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Netanyahu a-t-il eu raison de remettre le Qatar à sa place

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Israël-Hamas : pourquoi des dirigeants israéliens remettent en cause le rôle du Qatar.

Netanyahu a laissé filtrer une déclaration, faite lors d’une réunion privée. Il a fait comprendre qu’il fallait que le Qatar devrait arrêter son double jeu au profit du Hamas, et que si ce dernier voulait conserver son rôle de médiateur, il fallait un minimum de respect pour ses interlocuteurs et ne pas les prendre pour des idiots. Ce qu’a fait Netanyahu a eu d’ailleurs des résultats immédiats, avec une relance des négociations plus sérieuse. Tandis que l’opposition qui n’a rien à proposer, organise manifestation sur manifestation pour donner au Hamas une arme supplémentaire, à savoir une pression interne, on ne voit de sa part ni proposition ni plan, à part vouloir le vide à la tête de l’Etat avec le départ de Netanyahu. D’ailleurs, on les avait vus à l’œuvre quand ils avaient nommé des ministres au sein du gouvernement Lapid-Bennett alors qu’ils étaient membres du Hamas.

Conflit au Proche-Orient. L’émirat serait « responsable » de l’attaque du 7 octobre, a accusé Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et figure de la droite nationale (NDLR que les gauchistes appellent l’extrême droite, voire suprémacistes) , alors que le Qatar, l’Égypte et les États-Unis tentent une médiation afin d’obtenir une nouvelle trêve.

Le Qatar est chaque jour un peu plus dans le viseur d’Israël, du moins de certains de ses dirigeants. État jouant le double jeu, se dit être médiateur dans le conflit déclenché à la suite de l’attaque du Hamas, dont il accueille la direction, le Qatar serait « responsable » de l’attaque du 7 octobre, a accusé jeudi Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et figure de la droite nationaliste.

« Le Qatar est un pays qui soutient et finance le terrorisme », a-t-il déclaré. L’émirat « est le parrain du Hamas et est largement responsable des massacres commis par le Hamas sur les citoyens israéliens », a affirmé sur le réseau social X Bezalel Smotrich, qui dirige le parti « Sionisme religieux ». « Une chose est claire : le Qatar ne sera impliqué en aucune façon dans ce qui se passera à Gaza après la guerre ».

Le débat grandit en Israël sur la meilleure façon d’obtenir la libération des otages encore aux mains du Hamas, alors que les opérations militaires s’intensifient dans le sud de la bande de Gaza. Le Qatar, l’Égypte et les États-Unis tentent une médiation afin d’obtenir une nouvelle trêve, permettre la libération des otages toujours retenus et acheminer davantage d’aide humanitaire dans le territoire palestinien. Le bureau politique du Hamas a affirmé jeudi que Doha était en effet « activement impliqué » dans les négociations en vue d’échanges entre prisonniers palestiniens et otages israéliens.

Une rencontre au sommet dans les prochains jours

Selon des informations révélées le même jour par le Washington Post, confirmées vendredi à l’AFP par une source sécuritaire d’un État impliqué dans les négociations, le président américain Joe Biden a demandé au directeur de la CIA William Burns de se rendre dans les prochains jours en Europe afin de rencontrer les chefs des services de renseignement israélien et égyptien, David Barnea et Abbas Kamel, et le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdulrahman al-Thani. Ils devraient discuter d’un « accord majeur » qui impliquerait la libération de tous les otages encore détenus à Gaza et d’une longue trêve entre Israël et le Hamas.

Joe Biden a discuté avec l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, des « derniers événements en Israël et à Gaza, y compris des efforts de libération des otages enlevés par le Hamas », a annoncé vendredi la Maison Blanche, tout en assurant qu’aucune annonce « imminente » n’était à prévoir.

En dépit des efforts, le rôle de Doha est jugé « problématique » par Benyamin Netanyahou. « Je n’ai aucune illusion à leur égard », a-t-il déclaré lors d’une conversation avec des familles d’otages, dont l’enregistrement audio a été diffusé mercredi par la chaîne israélienne 12. Les Qatariens « ont des moyens de faire pression (NDLR : sur le Hamas). Et pourquoi ? Parce qu’ils les financent ». En retour, le Qatar s’est dit « consterné », jugeant ces remarques « irresponsables et nuisibles pour les efforts visant à sauver des vies innocentes ».

Une rencontre au sommet dans les prochains jours

Bizarrement, après l’avertissement de Netanyahu au Qatar, voilà que les négociations plus sérieuses reprennent. Selon des informations révélées le même jour par le Washington Post, confirmées vendredi à l’AFP par une source sécuritaire d’un État impliqué dans les négociations, le président américain Joe Biden a demandé au directeur de la CIA William Burns de se rendre dans les prochains jours en Europe afin de rencontrer les chefs des services de renseignement israélien et égyptien, David Barnea et Abbas Kamel, et le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdulrahman al-Thani. Ils devraient discuter d’un « accord majeur » qui impliquerait la libération de tous les otages encore détenus à Gaza et d’une longue trêve entre Israël et le Hamas.

Joe Biden a discuté avec l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, des « derniers événements en Israël et à Gaza, y compris des efforts de libération des otages enlevés par le Hamas », a annoncé vendredi la Maison Blanche, tout en assurant qu’aucune annonce « imminente » n’était à prévoir.

En dépit des efforts, le rôle de Doha est jugé « problématique » par Benyamin Netanyahou. « Je n’ai aucune illusion à leur égard », a-t-il déclaré lors d’une conversation avec des familles d’otages, dont l’enregistrement audio a été diffusé mercredi par la chaîne israélienne 12. Les Qatariens « ont des moyens de faire pression (NDLR : sur le Hamas). Et pourquoi ? Parce qu’ils les financent ». En retour, le Qatar s’est dit « consterné », jugeant ces remarques « irresponsables et nuisibles pour les efforts visant à sauver des vies innocentes ».

Le porte-parole adjoint du département d’Etat, Vedant Patel, a défendu vendredi le Qatar comme médiateur dans les négociations entre Israël et le Hamas, après la diffusion de cet enregistrement audio du Premier ministre israélien. Interrogé par des journalistes pour savoir si les remarques de Benyamin Netanyahou avaient retardé les négociations sur un nouvel accord de libération d’otages, Vedant Patel a indiqué ne pas avoir « d’évaluation à faire sur ces commentaires ou sur certains des enregistrements qui ont circulé ». « Ce que je peux dire, c’est que le Qatar a été un partenaire régional essentiel, irremplaçable, non seulement en ce qui concerne le conflit actuel, mais aussi pour d’autres priorités des États-Unis dans la région. »

Le Qatar salue la décision de la CIJ

« On ne peut que constater que les agendas des uns et des autres s’entrechoquent en ce moment, entre un Benyamin Netanyahou qui apparaît comme voulant poursuivre la guerre coûte que coûte, un Hamas qui se dit prêt à accepter une trêve et des Qataris qui cherchent à décrocher un accord qui, tel un trophée, viendrait couronner leur diplomatie », observe auprès de France 24 Karim Sader. Selon ce politologue et consultant spécialiste des pays du Golfe, le Premier ministre israélien, « peut-être frustré par les résultats de son offensive à Gaza, en a assez de voir le Qatar jouer un double jeu, accueillant d’un côté les responsables du Hamas et de l’autre une importante présence militaire américaine. »

Doha accueille la direction politique du Hamas dont son chef Ismaïl Haniyeh et a octroyé ces dernières années des centaines de millions de dollars en aide à la population de Gaza, sous contrôle du Hamas depuis 2007.

Vendredi, le Qatar s’est félicité de la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) qui a appelé Israël à empêcher tout éventuel acte de « génocide » à Gaza. Dans un communiqué, le ministère qatari des Affaires étrangères a « salué les mesures provisoires ordonnées par la CIJ », se félicitant d’une « victoire pour l’humanité […] et la justice internationale ».

On pourra répondre au Qatar et au CIJ que c’est exactement ce que fait Israël en éliminant le Hamas et ses complices, qui cherchent à génocider le peuple Juif. Le tout est un problème de terminologie.

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