Le Parlement espagnol vote aujourd’hui une résolution non contraignante pour la reconnaissance de la Palestine.

« Le président du groupe UMP à l’Assemblée Christian Jacob, le 16 septembre 2014 ». Eric Feferberg (AFP)
Les députés UMP envisagent de ne pas participer au vote sur la reconnaissance d’un État palestinien le 28 novembre, critiquant la proposition de résolution socialiste notamment sur un « problème de constitutionnalité », a déclaré mardi Christian Jacob.
« A ce stade, nous sommes plutôt pour ne pas participer au vote, mais on va d’abord poser le débat sur un problème de constitutionnalité », a déclaré le président du groupe UMP de l’Assemblée, lors d’une conférence de presse.
La proposition PS, qui « invite le gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit », pose « trois problèmes », à commencer par sa conformité à la Constitution, « qui ne permet pas par une résolution de donner une injonction au gouvernement « .
Autre reproche : cette proposition de résolution parlementaire marque « un affaiblissement de plus de la parole présidentielle« , parce que c’est « au chef de l’État, qui est le chef des armées et de la diplomatie, de prendre position ».
« Soit il est favorable à la reconnaissance d’un État palestinien et il assume ses responsabilités, soit il ne l’est pas et il l’assume aussi. Mais il ne joue pas avec sa majorité en demandant au groupe PS d’aller déposer une résolution en catimini », a lancé M. Jacob, dont le groupe pourrait se diviser sur le sujet.
Cette proposition de reconnaissance d’un État palestinien contredit aussi, selon lui, « la position constante de la France, qui a toujours été pour la reconnaissance de deux États au terme d’un processus de paix « . « La résolution telle que présentée inverse les choses avec la reconnaissance d’un État qui déboucherait sur un processus de paix. C’est faire une erreur« , a jugé l’ancien ministre UMP.
De leur côté, les députés FG « feront la fête si la proposition de résolution est adoptée« .
« C’est un des combats historiques des députés communistes et du Front de gauche [NDLR : soutiens du FPLP, qui a assassiné 4 Rabbins ce matin . Que cela arrive à l’Assemblée c’est un geste fort et ça a une dimension historique », a souligné leur chef de file André Chassaigne.
La proposition de résolution est actuellement soumise à la signature des députés PS et devrait être déposée par leur chef de file Bruno Le Roux d’ici à la fin de la semaine.
Le texte reconnaît « l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un État démocratique et souverain de Palestine, vivant en paix et en sécurité avec Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux États, réciproquement reconnus ».
La proposition française n’a pas de portée contraignante. Mais sa portée symbolique est réelle, surtout venant d’un pays qui, au sein d’une Europe paralysée, se targue d’avoir toujours eu un rôle précurseur sur le dossier israélo-palestinien.
L’Espagne vote aujourd’hui

« Parlement espagnol ». AFP
Le Congrès des députés espagnols (chambre basse) doit aussi se prononcer mardi sur une motion présentée par l’opposition socialiste demandant au gouvernement conservateur de reconnaître l’État palestinien.
Interrogé par le Jerusalem Post, une parlementaire espagnol à l’origine de l’initiative a indiqué: « Le seul message que nous voulons envoyer demain à Israël et à la Palestine: vous devriez vous asseoir, travailler ensemble et chercher un moyen de sortir de l’impasse ».
La reconnaissance d’un Etat palestinien permettrait de créer un climat propice à la reprise des pourparlers israélo-palestiniens, a indiqué Mme Trinidad Jiminez au Jerusalem Post.
Les parlements britannique et irlandais ont déjà reconnu un Etat palestinien, encourageant leur gouvernement à officialiser cette reconnaissance purement symbolique.
Le texte de la résolution espagnole invite le gouvernement à « promouvoir, en coordination avec l’Union européenne, la reconnaissance de l’Etat palestinien ».
Selon Jimenez, la solution à deux Etats est « une condition nécessaire pour la paix dans la région ».
« En Espagne, toutes les forces plus ou moins politiques conviennent que le moyen d’établir une région pacifique est d’établir deux Etats, vivant ensemble, en paix, dans des frontières sûres », a-t-elle ajouté.
Les médias espagnols ont rapporté vendredi que 78 sénateurs avaient signé une déclaration appelant le gouvernement à reconnaître un Etat palestinien. Ils ont précisé dans la lettre qu’une telle mesure « n’est contre personne, encore moins contre l’Etat d’Israël. »
(i24news avec AFP)
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Que diraient ces ordures de l’Assemblée française si on leur imposait un Etat arabe à la place de la Suisse par exemple, ils seraient d’accord. Nathanyahu doit les remettre à leur place, comme vient de le faire Poutine, en leur disant « qu’ils s’occupent de leurs oignons, et pas d’ingérence en Russie ». L’europe et les Etats-Unis en ont marre de payer des milliards pour reconstruire Gaza après chaque guerre, alors ils préfèrent sacrifier Israël pour ne pas avoir encore à payer.
Monsieur Jacob n’est pas logique . Qu’il demande d’abord l’avis de ses electeurs sur cette question. il sera surpris. Le monde en a assez de ce conflit interminable. Maintenant ce sont les democraties qui sont à l’épreuve representées par la representation des peuples européens que leurs gouvernants ne veulent pas suivre. Oui les négociations mais combien de temps encore et surtout négocier quoi exactement. Vous verrez d’autres parlements européens feront les memes demarches , la balle restera dans les camps des éxécutifs. On n’en a marre de ce conflit sans fin mais certains s’ en accommodent malgré tant de victimes. C’est triste