Combattre pour Israël sur un nouveau front : le groupe Réservistes en mission qui contrecarre BDS comme BTS (Breaking The Silence)

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Des soldats de Tsahal prient non loin de la frontière avec Gaza (photo credit : MARC ISRAEL SELLEM)

« Nous devons générer une onde de choc pour combattre BDS, parce qu’autrement, ces efforts ne marchent pas très forts sur le moment », déclare Amnon Goldstof.

 

 

Un groupe de réservistes de Tsahal se préapre au combat sur un nouveau front : contrer le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions qui se fraie un chemin à travers les campus des lycées et universités américaines.

« Nous devons générer une onde de choc pour combattre BDS, parce qu’autrement, ces efforts ne marchent pas très forts sur le moment », a déclaré Amnon Goldstof, le cofondateur de Réservistes en Service, au Jérusalem Post récemment.

Cette organisation a été créée en janvier afin de contrer le groupe « Breaking The Silence », une ONG qui fournit des « témoignages » anonymes sur de supposées transgressions de Tsahal.

Depuis sa mise sur pieds, ce groupe a étendu ses activités afin de prendre pour cible le mouvement BDS en pleine expansion, et il s’est s’attiré le soutien de centaines de réservistes de Tsahal, ainsi que du gratin des officiers supérieurs et des députés de tout le spectre politique.

« Aujourd’hui, l’objectif principal de notre organisation est de combattre contre ce nouvel antisémitisme et les groupes qui le dirigent, dont prioritairement BDS », déclare Goldstof.

Selon Goldstof, le mouvement de boycott est une manifestation d’antisémitisme classique « pur et simple » et il perçoit comme un devoir civique de combattre ce phénomène.

« L’ancien antisémitisme voulait établir un monde sans Juifs et le nouvel antisémitisme veut voir un monde sans pays ni Etat Juif », dit-il.

Il y a beaucoup de groupes qui essaient de contrer le mouvement BDS, ajoute t-il, mais la plupart tente d’employer la Hasbara, la diplomatie publique, afin de décrire une vision positive d’Israël plutôt que de se confronter directement au phénomène.

ShowImage (38) Amnon Goldstof (Photo credit AMIR SHEINBOIM)

 

« Tout le monde veut démonter à quel point Israël est bon, à quel point nous avons à offrir, mais cela ne fonctionne pas [contre BDS].

« Nous avons décidé de changer de stratégie, d’arrêter d’être sur la défense et de passer à l’offensive et d’arrêter de s’excuser et, plutôt, de dévoiler ce qu’est réellment BDS », explique t-il.

Ce groupe travaille à élaborer une campagne prévue pour être lancée dansles mois à venir, qui vise à apporter une réponse directe et « choquante » aux efforts de boycott.

« Tout le monde saura ce qu’est BDS, de quel « nouvel antisémitisme » il s’agit et quels dangers il représente et que nous avons déjà connu par le passé » dit-il.

Goldstof, aux côtés d’autres membres de l’organisation, fait actuellement la tournée des campus universitaires et rencontre des étudiants et des parents juifs aux Etats-Unis pour découvrir des informations de première main, sur BDS, et forgé des partenariats avec d’autres organisations qui le combattent.

« Chaque semaine, nous visitons de nouveaux campus et entendons beaucoup de récits et nous en apprenons de plus ne plus sur BDS », dit-il.

Par exemple, il dit que le groupe a appris que nombreux sont les leaders de BDS qui sont Juifs et parfois étudiants israéliens aux Etats-Unis.

« Il y aurait beaucoup à dire sur l’identité de la jeunesse juive qui prête attention aux victimes et veut s’identifier à elles. Nous devons ramener chez ces jeunes la fierté d’Israël », dit-il.

L’inquiétude porte plus sur la génération des parents que sur la génération plus jeune, explique t-il.

« Les parents ont grandi avec l’idée qu’Israël n’est pas un Etat qu’on puisse considérer pour acquis, à la différence de la jeunesse qui a grandi en même temps que l’Etat d’Israël et Tsahal, qui ont toujours été présents et qu’on puisse tenir pour acquis ».

Goldstof a répété un certain nombre d’anecdote qu’il a entendues de la part d’étudiants et de parents, concernant les actions d’intimidation et d’agressions, de la part de militants BDS qui prennent les étudiants juifs pour cibles sur un certain nombre de campus.

« Nous sommes à l’aise en Israël, parce que nous vivons dans une relative sécurité, mais quand vous venez sur les campus aux Etats-Unis, vous constatez que des Juifs s’y font attaquer, qu’ils soient, d’ailleurs Sionistes ou Non-Sionistes », dit-il « Simplement parce qu’ils sont Juifs ».

Il dénonce comme « incroyable » qu’en 2016, des Juifs puissent avoir peur de marcher dans les rues de nombreux pays du monde et que toute institution juive doivent se protéger derrière une barrière sécuritaire.

« Tout se passe comme si le monde était incapable de se réveiller -70 ans après la Shoah et que le monde ne réalisait pas la direction vers laquelle il se dirige », dit-il.

Et encore, affirme Goldstof,bien qu’il soit globalement pessimiste,concernant ce nouvel antisémitisme, il est prêt pour le combat, avec la collaboration de beaucoup de nouvelles organisations juives qu’il a rencontrées lors de sa visite aux USA.

« Comme en guerre, il y a un grand nombre de batailles, vous en gagnez certaines et vous en perdez d’autres » dit-il. « Nous pensons que cela fait partie de notre devoir civique de combattre pour le peuple juif et pour Israël »

jpost.com

 

Adaptation : Marc Brzustowski

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