Trois choses qui inquiètent les Israéliens – Non, ce n’est ni l’Iran, ni le Hamas, ni le Hezbollah

par Nils A. Haug

Selon l’ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Michael Oren, ce qui importe le plus aux Israéliens en ce moment est une question intérieure : celle des élections d’octobre prochain.

Alors que de nombreux partis israéliens critiquent le Premier ministre Benjamin Netanyahu par pur opportunisme politique et s’efforcent de le destituer, il est permis d’espérer qu’il réintégrera le gouvernement à l’issue des élections. Aucun candidat ne semble posséder son envergure, son expérience ni sa détermination, digne de Churchill, à protéger à la fois Israël et l’Occident.

En tant que chef du Likoud, le plus grand parti de la coalition gouvernementale, Netanyahu a constaté que la politique des précédents gouvernements israéliens à l’égard du terrorisme en provenance de Gaza – consistant à « tondre la pelouse » tous les quelques années dans le but de contenir les attaques constantes du Hamas – s’était avérée être une erreur de calcul dévastatrice.

En 1946, David Ben Gourion, futur premier ministre fondateur d’Israël, expliquait au jeune Shimon Peres – lui-même futur premier ministre et président d’Israël : « Un homme d’État doit décider, d’une manière ou d’une autre : soit faire la paix et en payer le prix, soit faire la guerre, en connaissant les risques et les dangers. »

La seconde préoccupation socio-politique concerne l’application du service militaire obligatoire israélien aux hommes Haredim (« ultra-orthodoxes »). Après des décennies d’hésitation, la Cour suprême d’Israël a finalement ordonné la conscription des hommes Haredim éligibles, au même titre que ceux des autres groupes éligibles de la population israélienne. Cette question continue de diviser la société.

Le troisième point concerne l’omnipotence problématique de la Cour suprême d’Israël, dans un pays où il n’existe ni constitution ni séparation des pouvoirs clairement définie… Un principe fondamental de la démocratie – la séparation des pouvoirs entre les trois branches du gouvernement – ​​a été ignoré par la Cour suprême d’Israël, qui n’exige pas la qualité pour agir du plaignant pour entendre une affaire et empiète sur les domaines de l’exécutif et du législatif (la Knesset).

Tous ceux qui chérissent la civilisation occidentale et la liberté pourraient prier pour le courageux Israël et sa défense de nos libertés, reprenant les mots de l’ancien psalmiste :

« Pour la maison de l’Éternel, notre Dieu,
je rechercherai ton bien. »
— Psaume 122 : 6-9

Nils A. Haug est auteur et chroniqueur. Avocat de profession, il est membre de l’Association internationale du barreau, de l’Association nationale des chercheurs, et enseigne à l’Institut d’études interuniversitaires et à l’Académie de philosophie et de lettres. Ses recherches portent sur la théorie politique appliquée à l’actualité. 

JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : Netanyahu s’adresse à la Knesset à Jérusalem le 11 juin 2025. (Photo : Menahem Kahana/AFP via Getty Images)

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