Périscolaire à Paris : Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint visé par plusieurs plaintes de familles

Des familles d’enfants victimes présumés de violences et d’agressions sexuelles portent plainte contre l’ex-maire de Paris et Patrick Bloche pour non-assistance à personne en danger.

Le scandale du périscolaire parisien prend une nouvelle tournure judiciaire. Plusieurs familles dont les enfants auraient été victimes de violences ou d’agressions sexuelles dans une école du 7e arrondissement ont décidé de mettre en cause directement d’anciens responsables municipaux, selon une information du Point. Deux plaintes pour non-assistance à personne en danger ont été déposées contre Anne Hidalgo et son ancien Premier adjoint Patrick Bloche. Une troisième est en préparation.

Les faits concernent l’école publique de la rue Saint-Dominique, où deux animateurs ont été mis en examen en mai pour viols et agressions sexuelles sur mineurs. Une animatrice a également été placée sous le statut de témoin assisté. Pour les familles, la responsabilité ne s’arrête pas aux personnes mises en cause dans l’enquête judiciaire. « Ces familles sont courageuses, elles font l’inverse de ce qui est édicté par les mairies : se taire », estime leur avocate, Me Lise-Honorine Bornes, auprès de l’hebdomadaire. Et d’ajouter : « L’absence totale de remise en question, de compassion ou de regret de Mme Hidalgo et de M. Bloche est pour elles insupportable, c’est ce qui les pousse notamment à porter plainte. »

Succession d’alerte
Les parents dénoncent surtout une succession d’alertes et de dysfonctionnements qui, selon eux, auraient dû entraîner une réaction des autorités municipales. Certains enfants restent aujourd’hui suivis par des professionnels de santé et plusieurs familles disent avoir perdu toute confiance dans le service public. L’une des plaignantes résume son sentiment : « Non, ce n’est pas un simple fait divers. C’est un fait de société, ça suffit ! » Leur avocate affirme que les deux anciens élus avaient été informés de la situation. « M. Bloche et Mme Hidalgo avaient connaissance, selon nos informations, du péril imminent et direct auquel étaient exposés les enfants victimes que je représente », soutient-elle.

Anne Hidalgo et Patrick Bloche contestent toutefois l’idée d’être restés inactifs. L’ancienne maire de Paris avait notamment affirmé avoir « agi » dès qu’une information lui était transmise. De son côté Patrick Bloche a mis en avant les mesures prises par la Ville depuis 2025. « L’émotion, l’inquiétude, la colère des parents, je les comprends, je les partage. J’en assume la responsabilité au nom de la maire de Paris », avait-il déclaré

À la date du 9 juin dernier, 132 animateurs avaient été suspendus depuis le début de l’année, dont 52 pour violences sexuelles ou sexistes présumées. Depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville, Emmanuel Grégoire assure avoir fait du dossier du périscolaire sa « priorité absolue ». En avril, il avait dévoilé un plan d’action de 20 millions d’euros destiné à renforcer la protection des enfants et à répondre aux dysfonctionnements mis en lumière ces derniers mois.

Le JDD

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1 Commentaire
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Damran

Il faut en profiter pour faire la grande lessive à la Mairie de Paris.
Emmanuel Grégoire aussi n’a pas les fesses propres, comme on dit.
Il faut mettre dehors ces gauchos-fachos-bobos et faire de nouvelles élections.
Cette fois, le vieux con Edouard Philippe devra garder ses inepties pour lui et laisser Sarah Knafo qu’il a qualifiée « d’extrême droite » se présenter librement, et laisser les Parisiens choisir une véritable Maire surdouée pour Paris….