Guerre à Gaza : Israël « négocie avec des États africains » pour accueillir les Palestiniens en exil

Un article paru dans un média israélien indique que plusieurs pays africains pourraient être disposés à accepter les palestiniens désireux de quitter Gaza.

Des responsables israéliens sont en pourparlers avec plusieurs pays africains pour accueillir des Palestiniens de Gaza, a rapporté mercredi le quotidien israélien Zman Yisrael. 

La politique visant à offrir une autre perspective pour les Palestiniens « devient lentement une solution partielle aux yeux d’une partie du gouvernement et de la coalition », indique le rapport. 

S’adressant mardi à Zman Yisrael, la ministre israélienne du Renseignement, Gila Gamaliel, a déclaré que « l’émigration volontaire est le plan le meilleur et le plus réaliste pour le lendemain des combats ».

Selon le rapport de Zman Yisrael, le « Congo » semble disposé à accueillir des milliers de réfugiés palestiniens, sans toutefois préciser s’il s’agit de la République démocratique du Congo ou de la République du Congo.

Le gouvernement israélien tient à affirmer que les Palestiniens ne font pas l’objet d’un nettoyage ethnique de Gaza, mais que cette décision relèverait plutôt d’une « politique d’immigration volontaire ».

La distinction a été scrutée parce que les politiciens israéliens ont explicitement exposé publiquement leurs plans visant à rendre Gaza invivable pour le Hamas. Il n’est pas question d’une colonisation de Gaza, mais d’une démilitarisation de cette zone. 

Une autre option évoquée mardi par le cabinet israélien serait de négocier avec l’Arabie Saoudite pour potentiellement accueillir des milliers de Palestiniens, ajoute le rapport.

Il est peu probable que l’Arabie Saoudite veuille apparaître publiquement en train d’aider Israël à nettoyer ethniquement la bande de Gaza. 

Des échos historiques

Le dernier plan israélien fait également écho à un plan britannique antérieur appelé « Projet Ouganda », qui cherchait en 1903 à offrir aux Juifs d’Europe un État qui leur soit propre dans une partie de ce qui est aujourd’hui le Kenya. 

L’offre, qui fut finalement rejetée, était une réponse aux pogroms dans l’empire russe, et on espérait que la région pourrait servir de refuge contre les persécutions pour le peuple juif.

En Israël, des voix se font de plus en plus entendre quant aux projets visant à expulser les Palestiniens de Gaza après les bombardements de près de trois mois du territoire palestinien assiégé.

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a soutenu en novembre un plan de « migration volontaire » des Palestiniens.

Outre Smotrich, le ministre de droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré lundi qu’il devrait y avoir une « migration des habitants de Gaza » vers l’extérieur de l’enclave assiégée.

Mardi, le porte-parole du Département d’État, Matthew Miller, a pris la décision inhabituelle d’interpeller directement les deux ministres.

« Les États-Unis rejettent les récentes déclarations des ministres israéliens Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir plaidant en faveur de la réinstallation des Palestiniens en dehors de Gaza. Cette rhétorique est incendiaire et irresponsable », a-t-il déclaré dans un communiqué.

En octobre, un document du ministère israélien des renseignements a été divulgué au site d’information israélien Calcalist, détaillant de prétendus plans de transfert des Palestiniens de Gaza vers la péninsule du Sinaï.

Selon le projet de politique divulgué, après leur expulsion, les 2,3 millions de Palestiniens de Gaza seraient initialement hébergés dans des villes de tentes, avant que des communautés permanentes puissent être construites dans le nord de la péninsule.

Le Caire a rejeté à plusieurs reprises l’idée selon laquelle les Palestiniens pourraient temporairement être déplacés vers l’Égypte alors qu’Israël mène son opération militaire contre le Hamas à Gaza.

Israël aurait même proposé d’annuler une part importante des dettes internationales de l’Égypte par l’intermédiaire de la Banque mondiale pour inciter le dirigeant du pays, à court d’argent, Abdel Fattah el-Sisi, à ouvrir ses portes aux Palestiniens déplacés. 

La guerre a éclaté en Israël et à Gaza le 7 octobre, lorsque le Hamas et des groupes armés palestiniens ont lancé une attaque contre Israël qui a entraîné la mort de 1 140 Israéliens et autres ressortissants, selon le bilan du gouvernement.

Pendant ce temps, il y aurait eu près 22 000 Palestiniens morts lors de la guerre déclenchée par le Hamas, la majorité étant des femmes et des enfants, selon le ministère palestinien de la Santé, mais apparemment, ce sont plutôt des terroristes du Hamas souvent habillés en civil qui auraient été éliminés.

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2 Commentaires
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Daniel

La Grèce est à mi-chemin entre Israel et la France. Que micron y aille, et qu’il y reste, si vous voyez ce que je veux dire…

Damran

Comme d’habitude, à l’annonce de cette info, Micron, le Président-Adolescent a poussé un grand coup de gueule, en dénonçant un paquet de reproches, avant de terminer par le sempiternel « droit international« .
Plus personne ne s’intéresse à cet agité qui la ramène en permanence….