Entre la Chine et Israël, des contrats de coopération à la pelle?

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De gauche à droite: Chemi Peres, fils de Shimon, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le vice-président chinois Wang Qishan, ce jeudi 25 octobre 2018 à Tel Aviv. REUTERS/Amir Cohen

La quatrième réunion de la Commission conjointe sur la coopération et l’innovation qui réunit Israël, et se tient alternativement dans les deux pays, s’est conclue par la signature de huit accords de coopération dans le domaine de la science, du digital et de l’agriculture.

Le vice-président de la République populaire de Chine, Wang Qishan, vient d’effectuer une visite de quatre jours en Israël.

Il était à la tête d’une importante délégation ministérielle. Il s’agissait d’ailleurs d’une première depuis 18 ans pour un responsable chinois de ce rang dans le pays.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahu se félicite des relations entre Israël et la Chine, et prévoit un accord de libre-échange entre les deux pays pour 2019. « La technologie et l’innovation israélienne ; l’industrie, l’expertise et les marchés chinois, sont une combinaison extrêmement puissante », a-t-il dit.

La Chine a multiplié les investissements en Israël ces dernières années, à hauteur de 25 milliards de dollars, prenant le contrôle de plusieurs compagnies israéliennes et décrochant également d’importants contrats à long terme, notamment dans le domaine des infrastructures.

« De plus en plus de contacts de part et d’autre »

« Les Chinois recherchent surtout en Israël de la technologie, de l’innovation, de la créativité. Et pour les Israéliens, c’est en fait une opportunité de faire ce qu’on appelle du upgrading, du up-scaling », décrypte Dan Catarivas, chargé des relations internationales des industriels israéliens et ancien attaché économique à Pékin.

« Les deux côtés, ajoute-t-il, ont intérêt à coopérer, une certaine complémentarité, et c’est la raison pour laquelle on a vu ces dernières années de plus en plus de contacts de part et d’autre. »

Des relations parfois problématiques et qui irritent souvent les Etats-Unis. Ces derniers craignent la divulgation de secrets industriels et militaires. Et l’ancien chef du Mossad, Ephraim Halevy, met en garde contre le danger pour la sécurité d’Israël des investissements chinois dans les secteurs stratégiques.

Avec notre correspondant à Jérusalem,  Michel Paul RFI

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