Stupeur en Iran : Khamenei a disparu – la question cruciale se pose désormais

Une source sécuritaire israélienne a déclaré à la chaîne saoudienne Al-Hadath que le guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, ne se trouverait plus sur le territoire iranien. Selon cette source, les messages publiés en son nom seraient en réalité rédigés par Ahmad Vahidi et d’autres hauts responsables des Gardiens de la révolution.

La même source affirme que les luttes internes au sommet du régime se sont intensifiées au point de perturber le fonctionnement du mécanisme de prise de décision et de menacer la cohésion même des Gardiens de la révolution. Ces informations s’ajoutent à plusieurs rapports faisant état d’un affrontement entre les autorités politiques, le bureau de Khamenei et le commandement militaire au sujet de la conduite de la confrontation avec les États-Unis.

Selon le site émirati Aram News, le différend porte sur trois questions essentielles : qui est habilité à gérer les contacts avec Washington, qui fixe les limites de l’action militaire et qui assumera la responsabilité des pertes ainsi que des décisions ayant conduit à l’élargissement des frappes américaines.

Khamenei aurait quitté l’Iran – Araghchi reconnaît : « Je ne l’ai pas rencontré depuis sa nomination »

Une source israélienne a affirmé sur la chaîne saoudienne Al-Hadath que les messages attribués à Mojtaba Khamenei étaient rédigés par les Gardiens de la révolution, alors que les rivalités au sommet du pouvoir s’intensifient et que le débat sur la réponse à apporter aux États-Unis menace de désintégrer les principaux centres de pouvoir à Téhéran.

La même source a répété que Mojtaba Khamenei ne se trouvait plus en Iran. Peu après, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a reconnu qu’il n’avait pas rencontré le fils de Khamenei depuis que celui-ci avait été nommé guide suprême.

Ces révélations rejoignent les informations faisant état d’une lutte entre les dirigeants politiques, le bureau de Khamenei et le commandement militaire concernant la gestion du conflit avec les États-Unis.

D’après Aram News, le bureau de Khamenei a reçu des évaluations contradictoires provenant du ministère des Affaires étrangères, du quartier général Khatam al-Anbiya, de la Force Al-Qods ainsi que de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution. Les divergences portaient sur l’ampleur des dommages subis par l’Iran, sa capacité à poursuivre la confrontation et la question de savoir si la riposte iranienne dissuadait Washington ou lui fournissait au contraire un prétexte pour intensifier ses frappes.

Toujours selon ce rapport, Abbas Araghchi aurait exigé que les contacts avec les médiateurs soient centralisés dans un seul canal diplomatique. En revanche, la direction des Gardiens de la révolution aurait continué à transmettre directement au bureau de Khamenei ses propres évaluations et recommandations concernant la riposte militaire et les opérations sur les différents théâtres régionaux.

Parallèlement, Aram News rapporte que des contacts ont eu lieu entre le bureau du président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr. Leur objectif aurait été d’empêcher le commandement militaire de monopoliser le contrôle des messages émanant de Téhéran.

Les divisions au sommet et le rôle d’Ahmad Vahidi

Les dissensions traverseraient également les Gardiens de la révolution eux-mêmes. Certains responsables militent pour poursuivre la pression à l’aide de missiles et de drones, tandis que d’autres estiment qu’il convient d’adapter l’intensité des opérations à la capacité réelle de l’Iran à résister aux frappes et à protéger ses infrastructures militaires.

Dans ce contexte, le rôle d’Ahmad Vahidi apparaît particulièrement important. Le chroniqueur militaire Alon Ben David a écrit cette semaine dans le quotidien Maariv que, sur le plan militaire, il existe désormais en Iran un centre de décision clairement identifié et que c’est Vahidi qui décide aujourd’hui des cibles de la riposte iranienne aux attaques américaines.

Selon Ben David, Vahidi et son entourage considèrent que le contrôle du détroit d’Ormuz constitue le principal acquis stratégique de la dernière confrontation. À leurs yeux, cette maîtrise confère à l’Iran un levier régional majeur, auquel ils n’ont aucune intention de renoncer.

Cependant, Vahidi devrait également tenir compte du coût intérieur d’une nouvelle escalade. Il est possible qu’il perçoive la volonté des dirigeants israéliens de reprendre les hostilités et qu’il comprenne qu’une attaque contre Israël entraînerait une riposte sévère, aggravant encore davantage la situation économique déjà très difficile de l’Iran.

Les pénuries d’électricité et d’eau, en plein été iranien, accentuent déjà le risque d’instabilité intérieure. Ainsi, même si Vahidi défend une ligne dure, il est peu probable qu’il ignore la possibilité qu’une attaque contre Israël entraîne une opération militaire de grande ampleur plutôt qu’une simple réaction symbolique.

Selon Aram News, les rivalités au sommet du régime dépassent désormais la simple question de la conduite des opérations militaires et se sont transformées en une lutte visant à déterminer les responsabilités des échecs. Les différentes factions s’accusent mutuellement des pertes subies, des infiltrations des services de renseignement et des décisions ayant conduit à l’intensification des frappes américaines.

Enfin, la source sécuritaire israélienne a affirmé que l’Iran avait préparé un projet d’assassinat visant plusieurs personnalités israéliennes dans le but de venger l’élimination d’Ali Khamenei. Le rapport ne précise toutefois ni l’identité des cibles, ni la date d’élaboration de ce plan, ni son degré d’avancement.

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3 Commentaires
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zebulon

« Je ne sais rien mais je dirai tout » (Georges Wolinski)

Jacques

Personne n’a vu le fantôme de Khamenei. Très étonnant, n’est-ce pas

jrl

Effectivement, il n’est plus sur le territoire iranien. Il est sous le territoire iranien (six pieds sous terre).