Prendre des mesures immédiates et couvrir le pavillon » : la lettre qui a conduit à l’exclusion d’Israël du salon de l’armement en France.
Le chef du Conseil de sécurité nationale français,- à la demande de Macron – a adressé une lettre officielle au président Emmanuel Macron dans laquelle il déclarait qu’il fallait interdire la participation d’Israël au prestigieux salon « Eurosatory », estimant que cette décision « est conforme à notre position visant à promouvoir la paix et la stabilité à Gaza, en Cisjordanie et au Liban ». En Israël, la décision a été dénoncée comme « humiliante et scandaleuse ». Car les ennemis d’Israël dans les trois cas cités sont les terroristes islamistes à la solde de l’Iran.
« Prendre des mesures immédiates et couvrir les pavillons » : tels sont les termes de la lettre officielle envoyée par le secrétaire général du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale de la France au président Emmanuel Macron. Il y indiquait qu’à l’issue d’une réunion tenue le 26 mai, il avait été décidé de « restreindre la participation des exposants israéliens au salon Eurosatory 2026 et de n’autoriser la présentation que d’équipements liés à la défense aérienne contre les missiles et les missiles balistiques ». La lettre précise également que « cette restriction s’applique à toute forme de présentation, y compris au moyen de maquettes et de documents écrits, et interdit également l’ouverture d’un pavillon israélien ainsi que la présence de ses représentants officiels ».
Le secrétaire général Nicolas Roche, qui dirige l’équivalent français du Conseil de sécurité nationale, a justifié cette décision en affirmant qu’elle « est conforme à la position diplomatique française visant à promouvoir la paix et la stabilité à Gaza, en Cisjordanie et au Liban ». Cette mise en conformité à la pseudo politique anti-israélienne est subite et tardive. Cela fait 78 ans qu’Israël se bat pour sa survie
Roche a demandé l’approbation de Macron pour « prendre des mesures immédiates et couvrir les pavillons qui ne respecteraient pas ces exigences », pour bien indiquer que cette initiative n’est en fait pas la sienne. Il a ajouté que « les représentants des autorités sollicitent officiellement l’autorisation de procéder aux contrôles et à l’application de ces mesures par un représentant de l’État, accompagné d’experts en balistique ».
Des sources israéliennes ont qualifié cette décision d’« humiliante et scandaleuse ». Parallèlement à l’exclusion d’Israël du prestigieux salon, une délégation de « Palestine » a été autorisée à y participer, bien qu’il ne soit pas clair ce qu’elle compte y présenter.
Selon cette lettre, le gouvernement français a décidé d’interdire la participation officielle de l’État d’Israël au salon international de l’armement qui se tiendra à Paris du 15 au 19 juin. La décision stipule que les représentants du gouvernement israélien et du ministère israélien de la Défense ne seront pas autorisés à participer à l’exposition et qu’aucun pavillon national israélien ne pourra y être installé.
Quand on dit que l’antisionisme est le faux-nez de l’antisémitisme, nous y sommes là complètement. Quand les dirigeants d’un pays sont antisémites, le pays le devient.
Comme indiqué, les entreprises privées israéliennes pourront apparemment participer au salon, mais elles ne seront autorisées à présenter que des systèmes de défense aérienne et de défense antimissile. Après la publication de cette interdiction, une source israélienne a déclaré : « Il s’agit d’une nouvelle escalade et d’un durcissement de la politique française. Israël devra décider de sa réaction, mais il est très peu probable qu’il boycotte le salon. »
Par la suite, le colonel Shagai Fink, attaché militaire israélien en France, a réagi à l’interdiction en déclarant : « L’interdiction du pavillon israélien est une décision humiliante qui va à l’encontre de toutes les valeurs que la France prétend incarner : la liberté, le libéralisme et le respect. Nous ne céderons pas et continuerons à vendre à nos partenaires en Europe et dans le monde entier. » Dans une déclaration à Ynet, il a ajouté : « Il s’agit d’une détérioration dramatique des relations entre Israël et la France. Je suis déçu par eux. C’est une honte. Ont-ils interdit aux États-Unis d’exposer à cause de leur guerre contre l’Iran ? »
Au ministère israélien de la Défense, on est convaincu que la véritable motivation est la concurrence commerciale entre les deux pays dans la vente d’équipements similaires. La justification officielle est toujours géopolitique : les années précédentes, il était question de la guerre à Gaza, et cette année plane la question de la guerre au Liban. En attendant, Israël examine les moyens de réagir à cette interdiction, tant sur le plan politique que juridique, ainsi qu’en « renforçant ses liens avec des alliés avec lesquels il coopère déjà ». Fink a précisé qu’il « a l’intention de se tenir fièrement, en uniforme de Tsahal, devant l’entrée du pavillon fermé. Ils ne nous arrêteront pas ».
En 1967, l’armée israélienne, qui avait considérablement modifié le Mirage français, permit à la France de fanfaronner avec son avion grâce à la victoire israélienne lors de la guerre des Six Jours. Mais avec l’embargo décrété par de Gaulle, le Mirage a connut sa descente aux enfers.
L’avion de combat le plus performant au monde est aujourd’hui le F-35 Adir, qui fait de l’aviation israélienne la plus performante au monde sur cet appareil, devant même les États-Unis. Depuis, la France ne vend que très peu d’avions par rapport aux États-Unis : seulement 260 Rafale ont été vendus, souvent avec des subventions, là où les États-Unis en ont vendu 2 600 F-35 F-15 et autres.
Dans tous les domaines, Israël surpasse qualitativement la France : défenses antimissiles, chars, équipements d’infanterie ou cybersécurité. Israël est un concurrent direct de la France. Avec 7,8 % du marché mondial, contre 10 % pour la France, cette dernière se voit menacée.

Cette affaire n’a rien à voir avec une quelconque morale française en politique étrangère. La France fricote avec le Hamas, le Hezbollah, l’Iran et le Djihad islamique en Syrie. Elle allie l’antisémitisme à une politique étrange qu’elle qualifie d’étrangère.

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