Les Frères musulmans égyptiens se sont dits ouverts à des contacts avec les États-unis « dans un contexte de respect » des valeurs de la confrérie, a déclaré jeudi à l’AFP un de leurs porte-parole, Mahmoud Ghozlan.
« Nous souhaitons des rencontres dans un contexte de respect », a-t-il déclaré à l’AFP, après que la secrétaire d’État Hillary Clinton eut affirmé que les États-unis « continuent leur approche de contacts limités » avec l’organisation islamiste dans le cadre de la transition en Égypte.
« Nous désapprouvons depuis longtemps la politique américaine de soutien aux dictateurs aux dépens du peuple dans la région » et les États-unis « sont le pays occidental le plus détesté par les Arabes pour cette raison », a-t-il ajouté. M. Ghozlan a toutefois affirmé que « si les États-unis veulent réellement respecter nos valeurs et soutenir la liberté comme ils disent vouloir le faire, alors cela ne nous pose pas de problème ». Le responsable islamiste a ajouté qu’à ce jour il n’y avait « pas eu de contacts directs entre les Frères musulmans et les États-unis », et précisé que depuis le renversement du président Hosni Moubarak le 11 février « il n’y a pas eu de rencontre, directe ou indirecte ».
Il a toutefois reconnu des contacts par le passé avec des députés, à l’époque où la confrérie disposait d’un groupe parlementaire, et en présence d’élus d’autres formations.
LE CAIRE, 30 juin 2011 (AFP)
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