FILE PHOTO: Vial labelled "AstraZeneca coronavirus disease (COVID-19) vaccine" placed on displayed EU flag is seen in this illustration picture taken March 24, 2021. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo

Vaccin d’AstraZeneca : les moins de 55 ans ayant reçu une première injection devront recevoir la deuxième avec Pfizer ou Moderna.

Après plusieurs millions de doses injectées d’AstraZeneca, près de 80 millions, on recense 19 décès. Soit près de 1 personnes sur 4 millions de personnes vaccinées. Le principe de précaution, dont on doit douter de sa pertinence, fait que les autorités sanitaires qui ont accordé leur autorisation, semblent douter d’elles-mêmes. Face à ces situations un peu obscures, il n’y a pas lieu de s’étonner que cela alimente « le complotisme » et le rejet des élites. Surtout quand ces dernières s’écharpent en direct sur nos petits écrans. C’est dans ce contexte que l’on assiste à un revirement, annoncé ce jour. Cela prend une dimension étrange, on peut se faire vacciner avec AstraZeneca pour la première dose mais pas pour la deuxième.

La Haute Autorité de santé préconise de passer à ces vaccins à ARN messager pour celles et ceux qui ne font plus partie de la cible vaccinale d’AstraZeneca.

Anticipant la publication de cet avis, le ministre de la santé, Olivier Véran, a estimé vendredi matin que cette préconisation était « totalement logique », soulignant qu’il s’agissait d’une mesure de précaution qui n’est pas définitive et pourrait évoluer en fonction de nouvelles données. Le 15 mars, la suspension du vaccin de la firme anglo-suédoise avait été annoncée par Emmanuel Macron, à la suite de l’enchaînement de décisions similaires dans plusieurs pays européens, après la survenue de cas d’évènements thromboemboliques graves chez des personnes vaccinées.

Les soignants premiers concernés

Si l’administration du vaccin a bien repris en France, quelques jours plus tard, conformément aux conclusions favorables de l’Agence européenne des médicaments (AEM), l’autorité sanitaire française a recommandé, dans son avis du 19 mars, de réserver ce vaccin aux plus de 55 ans. Quid dès lors des plus jeunes, déjà engagés dans le processus avec le produit d’AstraZeneca ? La question était devenue pressante, dans la mesure où les premiers rendez-vous pour l’injection d’une seconde dose d’AstraZeneca sont planifiés dès la mi-avril, la seconde dose devant être injectée dans un délai de douze semaines

Cette seconde injection concerne en premier lieu les soignants, auquel l’accès au vaccin d’AstraZeneca a été ouvert le 6 février dans des centres de vaccination. « C’était une décision très attendue par les professionnels de santé, ils nous interrogent quotidiennement, souligne Jacques Battistoni, président de MG France, premier syndicat chez les médecins généralistes. Ces soignants de 30 ans, 40 ans qui ont reçu une première dose d’Astrazeneca souhaitent savoir comment ils vont faire leur rappel. »

Pour ce qui est du grand public : « Nous avons vacciné un nombre limité de nos patients de 50 à 54 ans », pointe M. Battistoni. L’arrivée du vaccin d’Astrazeneca dans les cabinets en ville, le 25 février, avait d’abord concerné les personnes atteintes de comorbidités entre 50 et 64 ans (puis au-delà), mais les médecins ont souvent commencé par leurs patients les plus avancés dans cette tranche, l’âge constituant l’un des premiers facteurs de risques.

JForum – Le Monde

 

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