Onze nouveaux pelerins iraniens ont été enlevés en Syrie, a rapporté mercredi l’agence de presse officielle iranienne Irna, en précisant que ce rapt portait à 29 le nombre d’Iraniens kidnappés dans ce pays depuis décembre.
Le consul d’Iran en Syrie, Abdolmajid Kamjou, cité par Irna, a indiqué que
« 11 pèlerins iraniens avaient été enlevés dans la ville de Hama » (centre).
« Des hommes armés essaient de profiter de nos pèlerins pour faire croire
que l’Iran envoie des forces en Syrie, mais il s’agit là d’un prétexte
inefficace. Tous les Iraniens enlevés jusqu’ici sont des civils », a-t-il
ajouté.
Il a précisé que la mission de la République islamique d’Iran en Syrie
avait averti les pèlerins de ne pas faire de déplacement par la route.
Le 26 janvier, le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Ramin
Mehmanparast, avait indiqué que « onze pèlerins iraniens qui se rendaient par
la route à Damas (avaient) été enlevés par un groupe inconnu », appelant le
gouvernement syrien à « utiliser tous les moyens (…) pour libérer les
ressortissants iraniens ».
Fin décembre, sept ingénieurs iraniens avaient déjà été kidnappés dans la
région de Homs, dans le centre de la Syrie, un bastion de la contestation qui
secoue le pays depuis mars 2011.
La Syrie est le principal allié de l’Iran dans le monde arabe. Des
opposants ont accusé Téhéran d’aider Damas à réprimer dans le sang le
mouvement de contestation.
Vendredi dernier, l’Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs, a
annoncé retenir cinq militaires iraniens, arrêtés à Homs, et a appelé Téhéran
à retirer « immédiatement » ses officiers du territoire syrien.
Dans ses premiers commentaires publics sur les violences qui secouent la
Syrie depuis plus de 10 mois, le Guide supręme iranien, l’ayatollah Ali
Khamenei, a mis en garde mardi contre les « ingérences » de Washington dans les
affaires intérieures syriennes, tout en affirmant soutenir les réformes.
TEHERAN, 1 fév 2012 (AFP)
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