Israël paie très cher le confinement
Le coût du troisième confinement, pondéré par les restrictions supplémentaires, est estimé entre 3,0 et 3,5 milliards de shekels par semaine

Banque d’Israël :
Suite à la décision du gouvernement hier soir de passer à une fermeture complète à partir de minuit jeudi prochain, et pendant au moins deux semaines, la Banque d’Israël actualise son évaluation de son coût pour l’économie.
Dans le cadre de la fermeture actuelle approuvée hier soir : la fréquentation des lieux de travail sera réduite, les professions qui reçoivent du public seront fermés, notamment les commerces, les services à la personne de près, les hôtels et les salles de réceptions. En outre, désormais, l’activité présentielle dans l’ensemble du système éducatif, à l’exception de l’éducation spéciale, sera fermée (sauf l’enseignement à distance). Le fait de quitter la maison pour des besoins non essentiels sera limité à 1 km et le seuil autorisé pour un rassemblement de 5 personnes dans un espace fermé et de 10 personnes dans un espace ouvert sera réduit.

Bank of Israel

Il a en outre été stipulé que les restaurants fermés avec places assises à partir du deuxième confinement ne pourront fonctionner qu’en livraisons. Formellement les écoles, les activités culturelles et les salles de banquet sont fermées comme pour le second confinement et devraient le rester. L’ensemble des restrictions actuelles, sont pour la plupart similaires à celles du second confinement. Dans cette courte note, nous évaluerons le coût au début de cette fermeture.

Sur la base des données des comptes nationaux (pour les trois premiers trimestres) et d’autres indicateurs, nous avons réalisé une estimation du taux d’activité de l’économie pour chacun des mois de janvier à octobre. Nous estimons que le taux d’activité moyen en avril, lors du premier confinement, était de 80%. Il faut noter que c’est la moyenne d’avril, quant à la fin du mois les effets ont déjà commencé et au début du mois qui était la semaine de Pâque où l’activité est de toute façon faible. Par conséquent, on peut estimer qu’au plus fort du premier confinement, avant Pessah, le taux d’activité était plus faible. Après le premier confinement, lors de l’ouverture de l’économie, l’activité s’est rapidement envolée de sorte que le taux d’activité moyen pendant les mois d’été (avant le second confinement) était de 95%. Le deuxième confinement, qui a débuté fin septembre, a entraîné moins de dommages à l’activité, bien que ses dispositions aient été plus strictes que lors du premier confinement. Le moindre dommage à l’activité est probablement dû à la préparation des entreprises au travail à distance et au respect partiel des directives. Nous estimons qu’en moyenne en octobre, le taux d’activité était d’au moins 88%. Le coût hebdomadaire de la fermeture actuelle sera plus élevé qu’il ne l’était en octobre (3,2 milliards) :

Octobre est une moyenne mensuelle estimée, lorsque la fin du mois (comme 19,10 Milliards), on a commencé à assouplir le confinement.

Le confinement d’octobre pendant les fêtes où l’activité économique est relativement faible et le système éducatif est fermé. En revanche, le nouveau confinement concernera désormais des activités commerciales avec des semaines pleines et un système éducatif normal (hors jours fériés).

Les causes pour lesquelles le coût hebdomadaire du confinement sera probablement inférieur à ce qu’il était en octobre (3,2 milliards). Il est probable que les entreprises du secteur économique ont continué à se préparer à une activité dans le cadre du confinement.

En pesant tous ces éléments, on peut estimer que le coût hebdomadaire du confinement qui débutera la semaine prochaine sera d’environ 3,0 à 3,5 milliards de NIS par semaine (un coût supplémentaire de 1,7 à 2,2 milliards de NIS par rapport à la période du covid qui a eu lieu cet été).

Il s’agit du coût direct uniquement pendant la période du confinement. Il n’inclut pas les coûts permanents encourus, par exemple, à la suite de faillites d’entreprises et de chômage continu. De plus, il faut indiquer les coûts estimés des activités dont la valeur monétaire du PIB est couverte dans les comptes nationaux. En d’autres termes, cela n’inclut pas les maladies ou les atteintes à la liberté de mouvement des citoyens, les détails des prestations qui ne sont pas facturables (voyages dans la nature, visites de parents), les dommages à la santé dus au report traitements médicaux non urgents, dommages éducatifs aux enfants et plus encore.
Toute solution pour sortir le pays de ces confinements successifs, sera moins onéreuse.

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