement et le comportement .

    Il faut alors en conclure qu’un ivrogne n’ est pas responsable d’ un accident qu’il a causé ni d’ un crime qu’il a connu . Si ce n’est pas le cas, on peut craindre que la Justice française pratique avec le Droit des accommodements comme cela se serait produit autrefois . Tout ceci ne laisse pas de faire un peu désordre et on en jase .

  2. Les intervenants sont venus réclamer des changements dans la loi ! Les uns derrières les autres…
    Certes.
    Mais, mais…
    Je suis furieux !
    La loi est bonne. Elle existe. Il n’y a pas besoin de faire de nouvelles lois !
    Un meurtre intentionnel avec prise de produits (pour être plus sauvage !) est une circonstance aggravante !
    C’est la justice qui est faussée, trahie, bafouée, et réinterpretée, par couardise ? Corruption ? Antisémitisme partisan?
    Les flics ont abattu le terroriste de Rambouillet, alors qu’il était à terre, et blessé, mais vivant, pour venger en temps réelle leur collègue, car ils savent que la justice pour les crimes islamiques déchargent les terroristes !
    Que Dieu venge les Sangs de Sarah !

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