Sarcelles : Six hommes soupçonnés de projet d’attaque présentés samedi à la justice.
Après une alerte de la DGSI sur un projet d’attentat contre une synagogue, un fusil d’assaut et une arme de poing avaient été retrouvés le 11 juillet. L’enquête se poursuit.
Terrorisme, trafic de stupéfiants ou mélange des genres ?
NDLR : Rappelons qu’en la matière, il n’y a pas de mélange des genres. Soutenir le contraire relève d’une méconnaissance de la réalité, car il est artificiel de dissocier le trafic de stupéfiants du terrorisme, voire de la barbarie.
Le mot assassin est dérivé du terme arabe Hashâshîn (ou Hashshashin), qui désignait des traficants de Haschich, qui se livraient au meurtre et à la barbarie.
De manière générale, le trafic de drogue s’accompagne très souvent de violences extrêmes, pouvant aller jusqu’au meurtre, afin de protéger les réseaux criminels, d’éliminer des concurrents ou d’intimider des témoins. Dès lors, parler de « mélange des genres » en l’espèce apparaît inapproprié. Le terrorisme mondial (Hezbollah, Hamas, Houthis, Iran entre autres) se nourrit du trafic de drogue. Il est donc logique de faire le lien entre le narcotrafic et le terrorisme souvent antisémite.
Après l’alerte du 11 juillet à Sarcelles, le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé que six individus ont été déférés samedi et leurs mises en examen requises pour des faits de droit commun : recel en bande organisée de vol en bande organisée, vol en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, acquisition, détention, transport et cession d’armes de catégorie A et B en réunion et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement. Neuf personnes avaient été placées en garde à vue dans le cadre de ce dossier le 21 juillet. Trois d’entre eux avaient déjà été condamnés, dont deux pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.
Le 11 juillet, la DGSI avait reçu une information en provenance du Maroc alertant sur une possible attaque terroriste islamiste visant une synagogue de Sarcelles. Avec l’implication d’un véhicule de marque Toyota, dont une immatriculation partielle était donnée. Après des recherches effectuées en urgence par des policiers du Val-d’Oise, la voiture était découverte garée à côté d’un cinéma de Sarcelles, avec deux synagogues dans un rayon de 500 mètres. Un fusil d’assaut de type Kalachnikov avec plusieurs chargeurs et un pistolet Beretta équipé d’un chargeur étaient retrouvés pendant la fouille.

«Les investigations se poursuivent»
Le PNAT avait ouvert une enquête antiterroriste. Le parquet précise que les six mis en cause sont «soupçonnés d’avoir participé au convoyage du véhicule découvert le 11 juillet 2026 à Sarcelles ou d’avoir participé à la fourniture ou à la livraison des armes sans établir, à ce stade des investigations, leur connaissance du projet terroriste qui, aux termes du renseignement précité, a paru fomenté au moyen de celles-ci». Le PNAT ajoute que «les investigations se poursuivent» sur commission rogatoire d’un juge d’instruction antiterroriste contre des individus non identifiés « concernant les infractions de nature terroriste, notamment aux fins d’identification des commanditaires de la livraison du véhicule Toyota et de précision du projet d’action violente dénoncé ».
Six hommes sont présentés samedi à la justice à Paris, dans une information judiciaire antiterroriste ouverte sur des soupçons d’un projet d’attaque à Sarcelles, dont la cible reste encore floue, deux semaines après la découverte d’armes dans une voiture dans cette ville au nord de Paris. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé dans un communiqué avoir requis samedi la mise en examen de ces six hommes, pour plusieurs infractions de droit commun, tel le vol en bande organisée.
Une invitation à la prudence
L’affaire avait démarré par une information parvenue à la DGSI – le principal service de renseignement intérieur – sur une « possible attaque islamiste visant une synagogue de Sarcelles ». Une voiture avec des armes (un fusil-mitrailleur de type Kalachnikov, un pistolet Beretta et des chargeurs) a été découverte dans la soirée du 11 juillet, dans un quartier passant de cette ville de 60.000 habitants. Mais différentes sources ont très vite appelé à la prudence quant à la nature du projet soupçonné.
Soupçonnés de participation à un convoyage
Le 11 juillet, la police du Val-d’Oise avait découvert le véhicule signalé comme suspect par les autorités, stationné aux abords d’un cinéma. Dans un précédent communiqué, le Pnat avait écrit que le véhicule se trouvait « à proximité immédiate » du cinéma et « à 500 mètres d’une synagogue de la ville ». Quelque 300 personnes avaient alors été évacuées, aux alentours de 21h30, le temps de procéder à l’opération de déminage. Les démineurs n’avaient pas trouvé d’explosif.
Trois des suspects déjà condamnés
Les traces génétiques retrouvées sur « le véhicule, le sac et les armes découvertes », « ainsi que les exploitations nombreuses réalisées en vidéosurveillance et en téléphonie » ont conduit à un coup de filet des enquêteurs. Le 21 juillet, huit hommes, âgés de 22 à 40 ans, ont été interpellés en région parisienne, indique samedi le Pnat. Un autre de 23 ans, « détenu dans le cadre d’une procédure distincte », a aussi été extrait de sa cellule.
Notre dossier «Justice»
A l’issue de leurs interrogatoires, trois ont vu leur garde à vue levée sans poursuite à ce stade. Pour les six autres, le Pnat a requis leur mise en examen pour vol en bande organisée, recel en bande organisée, association de malfaiteurs criminelle et délictuelle, ainsi qu’ « acquisition, détention, transport et cession d’armes de catégorie A et B en réunion ». Il a demandé leur placement en détention provisoire. Trois de ces six suspects « ont déjà été condamnés par la justice, dont deux pour des infractions à la législation sur les stupéfiants », a relevé le Pnat.
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