Il y a 84 ans, des milliers de juifs déportés vers les camps nazis
Commémoration de la rafle du Vél d’Hiv: il y a 84 ans, des milliers de juifs étaient déportés vers les camps nazis
Ce dimanche 19 juillet marque la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France. Initiée en 1993, cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver, si ce jour est un dimanche, ou sinon, le premier dimanche qui suit.
Une date tristement célèbre. Les 16 et 17 juillet 1942, la police française a arrêté 2.573 hommes, 5.165 femmes et 3.625 enfants juifs pour les conduire au Vélodrome d’hiver, dans le 15e arrondissement de la capitale. Ce sont au total plus de 13.000 personnes qui ont été arrêtées, pour la plupart ensuite déportées et exterminées dans les camps nazis.
Ce dimanche 19 juillet 2026, 84 ans plus tard, la France commémore ainsi l’un des événements les plus tragiques de l’occupation. Mais la responsabilité de l’État français a longtemps été un sujet tabou. C’est seulement en 1992 qu’un président, en l’occurrence François Mitterrand, a pris part aux commémorations.
Trois ans plus tard, c’était au tour de Jacques Chirac, tout juste élu président de la République, de reconnaître la responsabilité de la France. Une position réaffirmée par François Hollande et Emmanuel Macron.
Une tragédie à inscrire dans la conscience collective
«Cela concerne l’ensemble de la société, appuie Gilles Manceron, historien. Les manuels scolaires en parlent désormais».
«La mémoire est entretenue par les commémorations et les ouvrages historiques, notamment ceux qu’a écrits mon père Serge Klarsfeld, à la fois sur le déroulement des rafles, le déroulement de la politique anti-juive du régime de Vichy, mais aussi par la mémoire des victimes», explique Arno Klarsfeld, avocat et fils d’un historien défenseur de la cause des déportés juifs.
Depuis 1993, le dimanche suivant le 16 juillet est dédié aux commémorations de la rafle du Vel d’Hiv.

Assoiffés, affamés, en plein soleil sans mesure d’hygiène, les enfants et les vieillards faisant leur besoin sur eux …
Les familles resteront plusieurs jours dans le vélodrome dans des conditions épouvantables, car rien n’avait été prévu pour elles, ni sanitaires, ni eau, ni nourriture, ni matelas.
Les gens, qui n’avaient eu le droit d’emporter que deux bagages dont un de vivres, s’entassaient sur les gradins parmi les pleurs des enfants et les odeurs d’excréments.
Les familles du Vél d’Hiv sont transférées de la gare d’Austerlitz vers les camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, dans le Loiret.
Au mois d’août suivant, les mères sont enlevées à leurs enfants par les GENDARMES et convoyées vers les camps d’extermination de Pologne.
Les enfants seront à leur tour envoyés deux semaines plus tard à #Auschwitz #Birkenau qui, depuis le début juillet, s’est transformé de camp de travail forcé en camp d’extermination à l’échelle industrielle.
AUCUN N’EN REVIENDRA
Je dédie ce texte à mon grand-père, à mes tantes et à mon père.
Paris: la plaque commémorative de Justes vandalisée
La plaque commémorative des sauveteurs vandalisée avant la cérémonie du souvenir de la shoah à Paris
Les autorités françaises ont condamné la profanation d’un monument commémorant une famille qui avait caché un enfant juif lors des arrestations massives de 1942, en temps de guerre.
Une plaque commémorative à Paris en hommage aux sauveteurs de l’Holocauste a été vandalisée à la veille de la commémoration annuelle de la rafle du Vél d’Hiv de 1942, ont annoncé dimanche les autorités françaises.
La plaque commémorative rend hommage à Arsène et Angèle Richard, un couple, et à leur fille Marcelle, qui, au péril de leur vie, ont caché un garçon juif de 13 ans lors des arrestations massives, ce qui leur a valu le titre de Justes parmi les Nations décerné par Israël.
Cet acte de vandalisme survient dans un contexte de forte recrudescence des incidents antisémites en France.
La vice-ministre française des Armées, Alice Rufo, a condamné cet acte, affirmant que la plaque brisée serait immédiatement restaurée et que le gouvernement « ne céderait pas d’un pouce » face à l’ antisémitisme . Elle se trouvait au 15, rue Louis Braille, dans le 12e arrondissement de Paris, où résidait la famille Richard.
La rafle du Veld’hiv, menée par la police française en collaboration avec les occupants allemands les 16 et 17 juillet 1942, a entraîné la déportation de plus de 13 000 Juifs vers les camps de la mort nazis, dont plus de 4 000 enfants.
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Des couronnes ont été déposées près d’une plaque commémorant la rafle du Vélodrome d’Hiver (Vél d’Hiv) lors d’une cérémonie de la Fête nationale à Paris, le 20 juillet 2025. Photo de DanielPerron/Hans Lucas via AFP via Getty Images.
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Inutile de chercher les responsables de cette forfaiture.
Il faut regarder du côté de l’ambassade d’Iran, là où s’organisent les coups tordus contre les Juifs et leurs symboles politico-religieux.
Bien entendu, il ne faut rien attendre du Micron-Maboul pour qu’il fasse quelque chose, il préfère se pavaner avec ses lunettes bleues ridicules face aux caméras…