Le drame du Hamas : Israël est chez lui et n’en partira pas

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Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

Le 16 septembre 2014, des roquettes ont été tirés depuis la bande de Gaza sur le sud d’Israël, violant, pour la seconde fois, le cessez le feu instauré le 26 août 2014.
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En dépit des exigences israéliennes, le Hamas n’entend pas désarmer : ses stocks de roquettes sont reconstitués à 40% et la reconstruction des tunnels sous le territoire israélien est en cours, en prévision de prochaines attaques.

La paix n’est donc toujours pas à l’ordre du jour des préoccupations palestiniennes: le 2 septembre 2014, le Front de Libération de la Palestine paradait en tenue militaire dans les rues de Gaza et, le 29 août 2014 à Hébron, le Hamas a organisé une manifestation afin de célébrer la « victoire » remportée sur ​​Israël (les palestiniens ont alors brandi des fusées en cartons). Pour le Hamas, le cessez le feu n’est qu’une étape d’accalmie pour se réorganiser. Il refuse catégoriquement le désarmement de la bande de gaza qu’exige Israël, dans la mesure où, selon lui, la « résistance armée » est nécessaire pour mettre fin à l’occupation israélienne et en finir avec son agression contre les Palestiniens (sic).

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Pour les terroristes du Jihad islamique, le centre névralgique des opérations doit se déplacer en Cisjordanie : « ce que la résistance a réalisé à Gaza doit être étendu à la Cisjordanie afin de libérer la Palestine », insistant : « Ce n’est un secret pour personne que la véritable arène de la résistance est encore en Cisjordanie, puisqu’elle héberge des installations militaires israéliennes et des colonies, et des coup sévères peuvent être portés contre la présence israélienne »(sic)…

Dans la pensée palestinienne, Israël est un occupant de la Palestine, comme l’était l’Allemagne en France au cours de la seconde guerre mondiale. Le modèle à suivre est donc celui de la résistance armée jusqu’au départ du dernier juif. Les palestiniens du Hamas ont déjà annoncé leur refus du projet américain visant à désarmer la bande de Gaza et la résolution qu’il entend soumettre aux Nations Unies préconisant « la transformation de la bande de Gaza en une zone sans armes ni personnes armées, à l’exception des armes de l’Autorité palestinienne, ainsi que la destruction de tous les tunnels transfrontaliers avec Israël et l’Égypte ».

D’ailleurs, 90 % des palestiniens sont opposés au désarmement, qui entraînerait ce qu’ils nomment une « nouvelle perte de leur droit ». Dans sa conférence de presse du 28 août 2014, le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meshaal a précisé : « La résistance et ses armes sont sacrées, dans la mesure où il s’agit d’une icône du peuple, d’un bouclier qui le protège et de sa voie vers la libération. Nous n’accepterons pas qu’elles soient à l’ordre du jour des [discussions] politiques internes, car il n’y a pas de politique sans la résistance et ses armes ». Dans un mécanisme psychanalytique d’inversion des responsabilités, il soutient « Ce qui est nécessaire, c’est de désarmer l’occupation israélienne et d’empêcher l’administration américaine de lui fournir des armes qui servent à tuer des enfants et des femmes» (sic)…

La philosophie du Hamas s’est construite sur le principe de l’éradication de l’entité sioniste sur un fondement religieux, (faute d’y parvenir sur un fondement national, comme le soutenait l’Olp ou fatah). Or, pour y parvenir, les armes sont indispensables : « personne ne pourra nous en priver tant que durera l’occupation israélienne ». La pensée terroriste palestinienne repose sur le meurtre de juifs, organisée autour d’une image valorisante de « résistance », pour ne pas affronter la réalité : ce sont les attaques palestiniennes qui sont à l’origine des réponses musclées israéliennes, non l’inverse.

Le désarmement est donc proscrit en l’absence de solution à trouver avec Israël : la question d’une issue consensuelle avec un partage amiable du territoire en considération de l’emplacement des populations respectives, ne se pose même pas. L’objectif est de faire en sorte que plus aucun juif ne réside au Moyen Orient, ou n’y exerce de contrôle étatique.

Pour les palestiniens, l’illégitimité du désarmement ne concerne d’ailleurs pas uniquement le Hamas et le Djihad islamique mais également le Fatah (OLP) quand bien même l’organisation de Mahmoud Abbas a opté pour les négociations politique pour résoudre le conflit depuis 1993. Un membre du Comité central du Fatah a même indiqué en août 2014 que « le désarmement de la résistance (serait) assimilable à une trahison (de la cause) »
Ainsi, le concept de désarmement « de la résistance » pour les palestiniens est radicalement exclu : « c’est une étape qui ne peut précéder la fin de l’occupation israélienne ». Les palestiniens sont tellement convaincus de l’issue favorable qu’ils estiment que le désarmement devrait intervenir lorsque « l’occupation sera terminée et qu’un État palestinien indépendant sera formé » (c’est-à-dire lorsque Israël sera défait). Les armes passeront alors aux mains de l’armée officielle palestinienne. En aucun cas, l’Etat indépendant de Palestine ne peut exister tant qu’Israël exercera son autorité en Palestine.

Les palestiniens affiliés au Hamas vont même encore plus loin : la « résistance palestinienne » ne sera pas désarmée même en cas de retour de l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza : « S’il est vrai que les points de passage, les frontières et le territoire de Gaza seront complètement sous l’administration de l’Autorité palestinienne, cela ne signifie pas un désarmement de la résistance ». Les membres du Hamas se comparent ainsi au Hezbollah libanais, « lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé des restrictions sur les armes du Hezbollah et déployé des forces internationales le long de la frontière. La réalité montre cependant que le Hezbollah est devenu plus fort qu’auparavant. »

Pour le Hamas, toute pression internationale exercée sur les pays qui adoptent et soutiennent les factions de la résistance (comme le Qatar, la Turquie, l’Iran et le Liban) pour désarmer la résistance « n’aura aucun effet », « une solution juste à la question palestinienne (c’est-à-dire la disparition d’Israël) constitue la meilleure option pour désarmer la résistance » (autrement dit la disparition d’Israël).

Toute thèse humaine fait naître son antithèse. Le principe du retour des juifs sur la terre que le Ciel leur a promis, a fait naître une thèse opposée, l’antisionisme, selon laquelle « le message religieux des juifs n’est pas le bon, les juifs n’ayant rien à faire dans cet endroit du monde ».

Or, les palestiniens ne sont que l’instrument de cette thèse, la vie de chacun d’eux ayant une importance moindre que la finalité de l’éviction de l’entité sioniste. La thèse antisioniste n’en est pas moins absurde puisque les palestiniens justifient leurs opérations barbares par l’absence d’avancées des négociations israélo palestiniennes, alors qu’ils ne veulent rien négocier et se battront jusqu’à la défaite de l’entité sioniste…

« L’internationale communiste », antithèse du fonctionnement capitaliste, a eu ses limites avec la disparition de l’idéologie qui l’animait. Il en sera de même de « l’internationale terroriste » qui se met en mouvement et qui rallie désormais ses membres, au cœur de l’Europe. Le conflit avec les palestiniens cessera lorsqu’ils auront admis qu’Israël est chez lui et qu’il n’en partira pas.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach .

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  1. le Hamas sous prétexte de “l’occupation israélienne” revendique son droit à posséder des armes mais cet argument ne résiste pas à l’analyse pour plusieurs raisons :

    1° il n’existe pas d’occupation de Gaza depuis 10 ans mais seulement un blocus conforme aux lois internationales pour lutter contre le terrorisme et l’armement clandestin.

    2° la charte du Hamas stipule que l’Etat d’Israël doit être détruit et les Juifs jetés à la mer; ce n’est donc pas la question de l”occupation israélienne” qui est en cause mais la présence de Juifs dans la région.

    3° ce conflit n’a pas de solution car on est en présence d’une bande d’intégristes religieux qui suivent à la lettre les préceptes du Coran qui commande aux musulmans de tuer tous les Juifs et les Chrétiens.

    4° les Juifs ne disparaîtront jamais parce qu’ils ont le droit pour eux et qu’ils sont plus puissants sur le plan militaire; sur le plan historique le territoire des Juifs s’étend à Israël, la Judée, la Samarie, Gaza et la Jordanie, car c’est la terre de leurs ancêtres et il suffit de lire la Bible et même le Coran pour le savoir; mais, comme la plupart des Arabes sont illettrés, ils n’en savent rien et croient uniquement les balivernes que leurs racontent leurs imams.

    5° il faudra donc attendre encore plusieurs générations pour que les musulmans s’aperçoivent avec un peu d’instruction qu’ils ont été trompés par leur hiérarchie religieuse; nous les Juifs, on a tout le temps sachant qu’on a attendu près de 2000 ans pour que les Chrétiens s’aperçoivent que les Juifs n’ont pas tué Jésus de Nazareth.

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