JUSTE DES JUSTES: Témoignage pour Jean-François et Henriette Labro, Justes parmi les nations

Jean-François Labro rencontre Henriette Carisey, fille naturel d’un noble polonais et d’une institutrice française qui a eu une vie romanesque. Il l’épouse 6 mois après leur rencontre. Pressentant la Seconde Guerre mondiale, Jean-François Labro* décide de retourner au pays et installe sa famille dans une villa de Montauban, la Villa Horizon, située chemin Beau-Soleil.

La villa servira de lieu de transit pour de nombreux juifs, certains n’étant qu’en transit vers un passage de la frontière des Pyrénées, même lorsque le premier étage de la villa est réquisitionnée par un officier SS de la division Das Reich.
Certains réfugiés sont employés comme jardiniers, ouvriers agricoles ou cuisinières.
Les Bernart, Juifs parisiens réfugiés en zone sud, avec l’extension des rafles, étaient en quête d’un abri sûr. Le père qui vivait séparé de ses proches leur avait indiqué la famille Labro comme source d’aide possible. Le couple accueillit effectivement Maurice Bernart, le fils, ses deux sœurs, Claude et Colette, et leur mère et leur assura une cache dans sa demeure, pendant plusieurs jours. Jean-François Labro les recommanda par la suite à des fermiers du voisinage, à Saint-Martial-sur-Isop, qui étaient des amis sûrs. Ils y vécurent une grande partie de l’occupation, tout en continuant à bénéficier de la protection de Henriette* et Jean-François Labro* qui les informaient régulièrement des dangers.
Henriette et Jean-François Labro a également aidé la famille de Pierre Gruneberg, 12 ans.
Henriette et Jean-François Labro ont aussi caché, en leur donnant du travail dans leur domaine, un Juif autrichien employé comme jardinier.
Dora Krummer, une jeune juive qui s’occupait des enfants et de la maison, restera cachée chez eux deux ans en passant pour sourde-muette.
La police, venue se présenter pour arrêter Dora Krummer, fut éconduite par Henriette Labro*.
Ils vont encore cacher Jean Frydman, Jeannette Grumblatt, Norbert Awiczi (plus tard défenestré à Bayonne)…
Jean-François Labro avait connu Norbert Awiczi dans le Paris de l’avant-guerre. C’était un diamantaire intelligent, rusé, amateur de théâtre, de jolies flles, de musique, et de nuits sans sommeil. Il avait fait escale un soir à la Villa avant de rejoindre Biarritz.
Yves Sokol  Association pour la Mémoire de la Shoah

 

2 Commentaires

  1. J’ai toujours eu beaucoup d’estime pour Philippe Labro dont je lisais régulièrement les billets.
    Il a été un fervent admirateur de Kirk Douglas qu’il a placé tout en haut de ses préférés.
    Mais voilà, il a été pris dans le tourbillon de la haine de TRUMP au point de faire des déclarations et de rédiger des chroniques indignes de lui.
    Toute notre reconnaissance à ses parents qui ont sauvé des Juifs…

  2. Merci aux parents Labro, ce n’était pas facile d’accomplir un acte pareil et ils l’ont fait, je pense qu’il faut faire vite pour ressortir des actes pareils, tant que cette fois, les enfants ou petits-enfants sont encore de ce monde !
    Philippe, vos parents sont des exemples, il faut que le monde le sache !

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