De la « Palestine occupée » à la « Judée-Samarie libérée »©

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De la pseudo « Palestine occupée » à la vraie « Judée-Samarie libérée »
Le 31 janvier 2018, le Conseil des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a publié son pré rapport sur les entreprises israéliennes et internationales exerçant des activités dans la zone C de Judée-Samarie. Cette communication s’inscrit dans le cadre de la résolution 2334 de l’ONU du 23 décembre 2016 qui a demandé d’établir une «base de données des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes situées dans le territoire palestinien occupé» (sic). Selon le document, 206 entreprises (dont le nom n’a pas encore été divulgué) seraient concernées dont 143 implantées en Israël ou en Judée-Samarie, 22 aux Etats-Unis, 7 en Allemagne, 5 aux Pays-Bas et 4 en France…Il convient donc de se pencher sur le processus intellectuel ayant transformé le concept de « Cisjordanie occupée » à celui de « Palestine occupée » pour rétablir la véritable qualification des territoires disputés, à savoir la « Judée-Samarie libérée ».
Le rapport devait être publié en mars 2017, avant que la date de soit repoussée fin 2017. Le document définitif devrait finalement l’être en mars 2018. Selon le pré rapport : « les colonies seraient illégales en vertu du Droit international » et constitueraient « un obstacle à la paix puisque implantées sur des terres que les Palestiniens considèrent comme faisant partie de leur futur Etat » (sic). Dans les faits, seules 64 entreprises ont été contactées (eu égard à la charge de travail). Aussi, le HCDH a-t-il confirmé fournir « le nom des sociétés répertoriées dans une future mise à jour », dès qu’il les aura toutes contactées.
Naturellement, Danny Dannon, a immédiatement condamné ce pré-rapport, d’autant qu’il a été publié (peu de temps après) « le jour où l’ONU célèbre la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste ». L’envoyé israélien de l’ONU a indiqué qu’il s’agissait d’un « acte honteux qui restera pour toujours une tache pour le CDH ». Aussi, a-t-il insisté : « Nous continuerons à agir avec nos alliés et à utiliser tous les moyens à notre disposition pour arrêter la publication de cette liste noire honteuse».
Cela devrait être possible. Pour ce faire, il convient tout d’abord de rappeler que l’Onu est elle-même en pleine contradiction avec les buts qu’elle a définis dans l’article 1er de sa Charte, à savoir : « Maintenir la paix et la sécurité internationales, développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes; réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux, Être un centre où s’harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes ». En effet, et en dépit de cette belle vocation, 21 pays de l’Onu n’ont jamais reconnu Israël ni jamais entretenu de relations diplomatiques avec lui, et 14 ont cessé toute relations diplomatiques avec lui (par solidarité avec les palestiniens). Les Nations se disent donc unies alors que certaines d’entre elles nient l’existence d’Israël.
Pire, 137 nations ont reconnu en l’existence de la Palestine 1988, alors que cet Etat n’existait pas (il a été reconnu le 29 novembre 2012 et encore, sans territoire d’affectation). Les Nations Unies apparaissent, ainsi, comme étant une organisation étrange qui affiche l’unité de ses membres alors que tel est loin d’être le cas.
Pour les palestiniens, le problème est né de la décision, par la Jordanie (le 31 juillet 1988), de renoncer à sa souveraineté sur la Cisjordanie qu’elle avait occupée en 1949 puis annexé le 24 avril 1950. Ainsi, et à compter de l’été 1988, la Cisjordanie a été « libérée » de sa tutelle jordanienne sans pour autant dépendre d’une autre souveraineté. Le Hamas a immédiatement condamné la décision jordanienne mais, pour essayer de combler le vide, Yasser Arafat en a profité pour déclarer l’indépendance de la Palestine le 15 novembre 1988 (depuis Alger), en invoquant les résolutions 242 et 338 de l’ONU alors qu’elles concernaient la Jordanie occupées par Israël dans sa partie occidentale et l’Egypte. Ce faisant, l’Olp s’est approprié, depuis cette date (mais indûment), les résolutions onusiennes qui condamnaient « l’occupation de la Jordanie » alors même que cette occupation a cessé en 1988.
Notons que cette déclaration d’indépendance de la Palestine n’a jamais été validée par l’Onu, d’autant que les palestiniens n’y ont jamais exercé la moindre souveraineté.
Pour mémoire, l’indépendance déclarée par Yasser Arafat de la Palestine en 1988 dans les frontières cisjordaniennes, l’a été depuis l’étranger, et, de surcroît, par une personne n’ayant pas mandat pour le faire. En outre, cette reconnaissance a immédiatement été rejetée par une partie substantielle des palestiniens, notamment le Hamas, puisqu’elle impliquait une reconnaissance implicite d’Israël à l’intérieur de la ligne verte. C’est d’ailleurs le 18 août 1988, que le Hamas a repris le flambeau de l’éviction des juifs de Palestine sur un fondement, non plus national (qui ne marchait pas), mais en vertu des préconisations d’Allah.
Néanmoins, les palestiniens se sont, depuis, appropriés les résolutions de l’Onu concernant la Jordanie qui appelaient à libérer les « territoires occupés par le récent conflit » (résolution 242 de 1967) ou les résolutions condamnant la décision de faire de Jérusalem réunifiée la capitale d’Israël (alors que la Vieille ville de Jérusalem était, antérieurement, sous souveraineté jordanienne). Plus grave, les résolutions de l’Onu ont validé ce transfert absurde des résolutions concernant la Jordanie comme si elles avaient, dès l’origine, concerné la Palestine.
Ainsi, l’ONU occulte qu’à compter du 31 juillet 1988, la Cisjordanie/Judée-Samarie libérée de sa souveraineté jordanienne est devenue un bien sans maître, et que depuis les accords d’Oslo, la présence israélienne en Judée-Samarie et son contrôle exclusif de la zone C ( soit 60 % du territoire) résultent des accords de paix signés avec Yasser Arafat. Ainsi, la résolution 2334 de l’ONU qui appelle a faire une distinction entre les produits provenant d’Israël et « les territoires occupés depuis 1997 » n’a aucun sens.
Pour autant, la résolution 2334 « réaffirme (faussement) qu’Israël est une puissance occupante » (sic), « qu’il doit respecter ses obligations découlant de la 4° Convention de Genève en tant que puissance occupante » (sic), « condamne sa présence sur le territoire palestinien occupé » (sic), « exprime une vive inquiétude sur la viabilité la solution de deux Etats fondée sur les frontières de 1967 (sic), avant d’affirmer que « la création par Israël de colonies de peuplement dans le territoire occupé par Israël depuis 1967 n’a aucun fondement juridique viole de Droit international » (ce qui est faux), « exige qu’il cesse ses activités sur le territoire palestinien occupé », « souligne qu’il ne reconnaîtra aucune modification aux frontières du 4 juin 1967. Bien évidemment, c’est la Jordanie qui a modifié unilatéralement en 1988, les frontières de 1967 : il appartient juste à l’ONU d’en prendre acte.
L’ONU s’imagine qu’en martelant (inlassablement) des contre vérités, elle finira par créer des vérités internationales. Il n’en sera rien. La règle de Droit, nationale ou internationale, transcende le juriste quel que soit le pays qui l’a vu naître. Il appartient donc à la communauté internationale, qu’elle reconnaisse la seule réalité juridique qui soit, et qu’elle l’a qualifie comme telle : il n’y a pas de « territoires palestiniens occupés » mais juste des « territoires judéo-samaritains libérés » et contrôlés à 60% par Israël en vertu des accords de paix. Elle pourra alors interroger les palestiniens sur le point de savoir s’ils acceptent d’établir leur Etat à Gaza et dans les zone A et B de Cisjordanie/Judée-Samarie, où ils exercent, effectivement, une quasi souveraineté. 

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