Les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont repris leurs consultations jeudi sur un nouveau projet de résolution sur la Syrie dans une ambiance de relatif optimisme, certains diplomates estimant un compromis proche.
« Je pense que nous sommes très proches » d’un consensus sur le texte de la
résolution, a déclaré à la presse l’ambassadeur pakistanais Abdullah Hussain
Haroon.
Son homologue américaine Susan Rice a tempéré cet optimisme: « c’est
toujours une discussion difficile », a-t-elle dit.
L’ambassadeur français Gérard Araud a « espéré » que ses homologues soient en
mesure d’envoyer ce soir à leurs capitales respectives un texte de consensus,
qui pourrait être soumis au vote « dès que possible (…) dans les prochains
jours ».
« Il y a un esprit consensuel », a estimé l’ambassadeur allemand Peter
Wittig. « J’espère que cet esprit consensuel prévaudra mais je veux pas être
trop optimiste, il faudra encore convaincre les capitales ». Il a expliqué que
le texte contenait des concessions réciproques susceptibles de mener à « un
accord global ».
L’ambassadeur russe Vitali Tchourkine n’a pas répondu aux questions de la
presse.
Le nouveau projet de résolution sur la Syrie qui est sur la table fait des
concessions à la Russie dans l’espoir de lever son blocage et abandonne toute
référence explicite au départ du président Bachar al-Assad, selon le texte
obtenu par l’AFP jeudi.
La résolution « soutient pleinement (…) la décision de la Ligue arabe du
22 janvier 2012 de faciliter une transition politique menant à un système
politique démocratique et pluraliste ».
Mais les détails de cette transition–notamment le transfert des pouvoirs de Bachar al-Assad à sonvice-président– n’apparaissent plus.
NEW YORK (Nations unies), 2 fév 2012 (AFP)
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