Les Forces Démocratiques Syriennes, des forces kurdo-arabes soutenues par Washington, annoncent avoir lancé l’offensive sur Rakka, fief de l’EI en Syrie
Cette annonce intervient au moment où une opération est en cours pour déloger l’EI de son bastion de Mossoul en Irak.

La force arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis a lancé dimanche 6 novembre une offensive pour reprendre la ville de Rakka, capitale autoproclamée de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) en Syrie.
« La grande bataille pour la libération de Rakka et de sa province a commencé », a annoncé Jihan Cheikh Ahmad, une porte-parole de l’offensive, qui lisait un communiqué dans la ville d’Aïn Issa, située à plus de 50 km au nord de Rakka, aux mains de l’EI depuis deux ans et demi.
L’offensive baptisée « Colère de l’Euphrate » et mobilisant 30 000 hommes, a débuté sur le terrain samedi soir selon Mme Ahmad.
« Rakka sera libérée grâce à ses fils et ses factions arabes, kurdes et turkmènes, des héros combattant sous la bannière des Forces démocratiques syriennes (FDS), avec la participation active des Unités de protection du peuple kurde (YPG) (…) en coordination avec la coalition internationale » dirigée par les Etats-Unis, indique le communiqué.
« Isoler la ville »
Talal Sello, porte-parole des FDS basé à Hassaké (nord-est) a précisé que l’opération allait se dérouler « en deux étapes : libérer la province de Rakka pour isoler la ville, puis contrôler la ville ». « La coalition a fourni une première livraison d’arsenal et d’équipements, dont des armes anti-char », a-t-il ajouté.
Cette annonce très attendue intervient au moment où une opération est en cours pour déloger l’EI de son bastion de Mossoul en Irak.
Lire le reportage de notre envoyée spéciale avec la Division d’or irakienne, face à la résistance féroce de l’EI à Mossoul
Le 25 octobre, lors d’une réunion de treize ministres de la défense occidentaux, à Paris, les principaux membres de la coalition internationale avaient affirmé que reprendre Rakka était leur prochain objectif.
« ll y aura un chevauchement » des opérations à Mossoul et à Rakka, « ça fait partie du plan », avait alors précisé le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian.

Malheureusement pour le protocole, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu l’expression libre d’un volatile lors d’une visite sur le front…
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
![]() |
![]() |









































