LeMonde Juillet 2018 : « C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire Sarah Halimi, retraitée de 65 ans, de confession juive, battue puis défenestrée au cri d’« Allahou akbar ! » par son voisin musulman de 27 ans, Kobili Traoré, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Paris.

Mercredi 11 juillet 2018, la juge d’instruction a reçu les parties civiles pour leur notifier qu’un collège de trois experts psychiatres avait conclu que le meurtrier présumé de l’ancienne directrice de crèche n’était pas conscient de ses actes au moment des faits et que son discernement était donc aboli. Ce qui revient à le déclarer inapte à être jugé.

Ces conclusions contredisent celles de la première expertise, rendue en septembre 2017 par le très réputé docteur Daniel Zagury. Une troisième expertise a été demandée par la magistrate Anne Ihuellou.

C’est à la suite d’une audition du suspect que la juge avait demandé aux trois psychiatres de procéder à un nouvel examen de Kobili Traoré. « Ce qui est vraiment particulier, c’est que l’avocat de la défense ne l’avait même pas demandé, souligne Me Gilles-William Goldnadel, avocat de la sœur de Sarah Halimi – Lucie Attal de son nom de jeune fille. J’en ai vu des instructions à charge, mais là, il s’agit d’un cas d’instruction à décharge. »

Dans un communiqué, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat, s’est indigné : « Nous ne comprenons pas l’obstination et les atermoiements qui consistent à vouloir faire de ce tueur un dément, alors qu’il est un assassin dont la démence présumée ne saurait pour autant occulter l’antisémitisme haineux. » « Rien n’est définitif, insiste Me Caroline Toby, avocate des trois enfants de la victime. Nous pouvons demander à ce qu’un expert de notre choix soit associé à cette nouvelle expertise ou en demander une autre par la suite. »

LE PLUS. EN 2017. L’affaire Sarah Halimiconcerne le meurtre d’une femme juive âgée de soixante-cinq ans habitant à Paris et le traitement policier, judiciaire et médiatique de l’enquête qui s’ensuivit.

Des médias et des institutions juives, et plus tard plusieurs personnalités, dénoncent le silence des médias au début de cette affaire ainsi que le débat entourant l’antisémitisme de cet homicide volontaire. Dix mois après les faits, le caractère antisémite du meurtre est retenu comme circonstance aggravante par la juge d’instruction.

Le 2 juin, dix-sept intellectuels, dont Michel Onfray, Jacques Julliard ou Marcel Gauchet publient une tribune dans Le Figaro demandant « que toute la lumière soit faite sur la mort de cette Française de confession juive tuée aux cris d’« Allah akbar ». Ils dénoncent « le déni du réel » et le fait que « ce crime d’une barbarie rare, qui a eu lieu en pleine campagne présidentielle, a reçu peu d’attention des médias».

Après la presse juive dès le 9 avril, les premiers journaux grand public à parler d’une affaire Sarah Halimi sont, semble-t-il, les journaux israéliens, comme le Times of Israel, le 25 mai, qui évoque la couverture de l’affaire par la presse française puis Le Figaro sous la plume de Philippe Bilger, le 5 juin.

Pour Gilles-William Goldnadel, avocat de la sœur de la victime qui s’exprime dans Le Figaro le 22 mai, « l’assassin présente le profil classique des criminels islamistes habituels » […] « Mais ce qui serre le plus le cœur de l’homme et de l’avocat, […] s’appelle l’indifférence publique. »

Quant au Times de Londres, il reprend les accusations de la partie civile, pour titrer que l’affaire est étouffée à cause des élections législatives françaises à venir, où le Front national pourrait en tirer profit.

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4 Commentaires

  1. Chers amis, il ne fait plus aucun doute que cette propension aveugle à ménager tout ce qui touche, de près ou de loin, à ne serait-ce qu’un nom à consonance Arabe et/ou Islamique, un pays, un parti ou une simple banlieue est en train d’ébranler les fondations-mêmes de la société occidentale, et, donc notre République Française…
    Notre gouvernement n’est-il pas sur le point d’imploser avec cette affaire Benalla ?
    Cette France non-voyante, abrutie par ses merdias, aura choisi d’élire un president-enfant, partie des 3 premiers dirigeants européens qui n’ont pas de descendance, et donc une vue sur l’avenir

  2. […] Mercredi 11 juillet 2018, la juge d’instruction a reçu les parties civiles pour leur notifier qu’un collège de trois experts psychiatres avait conclu que le meurtrier présumé de l’ancienne directrice de crèche n’était pas conscient de ses actes au moment des faits et que son discernement était donc aboli. Ce qui revient à le déclarer inapte à être jugé.Lire la suite sur jforum.fr […]

  3. Dès le début de cette horrible affaire, la juge voulait que soit reconnue la soi-disant démence de l’assassin : en France, les juges sont rouges, certains un peu plus d’autres mais tous sont rouges et dans ces milieux-là, le sort des juifs compte peu.
    Il faudrait des manifestations monstres pour faire bouger les lignes mais les Juifs ne représentent que 0.7 % de la population française et ceux qui ne sont pas juifs qui les soutiennent 2 à 3 % à peine.

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