Le Centre Simon Wiesenthal a critiqué jeudi l’administration Obama pour avoir décidé d’entamer un dialogue avec les Frères musulmans en Égypte, a annoncé l’organisation dans un communiqué. « Le paysage politique a sans doute changé en Égypte depuis la fin du régime de (Hosni) Moubarak », déclare dans un communiqué le rabbin Marvin Hier, dirigeant de l’organisation, qui lutte contre l’antisémitisme et l’intolérance, et dont la maison mère est basée à Los Angeles. « Mais la haine des Frères musulmans à l’égard des juifs et d’Israël reste la même. Cela ressemble à une capitulation devant la position européenne et j’espère que cela n’annonce pas que les États-unis accéderont aux demandes européennes et commenceront aussi à parler au Hamas », ajoute-t-il.
« Légitimer les Frères musulmans envoie le message erroné que vous pouvez haïr les juifs, continuer à embrasser l’antisémitisme et néanmoins vous asseoir et parler avec les grands de ce monde », conclut-il. Les États-unis ont évoqué jeudi des « contacts limités » avec les Frères musulmans égyptiens, une ouverture saluée par la formation islamiste qui apparaît comme le mouvement politique le mieux organisé de l’Égypte post-Moubarak. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, en visite à Budapest, a déclaré que les États-unis « continuent leur approche de contacts limités » avec ce mouvement, invoquant la nouvelle donne politique en Égypte. « Avec le changement du paysage politique en Égypte, il est dans l’intérêt des États-unis de dialoguer avec toutes les parties se montrant pacifiques et non violentes », a-t-elle expliqué.
LOS ANGELES, 1er juil 2011 (AFP)
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