Suite à la mesure ferme prise par la Grande-Bretagne contre Israël : Trump prépare déjà la vengeance « parfaite ».

Face à la série de mesures prises par la Grande-Bretagne contre Israël, le nouveau Premier ministre Andy Burnham a été averti qu’il risquait des représailles de la Maison Blanche.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a été averti qu’il risquait de déclencher une guerre commerciale avec le président américain Donald Trump en raison de son projet d’imposer des sanctions contre les colonies israéliennes. Selon un article du Times, des députés travaillistes craignent que la Maison Blanche ne prenne de fortes mesures de rétorsion suite à l’annonce par le Royaume-Uni d’un boycott des biens et services liés au programme de construction en Judée-Samarie, qui comprend notamment 1 200 logements dans le secteur E1, à l’est de Jérusalem.

Les Américains ont récemment démontré leur intolérance face à de telles mesures. Le mois dernier, les États-Unis ont vivement critiqué l’Irlande pour l’adoption d’une législation similaire, mettant en garde contre les conséquences imprévues pour près d’un millier d’entreprises américaines implantées sur le territoire. Parallèlement, Trump a menacé l’Espagne d’un embargo commercial total. L’Espagne avait déjà interdit l’an dernier les importations de marchandises en provenance des colonies, dans le cadre d’un conflit plus large lié à son refus d’autoriser les États-Unis à utiliser ses bases militaires pour des opérations en Iran.

Burnham s’apprête à annoncer de lourdes sanctions contre Israël en raison de l’expansion de ses activités de construction, et il bénéficie du soutien d’au moins 140 députés travaillistes. Ces derniers font pression pour que le plan britannique soit le plus sévère d’Europe et couvre non seulement les biens mais aussi les services, notamment par des sanctions contre les entreprises qui remporteront les appels d’offres pour le projet E1. Cependant, des sources au sein du parti laissent entendre, lors de discussions à huis clos, que le président américain pourrait imposer des droits de douane sur les produits britanniques en représailles. Autre source d’inquiétude : les lois anti-BDS fédérales et étatiques aux États-Unis, qui pourraient exposer les entreprises américaines à des amendes et à des peines d’emprisonnement si elles coopèrent au boycott.

Un député travailliste a déclaré au Times que les relations commerciales et diplomatiques avec les États-Unis étaient déjà fragiles. Il a ajouté qu’il serait naïf de croire que la Grande-Bretagne pourrait imposer des sanctions à Israël sans en subir les conséquences économiques et politiques. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a déjà qualifié la décision israélienne de « dévastatrice et inacceptable », arguant qu’elle compromet la viabilité d’une solution à deux États.

Cette question explosive risque de ternir la première rencontre entre Burnham et Trump, prévue à New York le mois prochain en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Burnham, qui, lorsqu’il était maire du Grand Manchester, avait qualifié le président américain de « toxique » et de « facteur de division », a tenté d’apaiser les tensions lors d’une interview accordée à la chaîne britannique Channel 5. Il a déclaré avoir l’habitude de dire ce qu’il pense, mais qu’en tant qu’homme politique, il cherche toujours à établir un véritable lien avec les gens.

Comme indiqué précédemment, le gouvernement britannique s’efforce activement d’imposer une interdiction totale d’importation et d’exportation de biens et de services vers la Judée-Samarie, comme l’a rapporté la semaine dernière la chaîne britannique Sky News.

Selon le rapport, le ministre britannique du Commerce, Chris Bryant, a confirmé aux membres de la commission parlementaire des affaires et du commerce que le boycott envisagé s’appliquerait à tous les mouvements de biens et de services à destination et en provenance des avant-postes et des colonies. Si, par le passé, Londres s’était contentée de condamner les agissements des autorités et d’étudier différentes options sans soutenir un boycott formel, M. Bryant a désormais clairement indiqué qu’il existait des arguments moraux et juridiques « très solides » en faveur d’une telle mesure.

Le ministre a confirmé que le ministère du Commerce et des Affaires étrangères britannique collabore à l’élaboration d’une interdiction globale. « Nous travaillons actuellement sur les modalités précises de mise en œuvre de cette mesure », a indiqué M. Bryant, soulignant que la principale préoccupation à Londres concerne désormais le secteur des services. Le ministre s’est notamment inquiété de la possibilité que des entreprises britanniques accordent des prêts hypothécaires pour la construction dans les zones d’implantation, fassent office d’agences immobilières pour des biens situés dans ces zones, ou encore fournissent des services comptables et juridiques.

Quant à la date d’entrée en vigueur du boycott, Bryant a expliqué que la principale difficulté réside dans la mise en place d’un mécanisme d’application efficace et opérationnel. Il a indiqué que le recours au régime de sanctions existant serait préférable à l’adoption de nouvelles lois, un processus qui pourrait s’avérer long et complexe. « Nous nous efforçons de définir précisément les modalités de ce mécanisme, et il est possible que la législation actuelle en matière de sanctions serve de base juridique à l’interdiction », a-t-il déclaré aux parlementaires.

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