Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé attaque vivement les commentateurs politiques dans un article posté aujourd’hui sur son blog.
« En 30 ans de vie politique, je n’ai jamais vu un tel engagement partisan de la classe médiatique contre un candidat honni, en faveur d’un futur Président unanimement considéré comme déjà sacré », lance-t-il.
« Les peuples aiment rarement qu’on décide à leur place, ajoute-t-il cependant, c’est ce qui fonde mon optimisme », à quelques jours du scrutin.
Alain Juppé s’agace en particulier dans ce billet d’avoir entendu des commentateurs politiques tomber d’accord pour dire « qu’aucun candidat ne parle des problèmes de fond » dans cette campagne, notamment de l’Europe.
Il souligne qu’au contraire, dans son discours prononcé le 11 mars à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le président-candidat Nicolas Sarkozy avait largement évoqué sa vision de l’Europe, « un projet cohérent et ambitieux qui mériterait de longs développements », selon lui.
Mais il regrette que « tout cela échappe naturellement aux ‘commentateurs’, qui bavardent à longueur de journée dans le poste, qui n’ont que rarement assisté à un meeting politique, qui ne voient dans les projets politiques que ce qu’ils décident d’y mettre, bref qui sont enfermés dans la citadelle parisienne de leurs certitudes et de leurs a priori ».
« Je sais qu’en écrivant cela, je m’expose à une volée de bois vert de la part d’une corporation qui ne se remet jamais en question.
Peu importe. Je dis ce que je pense.
Je n’ai rien à perdre et rien à gagner », ajoute le maire de Bordeaux.
le 19/04/2012/AFP
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La presse a été encouragée à avoir un tel comportement. Cela servait depuis l’époque de Mitterrand le pouvoir politique en ce qui concerne la délégitimation d’Israel.
Mais quand on vit par l’épée …
La presse fait et défait l’opinion politique et la foule crédule et manipulable marche comme un seul homme. Lors de la précédente élection, elle avait porté aux nues un candidat de manière éhontée. Elle fait de même aujourd’hui en taisant certains faits ou en exagérant d’autres, en discréditant ou en mettant se le devant de la scène certains candidats, selon son bon plaisir.
{{Il est peut être temps de revoir les règles: liberté de la presse oui, mensonge et parti-pris non.}}
La mise en place du droit de réponse pourrait être une solution, droit auquel seraient tenus les médias à la simple demande d’une entité incriminée, droit qu’il serait illégal de refuser.