Une cargaison d’armes a explosé au sud de l’île. Ce drame intervient sur fond de reprise des négociations sur la réunification de l’île.

Il est encore trop tôt pour établir si les violentes explosions qui ont retenti à Chypre lundi matin, faisant une dizaine de morts et dévastant toute une zone du sud de l’île méditerranéenne, sont accidentelles ou terroristes. Reste que le drame, déjà qualifié par les autorités locales de « pire accident militaire à Chypre en temps de paix », intervient dans un contexte pour le moins tendu.

L’origine des déflagrations, déjà, n’est pas anodine. Elles se sont produites dans des conteneurs de munitions iraniennes saisies sur le M/V Monchergorsk. Ce navire avait été intercepté en janvier 2009 alors qu’il effectuait officiellement une liaison Iran-Syrie. En mars dernier, au terme d’une longue enquête, un comité du Conseil de sécurité des Nations unies avait conclu que cette cargaison était en violation avec l’embargo sur les armes imposé à l’Iran en raison de son programme nucléaire controversé. Selon Israël, les armes étaient destinées au Hamas, qui contrôle la bande Gaza, ou au Hezbollah libanais, les deux alliés de Téhéran dans la région. Des accusations démenties par l’Iran.

« Période intensive de négociations »

Le moment où se produit ce drame peut également soulever des questions. Ce lundi 11 juillet, le commissaire européen à l’Élargissement Stefan Füle doit entamer une visite de trois jours en Turquie, pour évoquer les moyens de sortir de l’impasse les négociations sur une adhésion turque à l’Union européenne. Parmi les blocages, il y a la question chypriote. Bruxelles exige la réunification de l’île, divisée depuis le 20 juillet 1974, lorsque la Turquie a envahi le nord de Chypre à la suite d’un coup d’État fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs visant alors à rattacher le pays à la Grèce.

Hasard du calendrier ou non, les discussions de paix entre Grecs et Turcs, qui se poursuivent depuis septembre 2008 sans résultat tangible, viennent tout juste d’entrer dans une nouvelle phase, dite « période intensive de négociations ». Sous l’égide de l’ONU, le président chypriote-grec Demetris Christofias et son homologue chypriote-turc Dervis Eroglu ont convenu jeudi dernier d’un calendrier de sortie de crise à l’horizon fin 2011. Les questions les plus épineuses avant une éventuelle réunification restent en effet à régler : droits de propriété, ajustements territoriaux ou encore garanties de sécurité. La bonne volonté semble pour l’instant être de mise de part et d’autre de la « ligne verte », qui partage Chypre. Sauf si un nouvel « accident militaire » vient perturber un processus déjà bien fragile.

Cyriel Martin

Le Point.fr

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Armand Maruani

Vous avez remarqué , dés qu’il y a une explosion dans n’importe quel endroit de la planète , les regards se tournent vers les mêmes .

Rebfil

cette explosion est trop  » marquée  » pour etre accidentelle ! armes iranienne a destination de mouvements terroristes , chypre alliée d ‘ israel , calendriers politique hypertendu avec la turquie , réunification de l ‘ île et j ‘ en passe …………… on ne nous dit pas tout , cette affaire n ‘ est accidentelle !