Mandela a fait ses classes au Mossad.

Une lettre indique que Nelson Mandela a reçu une formation militaire en Éthiopie auprès des agents du service de renseignement israélien. Il a été entraîné au judo, à des méthodes de sabotage et au maniement des armes.

Et ce n’est pas tout, la lettre précise qu’il s’intéressait en particulier aux méthodes de la Haganah, une organisation sioniste clandestine créée dans les années 20 en Palestine. L’auteur de cette lettre écrit même que Mandela se montrait familier des problèmes de la communauté juive et d’Israël. À tel point que le personnel a essayé d’en faire un sioniste.

La lettre indique aussi que Mandela s’entraînait incognito, sous le nom de « David Mobsari ». Les agents formateurs ignoraient qui il était. Ce n’est qu’en se basant sur des photos, après son arrestation, qu’ils ont découvert sa véritable identité.

À cette époque, Nelson Mandela avait fui son pays pour échapper à la prison. Cette année-là, en 62, il parcourait l’Afrique en quête de soutiens financiers et militaires, pour la branche armée du Congrès national africain, l’ANC. Pour lutter contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Nelson Mandela, entraîné par le Mossad qui voulait en faire un «sioniste»?

Nelson Mandela aurait suivi un entraînement militaire du Mossad en Éthiopie en 1962, où ses formateurs auraient « tenté de faire de lui un sioniste », et ce quelques mois avant son retour d’exil et son arrestation en Afrique du Sud. C’est ce qu’affirme ce 20 décembre le site de Haaretz. Le quotidien israélien dévoile l’information, trouvée dans un document « libellé “Top Secret” » des archives nationales de l’État d’Israël, document dont l’existence « est révélée pour la première fois » dans cet article.

Une information surprenante, quand on songe aux relations entretenues par Israël avec l’État sud-africain ségrégationniste au nom, soulignait Benjamin Barthe dans Le Monde, de la « lutte contre “terrorisme”, incarné alors par l’ANC de Nelson Mandela et l’OLP de Yasser Arafat»« les États-Unis ayant menacé de remettre en cause leur généreuse aide militaire annuelle à l’État hébreu sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir (1986-1992) en raison de ses liens de défense avec les autorités blanches de Prétoria», rappelait Ouest France à l’occasion de la non-venue de Benjamin Netanyahu aux obsèques de Mandela. Jusqu’à présent, les commentateurs relevaient plutôt les liens entretenus par Mandela avec les Palestiniens.

Le document révélé par Haaretz, s’il est authentique, éclairerait donc l’histoire différemment.

Le document en question est une lettre, datée du 11 octobre 1962, soit deux mois après l’arrestation de Mandela, et adressée par le service de renseignement israélien au ministère des Affaires étrangères israélien. Son sujet est «Black Pimpernel» (le «mouron noir»), surnom que la presse sud-africaine donnait à Mandela à l’époque. Haaretz en reproduit cet extrait ; les commentaires entre crochets sont les siens:

«“Comme vous vous en rappelez peut-être, trois mois plus tôt, nous avons évoqué le cas d’une recrue qui s’est présentée à l’ambassade d’Israël en Éthiopie, sous le nom de David Mobsari, en provenance de Rhodésie”, est-il écrit dans la lettre. “Le susmentionné a reçu un entraînement des Éthiopiens [personnel israélien de l’ambassade, très certainement des agents du Mossad] en judo, sabotage et armement”. L’expression “les Éthiopiens” est semble-t-il un nom de code pour les agents du Mossad travaillant en Éthiopie.»

Comme le rappelle Haaretz, à l’époque où Mandela aurait subi cet entraînement, il était en exil illégal depuis janvier 1962 et avait visité divers pays africains tels l’Éthiopie, l’Algérie, l’Égypte et le Ghana : « Son objectif était de rencontrer les leaders africains et d’obtenir un soutien financier et militaire pour la branche armée du clandestin ANC.»

Haaretz mentionne d’autres précisions apportées par la lettre sur «David Mobsari»: l’homme se serait intéressé aux méthodes de l’Haganah, le mouvement paramilitaire clandestin sioniste actif en Palestine avant la création de l’État d’Israël ; il aurait manifesté un penchant pour les idées communistes; et, précise la lettre, « il saluait nos hommes d’un “Shalom”, était informé des problèmes des juifs et d’Israël, et donnait l’impression d’être un intellectuel. Le personnel a essayé d’en faire un sioniste ».

Selon Haaretz, la lettre déclare explicitement, en se fondant sur un examen photographique, que «David Mobsari» et le «Black Pimpernel», tout juste arrêté en Afrique du Sud, « sont une seule et même personne ». De surcroît, la lettre comporterait une mention manuscrite, faisant référence à un autre courrier du 24 octobre 1962, et précisant le véritable nom du «Black Pimpernel»: Nelson Mandela.

Oubliée pendant des années, la lettre aurait été récemment exhumée par David Fachler, Israélien âgé de 43 ans ayant grandi et étudié en Afrique du Sud, à l’occasion d’une recherche académique dans les archives de l’État d’Israël. Interrogé par Haaretz, il estime que «si on avait découvert en Afrique du Sud que Mandela avait été aidé par Israël, cela aurait pu mettre en danger la communauté juive basée là-bas»

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