Le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce aujourd’hui jeudi 10 septembre 2009 qu’il renonce à former un gouvernement d’union nationale après le rejet – par le camp du Hezbollah, et donc par la Syrie et l’Iran – de sa liste de ministres : « Vu que mon engagement à former un gouvernement d’union nationale a buté sur des difficultés désormais connues, j’annonce à tous les Libanais que j’ai informé aujourd’hui le président de la République que je renonçais à former un gouvernement. J’espère que cette décision sera dans l’intérêt du Liban et permettra (…) de relancer le dialogue. J’ai travaillé pendant 73 jours pour atteindre cet objectif mais à chaque fois, les rounds de négociations étaient entravés d’une manière ou d’une autre ».

Les deux camps (souverain et pro-iranien) sont d’accord sur la formule de répartition des portefeuilles à savoir 15 ministres pour la majorité souveraine, 10 ministres pour la minorité pro-iranienne et cinq ministres soi-disant « neutres » (?) choisis par le président de la République (qui n’est pas neutre…). Mais les consultations entre la majorité souveraine et la minorité pro-iranienne bloquent (ou plutôt la minorité hezbolliaque bloque) sur les noms de certains ministres et sur les portefeuilles accordés à la minorité hezbolliaque pro-iranienne. Lors des élections législatives du 7 juin 2009, la majorité souveraine a obtenu 71 des 128 sièges du Parlement, contre 57 pour le camp mené par le Hezbollah pro-syrien et pro-iranien.

Saad Hariri espère néanmoins la tenue de nouvelles consultations entre les députés et le président de la République pour désigner un nouveau Premier ministre en vue de parvenir à un nouveau gouvernement qui puisse diriger le pays et unir les Libanais autour de leur Etat. Mais le fait est que le Hezbollah provoque – une fois de plus – aujourd’hui jeudi, une crise politique. En 2006, une crise politique, la plus forte depuis la fin de la guerre dite civile de 1975-1990 avait déjà éclaté entre le Hezbollah et la majorité souveraine. Cette crise dégénéra en provocations et attentats sanglants en 2008, avant la signature d’un accord interlibanais – un de plus – à Doha, au Qatar. La crise politique entamée aujourd’hui jeudi 10 septembre 2009 est une nouvelle victoire pour le Hezbollistan, véritable enclave libanaise de l’Iran intégriste totalitaire.


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