Tandis que l’opinion publique en Israël est plongée dans les soucis quotidien, les milieux militaires, eux, sont préoccupés par la montée de la tension sur le front nord. Depuis un certain temps l’on remarque une activité dense de la part des groupes dissidents combattant le régime syrien, mais ces jours-ci, la tension est montée d’un cran.
Or, les craintes viennent de se confirmer ce jeudi lorsqu’une rafale de missiles en provenance du Golan syrien a atteint le territoire israélien, sans faire de victimes mais provoquant des incendies. Comme prévu, Tsahal a riposté, et renforcé la défense de la région. Selon les renseignements parvenus au commandement Nord, l’initiative de ces tirs incombe au Jihad Islamique cherchant une escalade. Ces renseignements affirment également que Téhéran en est le commanditaire et bien plus, ses agents, présents sur place, inspirent et dirigent cette activité.
C’est l’incident le plus grave depuis longtemps, et la première fois depuis 1973 (la Guerre de Kippour) que des missiles atteignant la Galilée proviennent de la Syrie. Certes, le Président Assad a bien d’autres chats à fouetter, mais sous la pression du Hezbollah et de Téhéran le soutenant contre les rebelles, il doit se résigner à laisser faire, en dépit du risque de la riposte de Tsahal.
Les renseignements parvenus à Tsahal ont identifié l’instigateur de cette activité. Il s’agit de Kassem Soulimani, chef de la section « EL Koudss » dite Palestinienne, des « Gardes révolutionnaires » iraniennes. Soulimani et ses hommes dominent pratiquement la région frontalière de sorte qu’Israël n’a plus en face une armée régulière libanaise ou syrienne, mais des groupes terroristes sous le commandement direct de Téhéran.
Tsahal s’y attendait et avait pris ses précautions, y compris des plans tactiques, voire des opérations et des infiltrations éventuelles à l’intérieur du territoire syrien. En effet, un exercice de grande envergure avait été effectué récemment, prévoyant des combats en territoire syrien. Ces manoeuvres ont été divulguées intentionnellement afin de démontrer que l’on ne laisse rien au hasard.
Ceci dit, l’aspect défensif n’est pas négligé. Les préoccupations prévoient même l’éventualité d’attentats à l’arme chimique, dont une petite quantité pourrait être en possession des groupes islamiques.
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