Nos représentants communautaires sont-ils au diapason ?

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Comme tous les ans les responsables communautaires du Val-d’Oise étaient conviés à la Préfecture de CERGY PONTOISE, par le Préfet du Val-d’Oise en présence des responsables de la sécurité, de la police et de la gendarmerie, pour coordonner les mesures à prendre à l’occasion des fêtes de Tichri.

Cette démarche initiée dans le Val-d’Oise depuis plusieurs années par le C.C.J 95, permettait une fois par an d’établir un état des lieux, de relever les incidents de l’année et de rendre compte de leur suite.

Ces faits ont été commentés par Monsieur Moshé COHEN-SABBAN, président du Conseil des Communautés Juives du Val d’Oise en tout début de réunion. S’appuyant sur des faits récents, des courriers, des messages d’internautes, un sondage de JFORUM et de SIONA et d’une collaboration permanente avec le Bureau National de Vigilance.

il a rappelé ;

Que de plus en plus les agressions antisémites étaient à présent le fait de concours de circonstances qui mettent en présence des antisémites – la plupart du temps des islamistes- en état de supériorité physique ou numérique qui s’en prennent à des enfants ou des adultes, et dont la seule motivation est la haine du juif.

Que cela est le résultat d’un antisémitisme véhiculé par des pseudos imams qui inculquent la haine du juif à leur entourage, par des enseignants de gauche la plupart du temps au sein même des établissements scolaires voire universitaire, par des hommes politiques de gauche majoritairement qui prennent fait et cause contre Israël et par les médias.

Quant à ces indignés politiques, il a fait remarquer que cette indignation sélective eu égard aux autres conflits qui ensanglantent le Moyen-Orient, est la preuve même de leur absence de moralité sincère, et que leur antisionisme affiché n’était que le faux-nez de l’antisémitisme.

Que ces champs de propagande antisémite n’étaient pas inquiétés par les pouvoirs publics, alors que le gouvernement a des possibilités d’action, face aux extrémistes musulmans, aux enseignants qui dévoient le message de l’éducation nationale, aux hommes politiques et aux médias qui participent à l’antisémitisme par leurs actions..

Qu’il résultait de cette situation, sondage à l’appui, une grande inquiétude de juifs face à l’antisémitisme, un très fort pessimisme quant à la possibilité d’une quelconque amélioration de la situation, et plus grave, qu’un fort taux de juifs envisageait de quitter la France au vue de la situation.

Le préfet touché par cette intervention en a pris acte et s’est engagé à accorder une plus grande attention à cette situation et invitait des représentants de la communauté à des prises de parole dans les établissements scolaires.

Après cette intervention, comme les années précédentes, Monsieur le Préfet s’est excusé à cause d’un emploi du temps trop chargé et a confié la conduite des débats à son directeur de Cabinet.

Les commissaires de Police des trois régions se sont succédés pour indiquer selon les communautés les mesures qu’ils comptaient prendre.

Et là comme les années précédentes, nous avons eu droit à une évocation de demandes de la part de dirigeants communautaires aussi futiles, farfelues et contradictoires tel que ;

• nous demandons une présence de forces de l’ordre statique avant le début et après la fin des offices, mais nous ne savons pas quand peuvent se terminer les offices,

• la présence des forces de police n’est pas utile à l’arrivée des fidèles le matin, mais il faudrait une présence effective et surtout visible en fin des offices pour les femmes et les enfants nombreux (en mettant les femmes et les enfants, on sensibilise plus).

• si les forces de l’ordre doivent partir, qu’elles nous préviennent, pour que nous puissions prendre les mesures nécessaires (c’est quoi les mesures nécessaires, des gilets pare-balles, des armes cachées, des clôtures électrifiées ).

• nous avons échangé nos numéros de téléphones et nous sommes toujours en rapport. Puis plus loin ; pendant les fêtes de Tichri nous coupons nos téléphones et vous ne pouvez nous joindre ?,

• les abords de nos communautés ont des stationnements interdits, mais nous ne pouvons déterminer si les véhicules appartiennent aux riverains … donc nous ne vous demandons aucun privilège et vous invitons à sanctionner les véhicules de nos fidèles ?

• le représentant de la préfecture pour la sécurité des sites indique avec diplomatie que les subventions pour sécuriser les lieux de cultes sont à disposition des communautés, sur un plan administratif depuis 2006, mais que ses services sont en attente des justificatifs et des facturations. Cela fait un peu désordre, lors d’une réunion où nous demandons aux pouvoirs publics présence, ponctualité et que nous sommes demandeurs de financements, comment peut-on être aussi négligents depuis aussi longtemps.

• un représentant dont la communauté est absente depuis des années de tous les rendez-vous, quels qu’ils soient, découvre et demande s’il peut encore déposer un dossier de financement pour de la vidéo surveillance, etc., etc. ….

Et j’en passe et des meilleures et par égard je n’indique le nom d’aucune communauté et ni les noms des représentants et les (ir)responsables se reconnaitront.

Je ne participerais plus à de telles réunions en accordant par ma présence une crédibilité à des soi-disant responsables, et je rejoins par leur absence à cette réunion les communautés de Sarcelles, Garges les Gonesse, Villers le Bel, Saint-Brice Enghien, et Montmorency, pour ne citer que les plus importantes toutes non représentées, ce qui démontre du sérieux de leurs dirigeants.

Richard LESSMAN

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