Dette publique : le taux à dix ans français atteint 4% pour la première fois depuis juin 2009.
Dans un contexte géopolitique incertain et sur fond de blocages politiques internes, les investisseurs se montrent inquiets.
Le « Mozart de la finance » a ruiné son pays. Ce n’est pas un bon à rien, c’est un mauvais en tout.
Car il n’y a pas que sur le plan des finances que son bilan est un échec total. On peut également évoquer l’immigration, avec près de 500 000 immigrés par an, l’insécurité et la « DZ Mafia » qui fait la loi, l’Éducation nationale où le baccalauréat ne vaut guère plus que le brevet d’il y a vingt ans, la santé, la justice, gangrenée par une magistrature idéologisée, ou encore la crise politique qui a rendu le pays pratiquement ingouvernable.
Macron, le donneur de leçons, a échoué sur toute la ligne. Et désormais, le poids de la dette est devenu un véritable boulet au pied qui entraîne la France vers le fond.
La bascule est symbolique mais elle en dit beaucoup sur la trajectoire que prend le coût de la dette française. Le taux d’intérêt à dix ans (OAT) a franchi ce jeudi matin à 9h40 la barre des 4 %. C’est une première depuis juin 2009, à l’époque de la crise des subprimes. Cette hausse indique que les marchés réclament une prime de risque plus importante pour prêter à la France, dont la dette publique a atteint un nouveau sommet au premier trimestre, à 3 536 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB et un remboursement des intérêts égale à 43,264 milliards d’euros.
Depuis début juillet, la courbe se rapprochait dangereusement du seuil des 4 %, dépassant déjà la plupart des pics atteints à cause de la guerre au Moyen-Orient et du choc pétrolier qui en a découlé. Plus ce taux est élevé, plus le coût pour les finances publiques s’alourdit. Ainsi la charge de la dette, c’est-à-dire les dépenses de l’État consacrées au paiement des intérêts, devrait-elle atteindre 64,8 milliards d’euros cette année, et 74,2 milliards en 2027 selon les estimations officielles de Bercy les plus récentes. En 2019, avant la crise du Covid, ce poste de dépense n’était « que » de 31,6 milliards d’euros.
C’est un signe supplémentaire de la dégradation des capacités de financement de la France, et de son affaiblissement au sein de la zone euro. « Alors que la taille du programme d’émissions à moyen et long terme de l’État a augmenté de plus de 100 milliards d’euros depuis 2019, pour atteindre 310 milliards en 2026, la France se finance désormais sur les marchés à des conditions moins avantageuses que les autres grands pays de la zone euro, y compris ceux ayant été au cœur de la crise des dettes souveraines au début des années 2010 », s’alarment quatre économistes mandatés par le ministère de l’Économie et des finances pour objectiver l’effort budgétaire à fournir, et dont les travaux ont été présentés le 16 juillet. Selon eux, à politique inchangée, la dette publique pourrait atteindre 130 % du PIB en 2030. Ils n’hésitent pas à comparer cet endettement à un « poison lent pour l’économie », les dépenses d’avenir étant sacrifiées pour payer les intérêts. Ce poste de dépense pourrait même atteindre 120 milliards d’euros d’ici 2030, selon les estimations de l’institut Rexecode publiées en mars.
JForum.Fr et le Figaro
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