Menace d’attentat : un jeune homme de 18 ans mis en examen et écroué

La messagerie cryptée Telegram est particulièrement utilisée par les djihadistes.

Interpellé vendredi à Clichy, dans les Hauts-de-Seine, il était en lien, via la messagerie cryptée Telegram, avec le djihadiste français Rahid Kassim et soupçonné de vouloir commettre une attaque.

Un jeune homme de 18 ans, en lien avec le djihadiste français Rachid Kassim et soupçonné de vouloir commettre une attaque, a été mis en examen ce mardi soir et écroué, a indiqué une source judiciaire. Inconnu des services de renseignement, il a été mis en examen pour «association de malfaiteurs criminelle en relation avec une entreprise terroriste», a précisé cette source.

Le jeune homme avait été interpellé vendredi lors d’une opération antiterroriste à Clichy, dans les Hauts-de-Seine, menée par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et du Raid. «Il y avait une suspicion de passage à l’acte» du suspect, décrit comme «une personnalité fragile», a relevé une source proche de l’enquête. Il était en contact via la messagerie Telegram avec Rachid Kassim, soupçonné de téléguider des attentats en France depuis la zone irako-syrienne.

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De nombreuses arrestations récentes

Ces dernières semaines, une dizaine de personnes, souvent jeunes voire mineures, ont été interpellées et écrouées, soupçonnées de vouloir commettre des attaques djihadistes. La plupart étaient en contact, via Telegram, avec Kassim. Ces arrestations interviennent alors que, selon le premier ministre Manuel Valls, la menace terroriste est «maximale» en France, touchée depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait 238 morts.

Rachid Kassim.

Rachid Kassim, 29 ans, originaire de Roanne dans la Loire, est suspecté d’avoir inspiré de manière plus ou moins directe l’assassinat d’un policier et de sa compagne le 13 juin à Magnanville, dans les Yvelines, et celui d’un prêtre égorgédans son église à Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, le 26 juillet. Il aurait aussi piloté les projets d’attentats du commando de femmes, arrêté début septembre à Boussy-Saint-Antoine, en Essonne, après la découverte d’une voiture chargée de bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris.

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