Présidentielle 2027 : David Lisnard confirme son avance sur Bruno Retailleau au premier tour dans un nouveau sondage.
Selon un sondage Ifop pour LCI publié ce mardi, le candidat Nouvelle Énergie David Lisnard devance désormais Bruno Retailleau dans toutes les configurations testées pour le premier tour de la présidentielle 2027.
Le maire de Cannes confirme sa progression. Testé dans les sondages depuis un mois environ, le candidat Nouvelle Énergie à la présidentielle David Lisnard réalise « une percée », analyse auprès de l’AFP Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop. La dernière enquête de l’institut pour LCI, publiée ce mardi, le place devant le candidat LR, Bruno Retailleau, dans toutes les configurations testées.
Si Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance) sont tous les deux candidats, David Lisnard, qui se revendique « libéral », recueille 7 % des intentions de vote au premier tour, contre 4 % pour Bruno Retailleau. Avec Gabriel Attal mais sans Édouard Philippe, il est crédité de 7,7 %. Testé seul à droite, il atteint 9 %.
L’enquête a été réalisée du 27 au 29 octobre auprès d’un échantillon de 1 650 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 1,1 et 2,5 points.
Une longueur d’avance depuis mi-octobre.
Le 14 octobre, une enquête Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio plaçait David Lisnard pour la première fois devant le sénateur LR avec 6 % des intentions de vote contre 5 %, dans une hypothèse où Gabriel Attal, Édouard Philippe et Dominique de Villepin étaient tous candidats.
Âgé de 57 ans, David Lisnard espère capitaliser sur l’image de nouveauté et de radicalité qu’il a réussi à projeter en ce début de campagne, en poussant des idées économiques libérales. Il a également appelé récemment l’ex-président de LR Éric Ciotti à le rejoindre et à se « séparer » de ses alliés du RN.
Avec près de 110 000 adhérents revendiqués sur son site Internet, le parti de David Lisnard Nouvelle Énergie (NE) est devenu le deuxième en nombre d’adhésions payantes derrière le Rassemblement national et devant son ex-parti Les Républicains (LR) qui en comptait près de 75 000 au printemps (les adhésions à LFI ne sont, elles, pas payantes).
Ses ambitions élyséennes trouvent un certain écho chez des personnalités du spectacle et du sport, comme le comédien Patrick Sébastien. Mercredi, c’est l’ancien international de football Willy Sagnol qui lui a apporté son soutien. David Lisnard a annoncé un grand meeting le dimanche 13 décembre à Lyon (Rhône) dans une salle de 3 000 personnes.
David Lisnard, Sarah Knafo et Éric Ciotti pourraient bien créer la surprise. Les deux premiers, notamment, semblent avoir le vent en poupe, comme l’indiquent les sondages. Un rapprochement entre ces trois personnalités pourrait donner naissance à une nouvelle offre politique, susceptible de bousculer les équilibres actuels et de rebattre les cartes du paysage politique français.
David Lisnard, Sarah Knafo et Éric Ciotti réclament la suspension de la facturation électronique après le piratage du fisc.
À quelques jours de l’entrée en vigueur de la facturation électronique obligatoire, plusieurs responsables politiques demandent au gouvernement de suspendre la réforme. David Lisnard, Sarah Knafo et désormais Éric Ciotti invoquent notamment les récentes cyberattaques contre le fisc et les risques pesant sur les données des entreprises.
La réforme devait constituer l’un des grands chantiers de modernisation fiscale de l’État. Elle se retrouve désormais fragilisée par les propres failles informatiques de l’administration. À compter du 1er septembre, les quelque dix millions d’entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir leurs factures sous format électronique par l’intermédiaire de plateformes agréées. Les grandes entreprises et ETI devront également les émettre sous cette forme, avant les PME et microentreprises en 2027.
Mais les récentes intrusions informatiques ayant touché la Direction générale des finances publiques (DGFiP) nourrissent les critiques. Le fisc a reconnu plusieurs attaques depuis juin, alors qu’un pirate a affirmé avoir extrait près de 700 000 lignes de données fiscales.
« L’État n’est pas fiable »
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à la présidentielle de 2027, réclame désormais la suspension du dispositif. « Il semble évident que l’État n’est pas fiable », estime-t-il, jugeant que la réforme donnera à l’administration une connaissance particulièrement précise de l’activité des entreprises : commandes, marges ou encore dépendance envers certains clients.
Même demande du côté de Sarah Knafo. L’eurodéputée Reconquête a directement interpellé Sébastien Lecornu : « Un État incapable de protéger nos données et qui ne nous dit pas comment il compte s’améliorer n’est pas légitime pour centraliser encore davantage nos informations », a-t-elle déclaré.
Éric Ciotti a rejoint samedi cette fronde. Dans un courrier au Premier ministre, le président de l’UDR demande de « suspendre cette échéance », dénonçant également les coûts et la complexité supplémentaires imposés aux entreprises. Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot réclament, eux, la suppression de la réforme.
La DGFiP écarte cependant tout report. Sa directrice générale, Amélie Verdier, assure que le piratage récent n’a « aucun lien avec la réforme de la facturation électronique » sur le plan technique et que les plateformes concernées ont fait l’objet d’audits de sécurité. Elle reconnaît néanmoins que « le risque zéro » n’existe pas.
À ce stade, le gouvernement n’a annoncé aucun changement de calendrier.
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