Solution à deux États : pourquoi en faire peser la seule responsabilité sur les Israéliens ?

Recevoir de l’eau, du gaz, de l’électricité, des subventions par milliards, des aides de toutes natures et en plus passer pour une victime ! Franchement pourquoi se compliquer la vie en ayant des responsabilités alors qu’on s’en met plein les poches sans rien faire.

Il n’est jamais venu à l’idée que la solution a deux états romprait ce bel équilibre, où Abbas se la coule douce, comme les responsables du Hamas à Doha, alors que l’excité de Sinwar s’occupe chaque jour de sa vie, non pas à se battre pour un état, mais pour tuer du Juif.

Ça, c’est pour faire simple. Mais, si on veut aller plus loin, on peut aussi se poser quelques questions basiques au lieu de sauter comme un cabri en répétant comme un perroquet « solution à deux états »

La création d’un véritable État implique des responsabilités et une sensibilité aux droits des voisins.

Les appels à la création d’un État palestinien sont souvent répétés par les politiciens et sur site Internet. Mais, ces appels ne s’accompagnent généralement pas d’une attention particulière aux questions critiques concernant la nature d’un tel État et son fonctionnement. L’accent, comme toujours, est mis sur les droits des Palestiniens et les responsabilités israéliennes. Mais la création d’un véritable État implique des responsabilités – et une sensibilité aux droits des voisins.

Il est grand temps d’aller sous la surface des mantras désinvoltes. Les questions difficiles telles que celles qui suivent (juste un échantillon de problèmes) doivent être abordées. Autrement, les appels à la création d’un État sont une recette pour la guerre, pas pour la paix :

– Sera-t-il formellement et irrévocablement reconnu à la fois par les Palestiniens eux-mêmes et en tant que question de droit international que la création de cet État mettra fin à toutes les revendications palestiniennes contre Israël, y compris pour le soi-disant « droit au retour » vers Israël lui-même ? C’est-à-dire la fin du conflit ?

– Dans le processus d’Oslo, les Palestiniens ont accepté de chercher réparation pour leurs griefs par la négociation et non par la terreur. Israël a pris des « risques pour la paix » et bien que les Palestiniens aient gagné en autonomie sur leurs centres de population à Gaza et en Cisjordanie, cet accord a été rompu au cours d’Oslo et s’est complètement effondré avec le lancement par Arafat de la Seconde Intifada. Et pourtant, depuis l’effondrement d’Oslo, Israël a supporté le poids de l’opprobre international jusqu’au 7 octobre et au-delà. Sur la base de cette expérience, comment Israël peut-il être sûr qu’un engagement de paix palestinien est stratégique et non un prélude tactique à la prochaine phase du conflit, c’est-à-dire une répétition d’Oslo ?

-Le nouvel État sera-t-il démilitarisé ?

-Le nouvel État conservera-t-il un pouvoir de police adéquat pour agir contre les groupes terroristes, et utilisera-t-il réellement ce pouvoir ?

– Quelles dispositions de sécurité seront mises en place pour garantir que le nouvel État ne soit pas un point de départ pour attaquer Israël, comme cela a été le cas lors de tous les retraits territoriaux israéliens précédents, et qu’il n’y ait pas d’entrée d’armes lourdes ou d’agents terroristes, de construction de tunnels d’attaque, etc.?

– S’il est proposé que ces arrangements de sécurité incluent une composante internationale, quelle base y a-t-il pour penser qu’ils seraient plus efficaces que la FINUL au Sud-Liban, qui a été un échec total ?

– Cet État doit-il être « Judenrein » (sans juif), ou pourrait-il avoir une minorité juive, tout comme Israël a une minorité arabe ? Et s’il y a une minorité juive, quelles mesures de sécurité seront mises en place pour elle ?

– Comment cet État sera-t-il gouverné ? Est-ce que ce sera une démocratie ? Si tel est le cas, comment peut-on garantir que le Hamas 2.0 n’utilisera pas des moyens démocratiques pour prendre le pouvoir, comme cela s’est produit en Algérie (et comme cela a empêché toute élection palestinienne depuis le début des années 2000) ? Et sinon, comment cela fonctionnerait-il ?

– L’inimitié envers Israël est extrêmement profonde. Quelles réformes éducatives et autres mesures seront prises pour amener les Palestiniens à accepter une réelle coexistence avec Israël ?

– Quels seraient les contours territoriaux précis de l’État ?

– Quels arrangements prévaudraient à Jérusalem ?

– Si des dispositions spéciales sont prises pour indemniser les réfugiés palestiniens et leurs descendants, y aura-t-il également des dispositions pour indemniser les réfugiés juifs des pays arabes et leurs descendants ?

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Leon

Comment ne pas faire référence dans cet article à la déclaration de Jacques Borrel qui affirme effrontément que le processus de paix n’est pas le point important et que seule compte la mise en œuvre de la solution dite des « deux états ». Ce qui est dit dans cet article est absolument vrai. Il y a toutes les raisons de craindre qu’un état palestinien ne soit qu’une base de départ d’agression, un porte avions.

Guidon

La « solution à deux états » a déjà été tentée avec les (des)accords d’Oslo et cela a échoué alors il faut arrêter de prendre les Juifs pour des indigènes stupides.