Si vous ne savez pas pourquoi vous priez, entre autres à Kippour, ouvrez les yeux et regardez les miracles.
En à peine 78 ans, ce petit pays, qui comptait 600 000 habitants en 1948, est devenu une grande puissance de plus de 10 millions de citoyens.
Ses soldats, dont beaucoup sont animés d’une foi indicible, convaincus de la victoire et de la présence de la Providence à leurs côtés, ont réalisé des prodiges.
Malgré les épreuves de toute nature, le peuple d’Israël a tout surmonté et est devenu fort et redoutable. Après trois années de guerre, alors que nos ennemis n’ont plus que la calomnie comme arme, ils sont contraints, les yeux exorbités, de constater la grandeur d’Israël.

LE BILAN DE 3 ANNES DE GUERRE
1. L’équilibre militaire et géostratégique
- Modification de l’équilibre des pouvoirs régional : les trois années de combats ont démontré la capacité de Tsahal à se redresser et ont entraîné un changement radical au Moyen-Orient. L’étau stratégique que l’Iran avait tissé autour d’Israël pendant des décennies s’en est trouvé considérablement affaibli.
- Front Nord et Liban : Le Hezbollah a subi de lourdes pertes qui ont affecté ses capacités opérationnelles. Tsahal opère au-delà de la ligne Litani, et la bande de terre proche de la frontière est devenue une zone d’opérations israélienne. Suite à ce revers majeur au sein de leurs directions, les Iraniens et les Houthis se montrent plus prudents face à une nouvelle confrontation directe avec Israël.
- L’effondrement du régime syrien : durant cette période, un changement fondamental s’est produit en Syrie avec la désintégration de l’armée d’Assad, la chute de son régime et sa fuite, ce qui a permis à Tsahal d’approfondir son activité stratégique dans la région.
- Front de Gaza et du Hamas : La majeure partie des dirigeants du Hamas (dont Yahya Sinwar et Muhammad Deif) a été éliminée, et l’infrastructure terroriste et clandestine de la bande de Gaza a été en grande partie détruite, ce qui a conduit à un accord de cessez-le-feu et à la libération des otages dans les phases avancées de la campagne. Le Hamas est contesté par des milices anti-hamas de plus en plus efficaces.
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L’Arabie saoudite : Les Houthis menacent le régime saoudien, qui peine à leur faire face et n’a plus qu’Israël comme bouée de sauvetage. Israël entend bien faire payer le prix de cette aide jugée vitale, en exigeant en contrepartie une reconnaissance formelle.
Le choix qui se présente aux Saoudiens est donc cornélien : assurer leur sécurité en se rapprochant d’Israël, au prix d’une reconnaissance officielle et d’une mise à l’écart définitive de la cause palestinienne, ou maintenir leur position actuelle. Entre les deux, Riyad devra déterminer ce qui sert le mieux ses intérêts et sa sécurité.
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Israël, grande puissance : Les succès militaires d’Israël sont dus, en grande partie, au développement d’armements sophistiqués que l’État hébreu maîtrise et, pour certains, est seul à détenir. La démonstration de ses capacités militaires et technologiques au cours de ces trois dernières années est spectaculaire. De nombreux pays se tournent désormais vers Israël pour acquérir ses systèmes d’armement, au point que l’effort de guerre pourrait avoir, à terme, des retombées économiques considérables pour le pays.
Par ailleurs, le très haut niveau technologique atteint par Israël contribue à renforcer toujours davantage la coopération stratégique et militaire avec les États-Unis, comme l’a notamment illustré leur coordination lors des premiers jours de la guerre avec l’Iran.
Plus encore, l’Iran semble désormais chercher à éviter une confrontation directe avec Israël, tirant les enseignements des lourdes pertes subies lors des premiers jours de la guerre déclenchée dans la soirée du 28 février 2026.

2. Le prix économique
- Coût budgétaire monstrueux : selon les données du ministère des Finances, le coût direct de la guerre a atteint environ 230 milliards de shekels ( 65 milliards de dollar), soit un montant équivalent à plus de 10 % du PIB annuel d’Israël ou à deux budgets de défense en temps normal. Néanmoins
En contrepartie le carnet de commandes cumulé des principales entreprises d’armement israéliennes est estimé à environ 90 milliards de dollars .
Ces industries(dont Elbit Systems, avec un carnet de commandes d’environ 28,1 milliards de dollars, et Israel Aerospace Industries, avec environ 29 milliards de dollars) bénéficient d’une demande mondiale sans précédent, environ 90 % des commandes totales étant destinées à l’exportation vers des pays étrangers.
En ce qui concerne les contrats effectivement signés, le ministère de la Défense a indiqué que le volume des exportations annuelles de défense d’Israël avait battu un record historique et s’élevait à 19,2 milliards de dollars .
Données clés sur les achats d’armes israéliens dans le monde :
Part importante des contrats : Environ 53 % de tous les contrats signés sont des « méga-contrats » d’une valeur supérieure à 100 millions de dollars chacun.Les types de systèmes les plus recherchés : les systèmes de défense aérienne, les missiles et les roquettes dominent les acquisitions mondiales avec 29 % de toutes les transactions, suivis de près par les systèmes de surveillance et d’optronique (22 %).
Répartition géographique des pays acheteurs : les pays européens sont en tête des achats d’armes à Israël avec 36 % de toutes les transactions, la région Asie-Pacifique en détient 32 %, les pays des « accords d’Abraham » (les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc) représentent 15 % et l’Amérique du Nord 13
- Charge pour les ménages : Ce coût équivaut à environ 79 000 shekels pour une famille israélienne moyenne. Cette charge est financée par la dette publique, les coupes budgétaires dans la fonction publique et les impôts, en prévision des difficultés importantes que connaîtra l’élaboration du budget de l’État pour 2027.
- Dépenses de défense et de reconstruction : Le budget de la défense a explosé (atteignant 166 milliards de shekels en 2025), dont des dizaines de milliards consacrés aux réserves pour les longues périodes et au ministère de la Reconstruction. Le fonds de compensation de la taxe foncière a été quasiment épuisé après avoir déjà versé plus de 37 milliards de shekels. La reconstruction de la seule bande de Gaza est estimée à environ 17 milliards de shekels.
- Dommages indirects : L’économie a subi un ralentissement continu de sa croissance, l’annulation des investissements étrangers, un coup dur porté au tourisme et des dégradations répétées de la note de crédit du pays.
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- Taux de déficit (2025) : 4,7 % du PIB (en baisse par rapport à 6,8 % en 2024).
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- Taux de déficit (début 2026) : Redescendu à 3,8 % en avril 2026, mieux que l’objectif de 3.1 % fixé par la Knesset.
- Prévisions annuelles 2026 : Estimé entre 3.2% et 3.1 % du PIB selon les instituts.
- Tension militaire actuelle : Tsahal a alerté en septembre 2026 sur un besoin budgétaire urgent de 40 milliards de shekels pour ses dépenses de défense.
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Chiffres clés de la dette publique
- Ratio dette / PIB en 2024 : environ 67,7 % du PIB.
- Ratio dette / PIB en 2025 : environ 68,6 % du PIB (selon le ministère des Finances).
- Montant global en 2025 : environ 327,7 milliards d’euros.
- Dette par habitant : environ 32 373 € par personne.
- Le produit intérieur brut (PIB) d’Israël montre une résilience marquée et un rebond dynamique malgré les tensions géopolitiques régionales.
- PIB nominal (2026) : Environ 719,85 milliards de dollars (FMI) Taux de croissance du PIB (2026) : Estimé entre 3,5 % et 3,8 %Croissance annualisée (Q2 2026) :
- Forte accélération à 14,90 % (après -1,70 % au Q1 2026)PIB par habitant (2026) : Environ 69 804 dollars
- Pour information, en France le PIB par habitant s’élève à 40 700 € ce qui le place légèrement en dessous de la moyenne de l’Union européenne.

3. Le coût humain et social
- Le cercle des familles endeuillées et des blessés : depuis le 7 octobre 2023, plus de 7 100 personnes ont rejoint le cercle des familles endeuillées, portant le total à près de 60 000 personnes. Parallèlement, des dizaines de milliers de soldats de Tsahal blessés ou invalides nécessitent une réadaptation de longue durée.
- Pertes de personnel et de matériel : Les trois années de combats ont engendré de graves pertes physiques parmi les citoyens du pays (réservistes et personnes évacuées ayant perdu des années de travail et d’études), ainsi qu’une perte sans précédent de véhicules blindés, de chars et d’armes au sein de Tsahal, ce qui nécessite d’énormes ressources pour les pièces de rechange et l’approvisionnement.
- Division sociale et politique : Malgré une démonstration extraordinaire de résilience et de fermeté sur le front intérieur qui a surpris l’ennemi, la société israélienne est confrontée à une profonde division interne, à des querelles sur la répartition des charges et la conscription, et à des troubles politiques à l’approche des élections.

Mais jamais Israël n’a été aussi fort ni aussi capable d’imposer sa vision des choses, y compris face aux États-Unis, comme il l’a montré à Gaza, au Sud-Liban, en Syrie et en Iran.
Sur le plan diplomatique, Israël fait face sans complexe aux puissances européennes, ne cède à aucun chantage et n’hésite pas à prendre des contre-mesures face aux menaces de sanctions.
En Judée-Samarie, autre enjeu majeur, Israël se comporte en maître du terrain et y affirme ouvertement sa souveraineté.

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