Le négociateur palestinien Saëb Erakat a annoncé dimanche qu’il se rendrait mercredi à Washington en compagnie du porte-parole du président Mahmoud Abbas, afin de discuter du processus de paix au Proche-Orient.
« La délégation palestinienne rencontrera David Hale, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, et d’autres responsables américains pour discuter des efforts pour relancer les pourparlers de paix avec Israël », a déclaré M. Erakat à la radio « La Voix de la Palestine ». La visite de M. Erakat et du porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, est prévue quelques jours avant une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (États-unis, ONU, Union européenne et Russie) le 11 juillet à Washington.
La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, son homologue russe Sergueï Lavrov, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton doivent participer à ces entretiens différés à plusieurs reprises. Réitérant la condition palestinienne à toute reprise des négociations, au point mort depuis septembre 2010, M. Erakat a exhorté les membres du Quartette d' »adopter une formule appelant Israël à accepter une solution à deux États sur la base des frontières de 1967″. Israël a jusqu’à présent exclu de négocier les frontières du futur État palestinien sur la base des lignes de 1967 (englobant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est), qualifiées d' »indéfendables ».
M. Erakat a aussi appelé le Quartette à « comprendre » la démarche palestinienne de demande de reconnaissance d’un État de Palestine à l’ONU lors de la session annuelle de l’Assemblée générale en septembre prochain, afin de « préserver la solution à deux États (israélien et palestinien) et les chances du processus de paix ». Faute de perspective de négociation avec Israël, le président Abbas a affirmé que les Palestiniens étaient désormais « déterminés » à réclamer le statut de membre à part entière à l’ONU pour leur État, sur la base des lignes de juin 1967.
Les États-unis et plusieurs pays européens, comme l’Allemagne et l’Italie, alliées d’Israël, sont opposés à une telle initiative « unilatérale ». D’autres, comme la France, l’Espagne et la Suède, gardent leur option ouverte, ayant laissé entendre qu’ils pourraient éventuellement reconnaître un État palestinien. Le président Abbas a par ailleurs précisé dimanche soir que le comité de suivi de l’initiative de paix arabe se réunirait à la mi-juillet pour examiner les résultats de la rencontre du Quartette à Washington.
RAMALLAH 3 juil 2011 (AFP)
![]() |
![]() |







































