Apporter son arme à la synagogue le jour de Yom Kippour
À l’approche de Yom Kippour, jour le plus sacré du calendrier juif, la sécurité des synagogues en Israël est au cœur des préoccupations. Arik Barbing, ancien chef du district de Jérusalem et de la Cisjordanie au sein du Shin Bet, a lancé un appel clair : les détenteurs d’armes licenciées doivent porter leurs armes lorsqu’ils assistent aux offices. Selon lui, il est impossible d’assurer une sécurité parfaite dans chaque synagogue, ce qui rend la présence armée civile essentielle pour protéger les fidèles. Cette recommandation intervient dans un contexte marqué par des attaques passées, notamment à la yeshiva Mercaz Harav, rappelant la vulnérabilité des lieux de culte face aux menaces terroristes.
Barbing souligne que la prolifération des armes entre les mains des civils peut constituer une première ligne de défense efficace. Il insiste sur la responsabilité des dirigeants des synagogues à encourager la présence de personnes armées, soulignant que cette mesure est une nécessité vitale. Cette approche pragmatique vise à compenser les limites des dispositifs de sécurité traditionnels, qui ne peuvent garantir une protection totale. Par ailleurs, il évoque la sensibilité du contexte sécuritaire actuel, où les synagogues demeurent des cibles potentielles pour des attaques terroristes, ce qui justifie une vigilance accrue.
Sur un autre plan, Barbing a abordé la question délicate du risque d’un retournement des armes détenues par la police palestinienne contre des Israéliens. Il assure que cette menace est prise au sérieux et fait l’objet d’une surveillance et de préparatifs discrets menés par l’armée israélienne, le Shin Bet et d’autres organismes de sécurité. Il met en garde contre la médiatisation excessive de ce sujet, qui pourrait exacerber les tensions et fournir des informations stratégiques aux adversaires. Malgré ces risques, il affirme que la situation sécuritaire en Cisjordanie est aujourd’hui sous contrôle, avec des opérations régulières de l’armée israélienne visant à prévenir toute escalade.
En parallèle, la police israélienne a renforcé ses dispositifs de sécurité pour Yom Kippour. Des milliers d’agents et de soldats de la police des frontières sont déployés autour des synagogues, des lieux sensibles et des zones à risque de tensions. Cette mobilisation vise à prévenir toute tentative d’attaque pendant la période de forte affluence dans les lieux de culte. Les autorités précisent néanmoins qu’à ce stade, aucune menace concrète ou indication d’attaque imminente n’a été détectée. Ce déploiement massif illustre cependant la prudence extrême dans un contexte toujours marqué par la menace terroriste.
La sécurité des synagogues en Israël pendant Yom Kippour repose désormais sur une combinaison de mesures étatiques et d’initiatives civiles. L’appel d’Arik Barbing à ce que les détenteurs d’armes licenciées se mobilisent témoigne d’une adaptation aux réalités sécuritaires actuelles, où la protection des civils passe aussi par leur propre vigilance armée. La coordination entre forces de l’ordre et citoyens armés semble être la stratégie privilégiée pour faire face à une menace terroriste persistante, dans un climat de tension toujours palpable en Israël et en Cisjordanie.
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