Les Palestiniens ont soumis jeudi un premier dossier de documents à la Cour pénale internationale (CPI) en vue de la convaincre d’ouvrir une enquête sur d’éventuels crimes de guerre israéliens.

« L’Etat de Palestine a promis de coopérer avec la Cour, notamment en lui fournissant des informations pertinentes, et c’est ce qu’elle fait aujourd’hui », a déclaré le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, aux journalistes devant le bâtiment de la CPI, à La Haye. « Les informations fournies par l’Etat de Palestine ne peuvent que mener à l’ouverture d’une enquête dans les plus brefs délais », a assuré le ministre.

La procureure Fatou Bensouda avait ouvert en janvier un examen préliminaire afin de déterminer si elle disposait d’assez d’éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza à l’été 2014.

Le dossier déposé jeudi porte sur deux affaires. La première concerne des crimes présumés commis à Gaza lors du conflit, qui a tué 2.200 Palestiniens, des civils pour la plupart, et 73 Israéliens, principalement des soldats. La deuxième porte sur « la colonisation israélienne de la Cisjordanie occupée ». « Obtenir justice est essentiel pour les victimes palestiniennes, mortes ou vivantes », a affirmé M. El-Malki : « la Palestine a choisi de chercher à obtenir justice et non la vengeance ».

© Mahmud Hams, AFP | Des ambulanciers s’occupent d’une victime
d’un raid aérien israélien à Gaza, le 30 juillet 2014.

Le dépôt des documents s’inscrit dans le contexte de la confrontation diplomatique et judiciaire que les Palestiniens, exaspérés d’attendre la fin de l’occupation et l’Etat indépendant auquel ils aspirent, ont engagée devant les institutions internationales. Les Palestiniens sont membres de la CPI depuis le 1er avril. L’examen préliminaire avait été ouvert en janvier après que l’Autorité palestinienne eut autorisé la CPI à enquêter sur des crimes présumés commis dans les territoires palestiniens depuis le 13 juin 2014.

L’examen concerne aussi bien les agissements palestiniens que les agissements d’Israël, qui n’est lui pas membre de la CPI et conteste les démarches en cours devant la CPI.

Un des événements les plus controversés de la guerre à Gaza est le bombardement par Israël d’écoles de l’Onu utilisées comme refuge par les déplacés. Israël affirme que le Hamas utilisait ces écoles pour stocker des armes ou tirer des missiles.

Des Palestiniens regardent une bombe tomber sur une maison à Gaza.

Créée en 2002, la CPI a pour vocation de poursuivre les plus hauts responsables de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Une commission d’enquête de l’Onu a conclu lundi à de « possibles crimes de guerre » commis tant par Israël que par les groupes armés palestiniens lors de ce conflit.

Rappel historique

Le CAPE de Jérusalem – Centre des Affaires Publiques et de l’Etat (JCPA-CAPE) publie un document exclusif sur les crimes de guerre commis par le mouvement Hamas durant l’opération militaire Bordure Protectrice dans la bande de Gaza.

Ce document a été écrit par des diplomates, des experts et chercheurs, spécialistes en matière de Droit international, de Renseignement, et de stratégie concernant le Hamas.

Il présente un dossier complet, précieux et indispensable, au moment où une commission d’enquête de l’ONU s’apprête à publier des conclusions partiales et mensongères, en osant, sans scrupule, accuser Tsahal de « crimes contre l’Humanité ».

La récente démission du président de cette commission onusienne prouve justement l’absence de souci de justice et de vérité, et sa partialité en faveur de la cause palestinienne.

Cette étude offre au spécialiste comme au grand public un nouvel éclairage sur le combat inlassable que mène aujourd’hui l’Etat juif contre les mouvements terroristes palestiniens dans un contexte régional explosif face à une montée en puissance du djihad mondial, encouragé par l’Organisation de l’Etat islamique-Daesh, et avec la menace omniprésente de l’étendard chiite iranien.

Le Hamas est reconnu comme une organisation terroriste et sa charte appelle toujours à la destruction de l’Etat d’Israël.

L’Egypte, qui combat sans merci les groupes terroristes dans la péninsule du Sinaï, accuse le Hamas de participer activement aux activités terroristes sur son propre territoire, et vient de proclamer le mouvement palestinien « hors la loi », à l’instar de la confrérie des Frères musulmans.

Ce document analyse avec acuité les étapes qui ont abouti au déclenchement de la guerre, et le refus catégorique du Hamas d’accepter les différentes trêves proposées par l’Egypte.

AbuObeidaIl explique la complexité du combat mené par un Etat démocratique contre une organisation terroriste dont les chefs n’ont aucun souci de leur propre population. D’une indifférence mortelle et capables des pires lâchetés, les dirigeants du Hamas se cachent systématiquement derrière des boucliers humains dans des hôpitaux, des écoles, des mosquées.

Cette étude révèle la politisation des organismes onusiens, notamment la connivence de l’UNRWA avec le mouvement palestinien. Elle dévoile le réseau des tunnels d’attaque et surtout les efforts de l’Etat d’Israël pour respecter les lois internationales et enquêter lui-même sur les bavures et les défaillances.

A Palestinian tunnel digger in Rafah.

 

Au moment où les Palestiniens lancent une campagne de délégitimation de l’Etat juif, tout en désirant créer leur propre Etat unilatéralement, sans négociation préalable, nous devrions focaliser l’attention des chancelleries et de l’opinion internationale sur les réalités du terrain et révéler au grand jour toute la vérité sur la dernière guerre de Gaza.

LOJ et autres sources

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