Israël-Etats du Golfe: I. Katz prône le rapprochement

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Le ministre des Affaires étrangères Yisrael Katz, (à droite) intervient lors de la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, le 6 août 2019. (Yitzhak Harari/Knesset)

Israël confirme vouloir se rapprocher des pays du Golfe contre l’influence de l’Iran

Israël Katz a confirmé le souhait de l’administration israélienne de se rapprocher des pays du Golfe afin de faire face à l’Iran.

Si aucun accord n’a encore été ratifié, l’Etat hébreu a récemment multiplié les signaux en direction de ses voisins.

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Israël Katz, a expliqué devant la Knesset, le 6 août, que son objectif principal était le rapprochement entre Israël et une partie du monde arabe.

D’après lui, des accords de paix formalisés avec certains Etats du Golfe pourraient voir le jour dans quelques années.

«Mon objectif, avec le soutien total du Premier ministre Benjamin Netanyahu, est d’œuvrer à une normalisation manifeste, de l’étendre et de la rendre publique, afin de parvenir à la signature d’accords diplomatiques [de paix] avec les États du Golfe. C’est le défi. C’est l’objectif», a-t-il confié.

L’abandon de la question palestinienne ?

Prenant pour exemples les accords de paix signés avec l’Egypte en 1979 ou la Jordanie en 1994, le ministre du Likoud a précisé qu’il serait «réaliste» de s’attendre à une normalisation totale des relations avec certains Etats de la région «dans les années à venir», et ce, même si des désaccords persistent à propos de la question palestinienne.

Il a également affirmé que ces différends ne devaient pas être un obstacle à l’amélioration des relations entre Israël et ses voisins.

 

Néanmoins, Israël Katz reste conscient du chemin à parcourir. Évoquant l’une de ses discussions avec un haut responsable, à propos des relations entre Israël et la Turquie, celui-ci a déclaré à propos du président Recep Tayyip Erdogan : «Nous ne l’aimons pas, il ne nous aime pas […] mais le commerce avec la Turquie continue à augmenter.»

Selon le ministre, le Moyen-Orient serait en effet composé de «frenemies» (contraction de friend [ami] et d’enemy [ennemi]).

«Vous pouvez discuter d’une chose et coopérer sur d’autres questions. Par conséquent, vous, les États du Golfe, n’avez aucune raison de ne pas travailler avec nous [les Israéliens] sur certaines questions, même si nous ne sommes pas d’accord sur la question palestinienne», a-t-il complété, citant son échange avec le haut responsable.

Par ailleurs, Israël Katz espère que les bonnes relations entre l’administration de Donald Trump et celle de Benjamin Netanyahou pourraient être un facteur supplémentaire de rapprochement entre Israël et les pays du Golfe.

Car si ces Etats avaient fait du règlement de la question palestinienne un prérequis à la paix, le repositionnement de l’Iran comme un acteur principal de la région, tenant tête aux Etats-Unis, les force à réagir et à revoir leurs prétentions.

Les ennemis de mes ennemis

Alors que l’Iran et les Etats-Unis se livrent une bataille diplomatique féroce, ces derniers mois ont été l’occasion pour Israël de mettre en application une stratégie de normalisation des relations avec ses voisins. Le 1er juillet dernier, le chef du Mossad, Yossi Cohen, avait annoncé lors d’une conférence de presse tenue à Herzliya, près de Tel-Aviv, le rétablissement des «relations officielles» entre l’Etat hébreu et le sultanat d’Oman. Il avait ajouté que le rétablissement des liens entre les deux pays était «la partie visible d’un effort bien plus large, qui reste secret». Lire la suite

Alexis Le Meur

2 COMMENTS

  1. Il est claire que les « palestiniens » ne sont pas des colonisés mais des colonisateurs, des agresseurs et non des agressés, des oppresseurs et non des opprimés et servent tout simplement d’armes de guerre pour voler la souveraineté des juifs et leur terre et les priver de leur liberté. Proclamé le contraire à tort et à travers ne change pas la réalité.

    Concernant les espoirs d’Israël Katz, je pense que malheureusement, il se trompe. les pays arabes ne feront jamais une vraie paix avec Israël. Aujourd’hui, ils ont peur de l’Iran et sont sous pression américaine pour un rapprochement avec Israël, et ils font, donc le minimum en donnant des signes et en laissant espérer qu’une normalisation est possible jusqu’à ce qu’Israël et les Etats-Unis les débarrassent de la menace iranienne. Et ils espérent qu’ensuite Israël succombera avec la création d’un état « palestinien », c’est pour cela, qu’ils en font une condition incontournable. Pour moi, Israël devrait la jouer seule pour sa sécurité et même encouragé l’Iran à éliminer le maximum de pays arabes et ensuite lui asséner le coup de grâce. Ni plus ni moins.

  2. Quand les pays arabes accepteront de reconnaitre (par les actes, si ce n’est par les paroles) que les Palestiniens n’existent que comme arme envers Israel, de nombreux problèmes auront été résolus.

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