
« Le ministre des Finances Yair Lapid (G) et le Premier ministre ». Courtesy Ynet/Marc Israel Sellem
La plupart des Israéliens ne se sentaient pas concernés par la crise au sein de la coalition gouvernementale, jusqu’à présent. Il y a, pensaient-ils, un certain projet de loi, lointain, un peu flou, sur la nationalité. Mais ils ne s’en souciaient pas vraiment. Que les politiciens fasse leur travail se disaient-ils et nous, nous vivons nos vies.
Ils ne se sont pas inquiétés lorsque le député Zeev Elkin a annoncé que le budget 2015 ne serait pas approuvé le 31 décembre. Et alors…se sont-ils encore dits… Le budget peut très bien être approuvé à la fin mars.
Je propose donc, que nous commencions tous à nous inquiéter, car selon la loi, si la Knesset n’approuve pas le budget de l’Etat pour l’année prochaine, le gouvernement ne pourra pas fonctionner avec les montants et les budgets de l’année précédente.
Le budget 2014 de la Défense par exemple, était de 51 milliards de shekels (13 milliards de dollars). Avec l’arrivée de 2015, la Défense avait reçu l’approbation pour un supplément de 6 milliards de shekels (1.5 milliards de dollars). Mais si le budget 2015 n’est pas approuvé d’ici la fin du mois, l’année 2015 devra débuter avec 51 milliards de shekels – divisés par douze – cela signifie un arrêt des vols d’entrainement pour les pilotes et l’annulation des exercices de formation. En d’autres mots, un sérieux coup de frein à la préparation militaire.
Et la Défense ne sera pas le seul secteur à être affecté; toutes les réformes concernant l’Education ou la Santé seront aussi gelées.
La crise
Les mots durs qu’a eu Netanyahou à l’encontre de ses partenaires centristes au sein de la coalition – Yair Lapid et Tzipi Livni – la semaine dernière ne laissent aucun doute quant à la direction vers laquelle il se dirige. Et la loi sur le renfort du caractère juif de l’Etat d’Israël n’est pas la raison de cette crise: elle en est le symptôme.

« Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’adresse à la Knesset (parlement israélien) à Jérusalem, le 27 octobre 2014 »
Menahem Kahana (AFP)
La crise a commencé il y a 22 mois, à la fin du comptage des votes lors des élections pour la 19e Knesset. Netanyahou, malgré une piètre performance de son parti, a réussi à former un gouvernement. Dans ce nouveau gouvernement, il s’est entouré de jeunes et ambitieux politiciens qui cherchaient à lui succéder. Et ce n’était pas vraiment le gouvernement qu’il avait espéré.
Puis, les échecs personnels se sont enchaînés pour Netanyahou au cours des derniers mois. De son combat pathétique contre Reuven Rivlin, le candidat de son propre parti à la présidence, au moment où la majorité de la Knesset a voté contre lui sur l’avenir du journal gratuit Israel HaYom – financé par son bailleur de fond, le magnat des casinos Sheldon Adelson.
Et puis Netanyahou en a eu assez de ses partenaires, assez des règles du jeu. Il est entré dans un état proche de ce que les gens qui en savent un peu sur la psychologie appellent un état maniaco-dépressif.
Certains ministres sont à présent convaincus que Netanyahou joue très bien son rôle et qu’il suit un plan stratégique précis qui lui assurera un nouveau mandat. D’autres pourtant sont maintenant persuadés que Netanyahou est plongé dans l’immobilisme.
Le dossier sur le budget de la Défense par exemple, est sur le bureau du Premier ministre depuis des semaines. Mais il ne prend toujours pas de décisions. La fédération syndicale ‘Histadrout’ menace de lancer une grève générale dimanche prochain. Mais il n’intervient pas.
C’est la même histoire avec la nomination du nouveau chef d’Etat-major, Gadi Eizenkot. La nomination était depuis un moment sur le bureau du Premier ministre, elle attendait juste d’être signée…
Le sentiment général, est que le train des élections a définitivement quitté la gare.
Cet article de Nahum Barnea, commentateur politique du quotidien Yediot Aharonot, est publié en accord avec Ynet
[i24news.tvArticle original
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Netanyahou est un bon premier ministre, qui a fait ses preuves !!!
Mais comme tout hommes politiques, Il a la Sagesse de penser aux prochaines élections…
Car une mauvaise élection, lui donnerai un pouvoir faible,
et en cas de crises majeurs avec le hezbollah et l’Iran,
il ne faut surtout pas qu’Il est les mains liés par ses partenaires et alliés…
La politique n’est pas pour les enfants gentils…
mais malheureusement pour les manipulateurs, menteurs et tricheurs !!!
L’important est de paraître aller dans le sens de l’opinion publique, les électeurs…
en sachant qu’un électeur est souvent aussi doué qu’un mouton qui s’ignore !
Le mouton ne voyant que le présent, et ignorant par essence le futur…
Être mouton, nous sécurise…tant qu’on ne connais pas la finalité…de finir dans l’assiette !