Israël 2021: incertitudes, défis et espoir

Freddy Eytan

L’année 2020 s’achève dans la mélancolie du confinement, avec ses angoisses collectives et privées, ses réflexions et interrogations sur l’avenir individuel, familial et national.

L’année 2021 débute enfin dans l’espoir de pouvoir mettre un terme définitif à la pandémie du Covid 19. Nous pouvons donc nous réjouir que nous sommes parmi les premiers pays au monde capables de vacciner dans un court laps de temps une grande partie de la population.

Pourtant, comme de coutume ici, nous entendons d’autres sons de cloche. Toutes sortes de réactions pessimistes et cyniques, très négatives sur la gestion des affaires par le gouvernement. Des critiques surtout sur le prix faramineux payé par l’Etat pour obtenir rapidement ces vaccinations. Bien entendu, elles ne représentent pas la réalité sur le terrain, en comparaison avec la situation catastrophique existante que traversent de nombreux pays.

Ces critiques n’ont pas de sens quand la pandémie se déchaîne à travers tous les continents depuis plus d’un an, et surtout quand il s’agit de sauver des vies humaines, des êtres chers, toute une population en détresse. En revanche, nous devrions poursuive l’opération de vaccination quel que soit le prix à payer, et agir toujours dans un esprit de solidarité et de fraternité sans distinction aucune, entre riches et pauvres entre Juifs et Arabes.

Malheureusement, nous entrons dans une quatrième campagne électorale que personne ne souhaite vraiment. Certes, le gouvernement de transition demeure maître du pays et peut fonctionner dans tous les domaines mais tout semble volatil et le pronostic des résultats des élections reste hasardeux avec la dissolution et la multiplication de nouveaux partis.

Il est bien temps de changer le système électoral pour redonner à ce peuple confiance, courage et espoir. Il mérite absolument un meilleur leadership et une vision plus réaliste dans l’intérêt uniquement de la nation et de l’Etat.

Les mois à venir sont donc imprévisibles mais décisifs pour l’Etat juif, le Moyen-Orient et la communauté internationale.

Le départ définitif de Donald Trump et l’entrée de Joe Biden à la Maison Blanche changera l’ordre du jour international.  
Durant ces quatre dernières années, le gouvernement Netanyahou a obtenu des Américains carte blanche. Trump a été un président atypique, un ami hors pair et grand défenseur de la cause israélienne. Nous sommes très reconnaissants à toutes les décisions prises pour la défense de l’Etat Juif et pour la recherche de la paix.

Les Accords d’Abraham ont bouleversé la donne géopolitique. Ils ont brouillé la carte palestinienne et remis à leur juste proportion les vrais problèmes de la région, notamment la menace permanente des Ayatollahs iraniens et la vengeance des Islamistes, omniprésente une décennie après le fameux Printemps arabe.

Joe Biden a sans doute d’autres priorités et consacrera les prochains mois aux affaires de politique intérieure et au combat contre la pandémie.

Concernant Israël et le Moyen- Orient, nous devrions encore attendre, mais d’ores et déjà, la politique de Biden sera probablement identique à celle de Barack Obama. Un retour donc à la diplomatie classique avec les Iraniens et les Palestiniens.

De multiples défis sont à relever dans tous les domaines. Malgré et en dépit de toutes les conséquences et les changements dans l’arène internationale, Israël se trouve en bonne posture sur le plan économique et sécuritaire. Le devoir du gouvernement est de relancer l’économie et offrir une assurance complète sur le plan sanitaire et un sentiment sincère de sécurité dans tous les domaines.

Pour le faire, nous devrions également coordonner la marche à suivre avec la nouvelle administration américaine pour sauvegarder tous les atouts en jeu. Ne jamais céder sur des questions sécuritaires existentielles telles que des frontières défendables et le non-retour aux lignes d’armistice de 1949. Après l’amère expérience des Accords d’Oslo et l’impasse survenue depuis dans le processus de paix, l’Autorité palestinienne n’est pas en mesure de garantir l’application d’un nouveau traité même en obtenant des gages américains et européens.

Enfin, et malgré toutes les difficultés et les menaces prévues en 2021, nous pouvons compter sur notre foi dans notre juste cause, sur notre puissance militaire, scientifique et technologique, ainsi que sur la solidarité inébranlable des communautés juives. Ne perdons jamais l’espoir en des jours meilleurs et demeurons toujours vigilants. Bonne et heureuse année 2021. 

jcpa-lecape.org

1 COMMENTAIRE

  1. foi surtout en hachem qui a ramené son peuple dans sa terre pour l’amener a la rencontre du mashiah, si israel est là, c’est uniquement par la parole de dieu qui ne lui revient pas sans avoir acompli ce qu’elle dit.( prophètes ).
    il faut plus compter sur lui que sur le bouclier et la lance.
    que ces desseins s’avance encore plus rapidemment cette nouvelle année civile romaine.

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