«Allah, détruis et écrase complètement les juifs»: ce propos entendu à la télévision égyptienne illustre la vigueur prise par l’antisémitisme dans le monde musulman. Mais sait-on que ce phénomène doit autant à l’influence des idées occidentales sur les penseurs islamistes qu’à la tradition musulmane elle-même? A lire dans «BoOks» en kiosque tout le mois de juin.«En toute logique, les musulmans et les juifs auraient dû et pourraient être partenaires. Leurs croyances sont très semblables», écrit à juste titre Tarek Fatah dans son ouvrage provocateur «The Jew is Not My Enemy». (…)
Nul besoin d’être soi-même juif pour avoir conscience des vues souvent peu amènes de ceux-ci envers l’islam et les musulmans: il suffit de parler avec des juifs ordinaires. Le temps est loin où l’on érigeait fièrement, à New York ou à Vienne, ces synagogues de style mauresque qui rappelaient la proximité des juifs avec leurs cousins arabes. Mais ce n’est pas cette islamophobie qui intéresse Tarek Fatah; c’est le préjugé qui lui fait pendant dans sa propre communauté: l’antisémitisme musulman.

Le sujet n’est pas nouveau. Bernard Lewis lui a consacré un classique, «Sémites et antisémites» (Fayard, 1987; rééd. Press Pocket, 1991), que l’auteur cite parfois. Mais Fatah est l’un des très rares musulmans à s’être emparés du débat. Cela lui donne naturellement du crédit auprès des lecteurs extérieurs à la communauté. Cela risque aussi d’outrager davantage ses coreligionnaires. Quiconque connaît la trajectoire de l’auteur, un Canadien musulman célèbre pour sa critique de l’islam radical, connaît aussi l’hostilité considérable dont il est l’objet de la part de ceux qu’indignent ses opinions audacieuses. Mais, avec ce livre, Fatah persiste et signe, en s’efforçant de savoir si le préjugé antijuif est ancré dans les profondeurs mêmes de sa propre religion.
Aujourd’hui, l’antisémitisme occidental classique – dont «Les Protocoles des Sages de Sion» sont l’emblème – et le négationnisme ont davantage d’adeptes dans le monde musulman que dans leur foyer européen d’origine. Le phénomène, bien réel, est aggravé par le conflit entre Israël et les Palestiniens. Il reste que la haine des juifs ne fait pas partie de la tradition musulmane. Pas vraiment, en tout cas.
L’auteur trouve bien sûr des préjugés antijuifs non seulement dans les textes modernes d’inspiration occidentale, mais aussi dans les sources musulmanes classiques. Accepte-t-il pour autant l’idée d’un islam antisémite par nature? Pas exactement. Fatah plonge au plus profond de la tradition pour dénoncer l’antisémitisme islamique, mais il ne va pas jusqu’au bout.
Notamment dans le chapitre intitulé «Le Coran est-il antisémite?», il exonère le livre sacré et attribue cette haine à la littérature postcoranique, comme les hadith et la sîra, compilations que Fatah juge pour l’essentiel apocryphes, et qui prétendent rapporter les propos, les événements et les détails biographiques relatifs à Mahomet. Il remarque ainsi que le massacre des Banu Qurayza par les troupes de Mahomet n’est pas mentionné dans le Coran, mais uniquement dans la sîra. Il est d’accord avec Salam Elmenyawi, président controversé du Conseil musulman de Montréal, selon qui «le Coran prône le respect du judaïsme», et ajoute la citation suivante, du même Elmenyawi: «Dans la littérature des hadith … »>Article original pleinement intégrée par les musulmans dans l’enseignement islamique, le juif ne peut être respecté, le juif est l’ennemi de Dieu jusqu’à la fin des temps.»
En bref, l’auteur oppose le Coran, parole de Dieu, à ces constructions humaines que sont les hadith et la sîra. Il estime le premier exempt de préjugés, tout en dénonçant l’antisémitisme des seconds.
Fatah fait même référence à des passages de la sourate de «La Table servie», qui maintiennent, selon une interprétation possible, la validité de la promesse de Dieu aux juifs, y compris la possession de la Terre sainte d’Israël sourate 17, verset 104″>Article original. Au début de son livre, Fatah cite un passage moins ambigu de la sourate «La Vache»: «Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d’entre eux a cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur.»
Mensonges antimusulmans
Mais Fatah connaît le Coran sur le bout des doigts. Il ne peut ignorer les autres versets de «La Vache», où il est clairement énoncé que seuls quelques «bons» juifs seront récompensés: «Il est bien rare qu’ils croient» (verset 88). Quant aux autres, «ils reniaient les révélations d’Allah, et ils tuaient sans droit les prophètes» (verset 61). Ils persévérèrent dans l’incroyance «quand leur vint d’Allah un messager Mahomet »>Article original confirmant ce qu’il y avait déjà avec eux» (verset 101). Le verset 41 enjoint explicitement les juifs de croire ce que Dieu a révélé à travers Mahomet. La sourate dite de la famille d’Imran, cependant, affirme: «Il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.»
Fatah ignore la plupart de ces passages, bien qu’il inclue un autre extrait de la sourate: «Où qu’ils se trouvent, ils sont frappés d’avilissement, à moins d’un secours providentiel de Dieu ou d’un pacte conclu avec les hommes.» Dans le contexte, il est clair que le «pacte» offert ici requiert une soumission, sinon une conversion à l’islam – ce qui, pour tout juif digne de ce nom, est fort loin du «respect pour le judaïsme».
Rien de tout cela ne doit conduire à nier que Fatah a écrit un ouvrage lucide et très instructif qui devrait être lu par tous ceux qu’intéressent les relations entre juifs et musulmans et, bien sûr, entre chrétiens et musulmans. Il sera particulièrement apprécié par ceux qui éprouvent de l’admiration pour la chutzpah, cette étincelle que produit l’alliance de l’intelligence et du courage.
Fatah a le courage d’affronter les inévitables accusations selon lesquelles il porte atteinte à l’honneur des musulmans en dénonçant l’antisémitisme de sa propre communauté. (…) La réaction appropriée à ce livre sérieux, bien qu’imparfait, serait d’avoir le courage d’exposer et de rejeter les mensonges antimusulmans qui perdurent dans nos propres traditions. Et en nous-mêmes.
Ivan Kalmar
NDLR – Il ne s’agit pas tant d’avoir des textes, qu’une pratique sincère de paix et de tolérance.
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L’auteur a partiellement raison: dans mon livre L’islam et Israël (editions Thélès) j’ai montré qu’il y avait six critères de conduite des Musulmans vis à vis des non musulmans, dans la pensée de Muhammad dans le Coran.
– L’Islamisme retient quatre critères dont un faussement interprété et un autre l’islamisation du monde considérée comme devant être immédiate et donc inacceptable et il veut ignorer les deux autres critères.
– L’Islam accepte les six critères mais l’un interprété convenablement et l’autre l’islamisation du monde sont minimsés les rejetant leur exécution dans le futur …peut-être.
L’auteur se rapproche des idées de l’Islam telles que décrites
Je suis né au début des années 50, et a mon Grand Regret dans ces années là, on élevé les jeunes dans la correction et le respect des autres; les nique ta mère,nique la police, nique tout ect ect j’en passe et des meilieurs, je regrette de le dire, mais toute cette violance qui était verbale et aujourd’ui qui est devenu psysique n’existait pas, c’est a partir du moment que les musulmans ce sont installé en France que cette violence c’est dégradé, c’est à partir du moment ou les musulmans était en france génération après générations, que cette violence aujourd’hui est devenu psysique JE REGRETTE MAIS LES FAITS SONT LA, de génération en générations ils deviennent de plus en plus VIOLENTS, d’abords par la bouche, et ce n’est qu’ensuite que les actes suivent, avec les muslmans ( surtout les jeunes ) c’est d’abord la violence, la montée de la violence en France est venue avec la monté de l’islam en france, avant la monté de l’islam en france, la france n’était pas aussi violente, et la violence est monté avec la monté de l’islam en france, je regrette de parler comme ca, mais je le redis je suis quelqu’un des années 50 et que l’on ne vienne pas me dire que ce n’est pas vrai, car j’étais là
J’AI TOUT VU, alors quand j’entends dire qu’allah veut détruire les juifs, moi je dit : que les musulmans veulent détruire la france et islamisé le monde, comment ? Mais tout simplement en faisant augmanté la violence je regrette mais les juifs ne sont certainement pas plus violents que les musulmans, je pense et je le vois un jeune musulmans, est deux cent fois plus violent qu’un jeune juif . Si vous ne me croyez pas regardé : les musulmans,
les infos, et vous verrez que partout les musulmans veulent devenir les maîtres du monde, et ce n’est qu’après qu’ils pensent pouvoir arrêté avec la violence, ET SEULEMENT QUANS ILS DEVIENDRONT LES MAÎTRES DU MONDES. Alors l’islam est-il antissémite ? Je le redis: Bien sûr que OUI, il n’y a pas plus antisémite qu’un musulmans, maintenant ils vont faire des belles phrases en certifiant que ce n’est pas vrai, mais les faits restent les mêmes . Vous allez certainement me faire des belles phrases avec les Deux Guerres, mais comme je le dis je suis des années 50 ce qui signifie que je ne suis pas né d’hier . Et ne me faites pas le coup des pauvres immigrés, car moi aussi je suis un immigré, mais la différence entre vous et moi, c’est que moi je n’arrive pas à être aussi violent que vous l’êtes, et là je dois reconnaître que sur ce fait vous êtes plus fort que moi .
L’islam est-il antissémite ? Mais bien sûr que OUI,et pour s’en rendre compte, il suffit seulement et simplement d’ouvrir les yeux .
Lisez l’ouvrage de Haï Bar Zeev : « une lecture juive du Coran » parue aux édition Berg International Editeurs. Il existe beaucoup d’autres ouvrages sur les origines non pas juives mais judéo-nazaréennes de l’islam. L’oncle de Khadidja, la première femme de Mahomet (selon la biographie apologétique du pseudo prophète pour s’en convaincre lire « Did Muhammad Exist ? de Robert Spencer qui montre la très faible valeur historique des sources de la tradition islamique, Warraqa Ibn Nawfal, était un « qass naçara » (prêtre nazaréens) qui lisait et traduisait la Torah de l’hébreux en Syriaque et Nabatéen. En réalité les naçara décrit dans le coran et la littérature islamique ne sont pas les « roumi » lié au pagano-christianisme de Byzance et de Rome, mais des judéonazaréens héritiers d’une tradition sacerdotales de prêtres guérisseurs appelées tradition nazaréenne dont trés vraisemblablement Jésus de Nazareth (ou le nazaréen) avait suivi les enseignement notamment en Egypte et en Nabatéenne puis au sein de la communauté de Nazareth. Les premiers Ommeyades étaient tous judéo-chrétiens soit Jacobites, soit Nestoriens, soit Judéo-Nazaréens. le Coran n’est qu’une compilation élaborée sous le Melik Abd Al Malik 1er (Ibn Marwan) sous la direction du futur gouverneur de l’Irak, Al Hajjâj Ibn Yousouf. Tiens son père s’appelait Joseph et on veut nous cacher qu’il était judéo-chrétien… Donc le proto coran a consisté en un assemblage de la fameuse charte de Yattrib (Al Madina) avec un lectionnaire judéo-nazaréen pour imposer une unité religieuse au sein du royaume ommeyade en rupture avec la tutelle de Byzance sur bien d’autre plan d’ailleurs notamment le fait de battre monnaie… Mais pour ceux qui veulent croire aux légendes mahométanes, il reste toujours la sunna.
Tout à fait d’accord ! Sans nier qu’il exsite ici ou là en Occident des Arabes ou des Maghrébins de culture islamique qui rêvent de réformer le dogme hanbalisant de l’islam actuel, je constate que l’immense majorité des musulmans de par le monde sont soumis à l’idéologie théototalitaire islamique autant qu’au culte des légendes mahométanes. Je rentre d’Egypte où j’ai pu échanger avec les autochtones au sujets de leurs élections présidentielles. Comme les Egyptiens musulmans qui travaillent dans le tourisme, m’ont clairement dit qu’ils étaient favorables aux frères musulmans, je les ai interrogés sur les risques pour le tourisme de l’arrivée au pouvoir de ceux dont le projet politique se revendique de l’héritage salafiste. Pour eux le tourisme occupant 10 millions d’Egyptiens, les intérêts économiques sont tels que les Frères musulmans n’y changeront rien. C’est méconnaître l’histoire… Mais bon. Lorsqu’ils m’ont interrogé sur l’attitude d’Israël vis à vis de la Palestine, j’ai bien constaté que la démarche d’Anouar El Saddat n’avait pas changé leur ressentiment à l’encontre d’Israël. Il doit bien y avoir en Egypte un ou deux individus qui ayant des intérêts voire un ami Israélien doivent apprécier Israël. Mais je n’ai trouvé nulle trace dans les journaux locaux de témoignage sur cette amitié. Après avoir expliqué la responsabilité de la France et de la Grande Bretagne dans la création du foyer national juif et les implications géopolitiques de la création de l’état d’Israel, j’ai abordé l’approche stratégique lié au problème de l’eau notamment vis à vis du plateau du Golan : Sans eau potable, pas d’agriculture et pas de viabilité de l’état d’Israël. Et je leur ai alors clairement siginfier mon désaccord sur le recour à la violence des musulmans pour appuyer les revendications palestiniennes. La violence ne peut conduire qu’à la destruction des Palestiniens et plus globalement tout projet politique qui conduirait à un affrontement génocidaire d’Israël embraserait tout le monde musulman du proche et moyen orient jusqu’en Eurasie, voire en Indosnésie et conduirait à une effroyable guerre mondiale qui mettrait fin à l’islam. Et ils m’ont répondu que si c’est à cause de la division (fitna) des musulmans qu’Israël a pu exister, c’est grâce au projet d’unification des musulmans autour de la destruction d’Israel que se fera la restauration du Califat pour faire regner l’islam sur terre. La propagande idéologique salafiste des Frères Musulmans a fait sont nid dans les esprits faibles… Force est de constater que la radicalisation islamique des pays du Maghreb et du proche orient sous légide des Frères Musulmans est une catastrofe car elle renforce l’antijudaïsme qui n’augure rien de bon pour l’avenir d’Israël et de l’Occident. Tant qu’il n’y aura pas une majorité ecrasante d’individus qui auront la volonté de rompre avec le dogme hanbalisant de l’islam, nous ne devons pas rêver et conserver les yeux grand ouvert sur la Taqqya et les manoeuvres pour endormir l’occident afin que ses peuples ne se sentent pas coloniser… Bijour Missieu Vincent !
« La réaction appropriée à ce livre sérieux, bien qu’imparfait, serait d’avoir le courage d’exposer et de rejeter les mensonges antimusulmans qui perdurent dans nos propres traditions ». A part les délires séniles d’Ovadia Yossef, pourriez-vous citer vos sources?
L’avis de ces quelques marginaux (qui ne vivent pas en pays musulman, ils ne pourraient se payer le luxe de l’afficher s’ils vivaient en pays musulman) est l’arbre qui cache la forêt des imprécations coraniques à l’égard des Juifs maudits d’Allah et créés expressément pour le jugement et l’Enfer, quand ils ne sont pas déjà transformés en singes… Arrêtez de vous auto-persuader par votre mirage/miradj comme d’une éventualité possible de base commune des croyances Islam/Judaïsme, un peu de réalisme s’il vous plaît.
« Les croyances sont semblables » disent de concerts certains Juifs et Musulmans. Il faudrait faire preuve d’un peu plus d’honnêteté et d’un peu moins d’ignorance ou de compromis pour savoir que:
Allah avait dans la mythologie, trois filles: Allat (Vénus ou Astarté), Manat (dont la pierre noire du bétyle est dans l’angle de la Kaaba) et AL-Ouzza d’où la polémique des « versets sataniques ». Si Allah est unique, il l’est par processus d’élimination des autres nombreuses divinités, c’est pour cette raison qu’il est « akbar »: plus grand, et non pas le plus grand comme on le traduit généralement.
Les prostrations et ablutions ont été empruntées aux Juifs (non ou peu talmudisés de cette époque).
Une bonne partie du Coran et de la Sira a été volée à la Haggada et surtout au Midrash.
Et enfin, il faut savoir que Mahomet à été initié dans un premier temps à la Torah de manière orale par deux rabbins avant qu’il se présente comme le Messie (Mahdi) et se retourne violemment contre les Juifs.