En octobre le gouvernement indien a décidé d’acheter des systèmes anti-chars israéliens Spike et d’organiser leur production sous licence en Inde. Les militaires indiens ont préféré les missiles israéliens aux Javelin américains. New Delhi a également opté pour des armes israéliennes en vue de protéger ses navires de combat.
Le marché des missiles Barak 1 a été conclu il y a un mois. Les pays ont repris la coopération dans la production conjointe des missiles sol-air de grande portée. Les premiers tirs réussis du nouveau missile sol-air indo-israélien ont eu lieu le 10 novembre en Israël.
La délégation du ministère israélien de la Défense en visite à New Delhi a proposé de modifier son système de défense aérienne mobile Dôme de fer spécialement à l’intention de l’Inde.
L’analyste d’IHS Jane’s, le britannique Jon Grevatt explique l’essor de la coopération militaro-technique entre l’Inde et Israël par la ressemblance des défis en matière de défense et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
« Les capacités d’Israël répondent aux besoins des forces armées indiennes. Les menaces auxquelles font face les deux pays sont similaires ».
D’autres analystes lient le rapprochement entre l’Inde et Israël à la personne du premier ministre d’Inde Narendra Modi. En 2006 les États-Unis et les pays européens l’ont déclaré persona non grata l’ayant accusé d’être impliqué dans la mort d’un grand nombre de personnes pendant les émeutes dans le Gujarat en 2002. Par contre, les dirigeants israéliens lui ont réservé un accueil chaleureux lorsqu’il s’est rendu en Israël en qualité de ministre en chef de cet État indien.
Les experts russes ne sont pas cependant enclins à penser que les sympathies du chef du gouvernement indien pour Israël jouent un rôle déterminant dans les relations avec Tel Aviv. Le dirigeant indien se distingue par son pragmatisme et choisit des partenaires en se basant sur les intérêts nationaux, estime le directeur adjoint du Centre d’analyse des ventes d’armes mondiales Vladimir Chvarev :
« La volonté de l’Inde de diversifier les sources des fournitures militaires est une des raisons de cette coopération de grande envergure et de son essor. Israël est considéré comme un des principaux fournisseurs d’armes à l’Inde, derrière la Russie. En ce qui concerne d’autres fournisseurs importants, notamment la France et les États-Unis, New Delhi éprouve certains doutes quant à la fiabilité des contrats à long terme. À l’heure actuelle les tergiversations pour des raisons politiques de la livraison du porte-hélicoptère Mistral à la Russie portent atteinte à l’image de la France. Les États-Unis suscitent également des doutes. En outre les armes américaines, plus concrètement les missiles anti-chars Javelin, sont de qualité inférieure par rapport aux Spike israéliens ».
En plus, Israël partage volontiers avec l’Inde ses technologies militaires. A l’instar du projet du missile russo-indien BrahMos, Israël développe de concert avec l’Inde le missile navalisé Barak-NG.
Il a été annoncé récemment que l’Inde avait retiré la société Israeli Military Industries (IMI) de la liste noire des sociétés étrangères soupçonnées de corruption des fonctionnaires indiens. La presse indien communique que le ministère de la Défense d’Inde se propose de faire participer les spécialistes d’IMI au développement du char d’assaut du futur et de créer une entreprise mixte de fabrication des munitions d’artillerie. Notamment des obus modernes de 155 mm dont l’armée indienne éprouve un vif besoin.
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{{Que de chemin parcouru depuis 48 pour ce minuscule pays .
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« En plus, Israël partage volontiers avec l’Inde ses technologies militaires. A l’instar du projet du missile russo-indien BrahMos, Israël développe de concert avec l’Inde le missile navalisé Barak-NG »
Voilà .une petite phrase qui en dit bien plus long que des commentaires vaseux.En effet, la collabortaion en matière de technologie militaire entre l’Inde, la Russie (et la Chine) remonte à plusieurs années. La Russie n’est pas seulement le premier fournisseur d’armes de l’Inde, mais aussi son principale associé dans la création d’armes et d’équipement de haute technologie.Quant au « projet BrahMos, il a dépassé ce stade depuis 2 ans, c’est un missile hautement performant. Tout cela semble assez logique: si ces deux pays travaillent ensemble à la réalisation de projets d’armement, cela veut dire, qu’Israêl y participe indirectement (ou peut-être même directement). Je n’en veux qu’un exemple parmi d’autres. Il y a 3 ans, la Russie a produit avec l’Inde son chasseur multi-fonction furtif – le {{Pakfa}}- l’équivalent du F-34 sur le plan technologique et avionique de 5ième génération, mais qui sur le plan de manœuvrabilité, du plafond de croisière, de la vitesse et de la distance, est{ supérieur au F-34}. Alors ce succès m’interpelle, n’y aurait-il pas la main israélienne derrière cette création? Nous savons tous que dans ces domaines Israël connait la plus haute capacité technologique du monde – y compris les USA.