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© STR file picture, AFP | Des policiers patrouillent autour de l’école où les jeunes filles ont été enlevées en avril.

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L’armée nigériane est parvenue à reprendre la ville de Chibok, au nord-est du pays, le dimanche 16 novembre. Située dans l’État de Borno, la ville était tombée jeudi après-midi aux mains des jihadistes de Boko Haram, avant d’être reprise par les soldats de l’armée gouvernementale, aidés par des miliciens locaux.

Néanmoins, la région reste en proie à des violences régulières. Dimanche soir, un attentat, un kamikaze s’est fait exploser dans un marché de la ville d’Azare, au nord-est du Nigeria, tuant au moins dix personnes. L’hôpital fédéral d’Azare a, en outre, dénombré une soixantaine de blessés.

L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant mais le mode opératoire est le même que celui employé par le groupe islamiste armé Boko Haram pour d’autres attaques dans la région.

Depuis que 276 adolescentes y ont été enlevées en avril, l’État du Borno, au nord-est du pays et la ville de Chibok sont dans le viseur des médias du monde entier. Le rapt des lycéennes, dont 219 sont toujours aux mains des islamistes plus de six mois plus tard, avait provoqué une vague d’indignation internationale, comme l’atteste la campagne virale #Bringbackourgirls sur les réseaux sociaux.

La reprise de cette ville par les autorités est tout un symbole pour le président Goodluck Jonathan, qui a annoncé cette semaine sa candidature à sa propre succession en 2015. À la suite de l’enlèvement des jeunes filles, il avait été vivement critiqué par la population et par la communauté internationale, qui l’accusaient de ne pas être en mesure d’assurer la sécurité de la population nigériane et de manquer de réactivité.

Les miliciens prennent la place de l’armée

Sur le terrain, les Civilian JTF, des jeunes réunis au sein de milices pour combattre les islamistes, semblent s’être substitués à l’État et son armée gouvernementale en sous-effectifs et mal équipée.

Ce sont notamment ces miliciens armés d’arcs, de machettes, de bâtons et de fusils artisanaux, qui, avec l’aide de chasseurs, ont repris cette semaine aux islamistes la ville de Mubi, carrefour commercial de l’État de l’Adamawa, au sud de l’État de Borno.

Mais sans aucun contrôle gouvernemental, ces milices sont, à leur tour, accusées de commettre des atrocités. L’une d’elles a affirmé avoir décapité 41 islamistes près de Biu, dans l’État de Borno, début novembre. Une version confirmée par des témoins, qui ont affirmé avoir vu les miliciens exhiber les têtes de leurs victimes sur des piques.

Avec AFP

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